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vendredi 30 septembre 2011

La phrase du jour (157)


Depuis que nous avons la télévision à la maison, nous prenons nos repas tous du même côté de la table, comme dans la Cène de Léonard de Vinci.



Marcel PAGNOL (1895-1974)

Élu en 1946 au fauteuil 25

Auteur dramatique, cinéaste, romancier, né à Aubagne, le 28 février 1895.
Marcel Pagnol a raconté dans les trois volumes qui composent son autobiographie (La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, Le Temps des secrets) son enfance et son adolescence provençales.
Ce fils d’instituteur public fit ses études au lycée Thiers de Marseille, puis obtint sa licence d’anglais et devint professeur à Aix-en-Provence ; il enseigna ensuite à Paris, au lycée Condorcet.
Il se découvrit très jeune une passion pour l’écriture dramatique, et devait publier dès 1922 un drame en vers : Catulle. Il fonda également la revue Fortunio, ancêtre des Cahiers du Sud.
Après deux pièces écrites en collaboration avec Paul Nivoix, Tonton et Les Marchands de Gloire, qui furent représentées à Paris, Marcel Pagnol atteignit au succès avec les deux premières pièces qu’il composa seul : Jazz (1927), et surtout Topaze (1928), l’une des pièces les plus constamment reprises du répertoire contemporain.
La suite de sa carrière devait se partager entre le théâtre et le cinéma, ce qui allait faire de lui le maître du « théâtre filmé », grâce en particulier à sa célèbre trilogie marseillaise : Marius, Fanny et César, écrite pour la scène avant qu’il l’adaptât pour l’écran. Au septième art, il donna entre autres : Merlusse, Cigalon, Le Schpountz, La Fille du puisatier, La Belle meunière, Manon des sources, ainsi que plusieurs films inspirés de l’œuvre d’un autre provençal, Jean Giono : Angèle, Regain, La Femme du boulanger. Il fut servi par les plus grands interprètes de l’époque : Louis Jouvet, Raimu, Pierre Fresnay, Fernandel.
Dramaturge et poète, Marcel Pagnol a su faire revivre dans son œuvre une Provence vivante, dépeignant entre rire et émotion l’âme et les mœurs méridionales. Son talent, qui dépassait les frontières, l’avait immortalisé dès avant son élection à l’Académie, à quarante-sept ans seulement, le 4 avril 1946, par 15 voix au fauteuil de Maurice Donnay, qui avait occupé son siège de 1907 à 1945.
Sa réception, le 27 mars 1947, par Jérôme Tharaud, fut filmée, ce qui constituait une première dans l’histoire de l’Académie française. François Mauriac a tracé de lui, dans son Bloc-notes, un portrait amical : « Pagnol, le seul à ne pas avoir de socle. Il semble s’être glissé dans cette antichambre de l’éternité en passant par la fenêtre, le seul qui sente l’air du dehors ».
Mort le 18 avril 1974.

jeudi 29 septembre 2011

Thriller night


Ici un article et une vidéo décortiquant les incohérences architecturales du film Shinning



mercredi 21 septembre 2011

Foldit... Où comment réaliser le Web 3.0?

Les joueurs d'un "serious game" ont apparemment trouvé en quelques semaines la solution à un problème de biochimie (lié au SIDA) sur lequel les chercheurs n'avançaient pas.



Voir ici l'article du magazine Wired et celui du Figaro.

Les chercheurs ont de plus en plus besoin d'incroyables calculateurs pour les aider dans leurs recherches. "Rosetta @ home", est ainsi une arme redoutable comme "SETI @ home": vous téléchargez l'application qui tourne sans que vous vous en aperceviez (économiseur d'écran qui fait le relais, par exemple) et vous obtenez alors des milliers d'ordinateur qui travaillent pour vous.

Pour Rosetta, il s'agit de 86 000 ordinateurs donnant aux chercheurs l'équivalent d'un supercalculateur de 77 téraflops.

Mais cela reste des ordinateurs. L'idée serait donc de "remettre l'humain au centre". Et qu'est-ce que l'humain aime: le jeu!

D'où l'idée d'un "serious game"....

Avec, Foldit, pas de quêtes, d'initiations ou de monstres mais, simplement un noeud multicolore de spirales 3-D formant une protéine. Les joueurs utilisent le curseur pour saisir, plier, tirer,... la chaîne d'acides aminés sur ​​toute sa longueur, vers sa forme optimale. Les seules règles sont basées sur la physique. Plus de 100.000 personnes ont téléchargé Foldit depuis l'été dernier.

Au départ, Foldit ne comprenait que des protéines dont la forme réelle était connue des scientifiques. En faisant manipuler ces modèles en trois dimensions par des humains, les créateurs du jeu cherchaient à comprendre les mécaniques du cerveau humain permettant de raisonner dans l'espace. Des données qui pouvaient être exploitées ultérieurement pour améliorer les capacités de calcul des ordinateurs.

Récemment, les créateurs de Foldit se sont lancés dans un nouveau défi : faire plancher les meilleurs joueurs sur la structure de protéines sur lesquelles la communauté scientifique bute. C'est ainsi que l'équipe «Contender», composée d'une quinzaine de personnes, s'est penchée sur l'enzyme du macaque rhésus.

En une dizaine de jours, les joueurs ont trouvé une structure probable de l'enzyme. Cette réponse a été transmise aux scientifiques, qui ont affiné pendant plusieurs jours le modèle proposé par les joueurs. En s'appuyant sur les idées de ces amateurs, ils ont pu trouver le modèle exact de la protéine. Cette découverte a donné lieu à un article publié dans la revue Nature.

Serious Game, Web 3.0: attention Révolution...."Deep distributed Intelligence"

La phrase du jour (157)


«On n'emporte en mourant que ce qu'on a donné.»



Émile Auguste Étienne Martin Deschanel, né le 19 novembre 1819 à Paris et mort le 26 janvier 1904, est un auteur et homme politique français, père de Paul Deschanel, 11e président de la République française.
Parmi ses œuvres, on trouve Études sur Aristophane (1867), Le Romantisme des classiques (1882), et le controversé Catholicisme et socialisme (1850), qui provoqua son exil par Napoléon III de 1851 à 1859. Il devint par la suite professeur au Collège de France
Député de la Seine de 1876 à 1881
Sénateur inamovible de 1881 à 1904
Une avenue du 7e arrondissement de Paris, près du Champ-de-Mars, porte son nom. Plus logiquement, il en existe une à Asnières...

mardi 20 septembre 2011

La phrase du jour (156)


Dans une équipe de rugby, il n'y a pas de passagers, il n'y a qu'un équipage.

Pierre Villepreux, né le 5 juillet 1943 à Pompadour, est un joueur de rugby à XV français, de 1m80 pour 92 kg. Il a joué en équipe de France et il a évolué au poste d'arrière. Il a fait partie de l'effectif du Stade toulousain après celui du CA Brive. Il a été éducateur, et entraîneur.



Le 31 octobre 1999, le XV de France réussit l'un des plus grands exploits de l'histoire du rugby à XV en éliminant les Blacks, grandissimes favoris, en demi-finale de la Coupe du Monde (43-31). Les Blacks, malgré deux essais de Jonah Lomu, s'inclinent 43-31. Jonah Lomu résiste à huit Français pour marquer le premier essai. « Un raffut, un crochet intérieur, cinq joueurs français autour, personne ne peut le prendre » commente Bernard Laporte. Lors du deuxième, Jeff Wilson récupère le ballon dans son propre camp sur un dégagement de Christophe Lamaison, combine avec le puissant ailier un redoublement de passes, lui redonne et le joueur d'origine tongienne échappe à deux adversaires et navigue entre Xavier Garbajosa, Philippe Bernat-Salles et Fabien Galthié lors d'une course de trente mètres pour finalement marquer. La Nouvelle-Zélande mène désormais 24 à 10. Mais les Français reviennent rapidement dans la partie avec deux drop et deux pénalités de Christophe Lamaison. C'est ensuite Christophe Dominici qui récupère un coup de pied de Fabien Galthié dans le dos de la défense adverse pour aller marquer un essai. Suit ensuite un quatrième essai inscrit par Philippe Bernat-Salles. Malgré un dernier essai des hommes en noir, la France remporte la rencontre sur le score de 43 à 31.



On se rassure comme on peut... Avant samedi!

lundi 19 septembre 2011

Cassoulet (2)

Quel est le vrai Cassoulet?



La controverse ne tient pourtant, en majorité, que dans le choix de la viande : la version chaurienne est essentiellement à base de porc, celle de Toulouse y ajoute mouton, agneau et saucisses locales. À Carcassonne, autre ville mêlée à la querelle, on préférera y mettre une perdrix rouge.

Du côté des chefs, la réponse est plus prudente.

Travers de porc? Confit? Queue de cochon?

Gros tarbais (pair ailleurs protégé par une IGP)? Lingot de Mazères? de Revel? Coco blancs de Pamiers? Fève moine?



Et pour l'ail: Rose de Lautrec, Violet de Cadours ou Blanc de Lomagne?

Carottes, blanc de poireaux et céleri? Tomates?

Et la graisse dans tout ça: graisse d'oie, de canard ou saindoux?

La seule chose qui est sûre: ça doit mijoter et remanger le lendemain (au petit déjeuner avec un oeuf pour certaine ;-)

La tradition exige de "crever" 7 fois sa peau avant de le servir et que la cuillère tienne droit. Mais, notre maître à tous, "Pourquoi Pas" (en russe), distingue 4 cassoulets:
- le cassoulet de Castelnaudary (le plus simple): confit d'oie ou de canard (+ jarret/épaule de porc + saucisse et couenne de porc)
- celui de Toulouse: poitrine de mouton et "saucisse locale"
- celui de Carcassonne: travers de porc (et éventuellement perdrix rouge + lard) (mais, pas de confit!)
- celui de Castannau (dit "des Corbières): queue et oreilles de cochons salées


mardi 13 septembre 2011

Cassoulet (1)

L’origine du cassoulet remonte à la période médiévale.



Taillevant (de son vrai nom Guillaume Tirel, cuisiner de plusieurs rois durant 60 ans) fait, dans son ouvrage « le Viandier », la part belle aux pâtés et ragoûts, dont le ragoût de mouton et de porc aux fèves. Les historiens de la cuisine pensent que Taillevant aurait pu s’inspirer d’un ouvrage arabe rédigé par Mohamed de Bagdad en 1226, qui révèle une cuisine extrêmement raffinée. Cet ouvrage fait appel à un déploiement d’épices, d’herbes, de légumineuses et de viande de mouton. Les arabes, au VIIe siècle, auraient introduit dans le sud de la France, la culture d’une fève blanche et enseignèrent à apprêter cette légumineuse. Le ragoût de mouton à la fève blanche figure parmi les recettes du Traité de cuisine de Bagdad.



La légende place la naissance du cassoulet durant la Guerre de Cent ans. Le plat qui donna naissance au cassoulet est donc un ragoût. Le « Viandier » de Taillevant mentionne en effet, le « Héricot » qui vient du verbe « héricoter » en vieux français, qui signifie découper, hacher en petits morceaux. Le « héricot » était un ragoût de mouton, mis à mijoter avec des fèves, des navets et des herbes aromatiques comme le persil, l’hysope et la sauge. Ce plat, « plat du pauvre », était un repas complet, qui permettait d’accommoder les restes. Il évolua au fil du temps en fonction de ce que l’on y mettait. Ce ragoût fut mis à cuire à la fin du XIVe siècle dans un plat à la forme particulière, la cassole, qui fut créée dans un village proche de Castelnaudary et qui, au fil du temps, donna son nom au plat mythique.

Le cassoulet, tel que nous le connaissons aujourd’hui, apparaît au début du XVIe siècle, car ce n’est plus des fèves que l’on mettra à cuire, mais des haricots lingots. Le haricot lingot est une variété particulière le Phaseolus arborigineus qui a vu le jour dans une zone s’étendant du Mexique au Pérou et à la Colombie. Il s’agit d’une liane grimpante très vigoureuse donnant de petites graines noires.

Les traditions culinaires évoluent considérablement jusqu’au XVIIe siècle, considéré comme le grand siècle de la cuisine française. Le cassoulet qui portait alors le nom d’"estouffet" ou de "ragoût", prend officiellement son nom au cours du XVIIIe siècle.

En 1836, s’installe à Castelnaudary, la première fabrique industrielle de cassoulet. Il s’agit de la maison Bouissou qui produit la marque « La Renommée »


En 1929, Proposer Montagné, célèbre chef cuisinier à Paris d’origine Carcassonnaise, reconnaît la suprématie du Cassoulet de Castelnaudary dans son ouvrage intitulé « Le Festin Occitan » : « Le cassoulet est le Dieu de la cuisine occitane. Un Dieu en trois personnes : Dieu le Père qui est le cassoulet de Castelnaudary, Dieu le fils qui est celui de Carcassonne et le Saint-Esprit, celui de Toulouse ».

Voir ici l'histoire complète

lundi 12 septembre 2011

Just for fun (6)




Sur Presse Citron....

Wine Spectator... Soyons créatifs!








Pour d'autres images, voir ici

Une dernière pour la route...

La phrase du jour (155)


Une bibliothèque est une chambre d'amis



Tahar Ben Jelloun (en arabe : طاهر بن جلون) est un écrivain et poète marocain de langue française, né à Fès le 1er décembre 1944 (au Maroc).

Dans Le Monde du lundi 6 septembre 2010, TBJ écrit une "lettre au président de la république" l'invitant à plus de discernement dans ses propos. Il lui rappelle sa position de chef de l'état et l'usage qu'il se doit d'en faire vis à vis des valeurs de la République et de sa constitution. Dixit Wikipedia...

"Ecrire. Certains écrivent pour ne pas devenir fous, d’autres par faiblesse, d’autres comme Beckett parce qu’ils ne sont « bons qu’à ça », d’autres comme Faulkner parce qu’ils sont passionnés « par l’obscurité équivoque et dérisoire du monde », et puis il y en a qui écrivent parce qu’ils sont inconsolables et qu’ils se perdent dans le hangar des mots. Certains croient pouvoir changer l’homme. Mais Spinoza nous a prévenu il y a si longtemps : « Tout être tend à persévérer dans son être ». Et Notre ami Thomas Bernhard nous l’a dit et redit avant de nous quitter : « Aucun écrivain n’a jamais changé la société. Tous les écrivains ont échoué. Il n’y a jamais eu que des écrivains qui ont échoué. »
Le savoir nous renforce."

Lire l'article ici=285&cHash=953cf703d451621edee5d47084295dd9]

Mais tous ses articles sont excellents...

A lire aussi


Eventuellement ici

vendredi 9 septembre 2011

Material Girl

Dans l'affaire qui l'oppose à LA Triumph, qui vend des vêtements d'une autre griffe aussi appelée Material Girl depuis 1997, Madonna vient d'être déboutée par une cour américaine après avoir tenté de faire valoir qu'elle détenait les droits sur la marque de commerce Material Girl, en raison de sa chanson à succès du même nom de 1985.



En août 2010, LA Triumph déposait une requête à l'encontre de la star devant le tribunal, stipulant qu'elle commercialisait une ligne de vêtements appelée Material Girl depuis 1997.

Si le groupe LA Triumph craignait que la notoriété de la star ne nuise à leur recours, il doit être aujourd'hui agréablement surpris. "L'argument de la partie défenderesse voulant que Madonna ait créé la marque Material Girl grâce à ses performances ne peut être accepté en vertu de la loi", a tranché le juge californien S. James Otero. Il a même ajouté : "Le fait d'interpréter une chanson ne crée pas une marque de commerce." Madonna fera-t-elle appel de cette décision ?

Just for fun (5)




Voir aussi ici



Ou

La phrase du jour (154)


L'expérience prouve qu'il est beaucoup plus facile de prendre des otages que de les relâcher.

André Frossard, né le 14 janvier 1915 à Colombier-Châtelot (Doubs), mort le 2 février 1995 à Versailles

jeudi 8 septembre 2011

Véhicules contrefaits (1)


Ils sont fous ces chinois...











La suite au prochain No.... Où comment Warren investit dans la contrefaçon...

La phrase du jour (153)


Un concerné n'est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu'un concubin n'est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine.

Pierre Dac

mercredi 7 septembre 2011

Le Faux, simple illusion du vrai (1)

Outre de faux marbres grecs vendus à des romains incultes, la véritable industrie du faux s’est installée en Europe au Moyen Âge avec le commerce fort lucratif des reliques. Le fameux exemples du Saint Suaire (authentique linceul du Christ ou première photographie?).



Une analyse scientifique de cette étoffe a prouvé sans conteste qu'elle avait été réalisée par un artiste ingénieux vers le XIIIe siècle. En tout cas, ce merveilleux plagiat a été durant des siècles une incroyable source de dévotion pour des fidèles persuadés d'avoir devant eux l'image en négatif de Jésus lui-même.



En tout état de cause, certains linguistes rappellent que le terme «faussaire» est très proche de «faux airs»... Mais, le faux et la copie doivent être distingués.
Avant de parvenir au sommet de leur art, tous les artistes durent s'employer à copier leurs prédécesseurs pour parfaire leur technique. Copier les maîtres fut de tout temps un passage obligé pour ces derniers sauf qu'au fil des années, les copies réalisées avec maestria par certains grands maîtres finirent par être considérées par des amateurs et des marchands comme des œuvres authentiques de ceux qu'ils avaient copiés.
En faisant des copies, la plupart de ces artistes n'eurent nécessairement pas l'idée de créer des faux.
Michel-Ange berna un cardinal en lui faisant acquérir une statuette qu'il venait de créer. En apprenant la supercherie, le prélat la détruisit dans un accès de rage.
L'essor du tourisme en Italie durant la seconde moitié du XIXe siècle provoqua alors l'apparition en nombre de faussaires spécialisés dans la fabrication de plagiats de tableaux primitifs. En France, le Moyen Age redevint à la mode sous l'impulsion de Viollet-Leduc et les copistes s'activèrent pour produire fidèlement des émaux limousins créés entre le XIIe et le XVIe siècle.
Une affaire défraie néanmoins la chronique à la fin du XXème siècle.
Le 1er avril 1896, le Louvre fit savoir qu'il avait acheté une tiare d'or découverte en Crimée et ayant appartenu au roi scythe Saïtapharnès. Sur les conseils d'Albert Kaempfen (1826-1907), alors directeur des Musées nationaux, et des archéologues Antoine Héron de Villefosseet Salomon Reinach, le musée avait acquis cette pièce inestimable pour 200 000 francs-or. Une inscription grecque sur la tiare donnait à lire : « le conseil et les citoyens d'Olbia honorent le grand et invincible roi Saïtapharnès ». Pour les experts du Louvre, cette tiare confirmait un épisode datant de la fin du iiie siècle ou du début du iie siècle avant notre ère.

À la demande de ses lecteurs, le journal Le Figaro suggéra à Salomon Reinach de conter dans ses colonnes la vie de Saïtapharnès.
Selon cette histoire, Saïtapharnès, avait soumis quelques colonies grecques sur les rives du Pont-Euxin (Daces, Sarmates, Bithyniens, Thraces...) avant d'assiéger Olbia, fondée autour du vie siècle av. J.‑C. par les Carthaginois, et n'avait accepté de laisser la ville en paix qu'après avoir reçu des cadeaux précieux.
Peu de temps après que le Louvre eut exposé la tiare, un certain nombre d'experts mirent en doute son authenticité. Parmi eux se trouvait l'archéologue allemand Adolf Furtwänglerqui avait remarqué des problèmes stylistiques posés par le dessin de la tiare, par exemple les styles variés dans les décorations, et restait perplexe devant le manque manifeste de patine sur l'objet. Pendant plusieurs années, le Louvre défendit l'authenticité de son trésor. Finalement, des nouvelles de cette affaire parvinrent jusqu'à Odessa, où vivait un orfèvre du nom d'Israël Rouchomovsky.
Deux ans avant l'acquisition de la tiare par le Louvre, deux commerçants avaient commandé à cet artisan adroit la tiare en question. Ils avaient expliqué qu'il s'agissait d'un cadeau pour un ami archéologue et avaient fourni à Rouchomovsky des détails sur des fouilles récentes pour l'aider dans son travail. Ce n'est que lorsqu'il fut mis au courant du scandale du Louvre que Rouchomovsky apprit ce qu'il était arrivé à son œuvre. Il se rendit à Paris et se présenta comme le créateur de la tiare. Les experts du musée refusèrent de le croire jusqu'à ce qu'il eût prouvé qu'il était capable de reproduire une portion de la couronne. Horriblement gêné, le musée fit disparaître dans les réserves l'objet compromettant.
Il n'était pas question de reprocher quoi que ce fût à Rouchomovsky, lequel n'avait fait qu'exécuter une commande pour laquelle il n'avait touché qu'un peu plus de 7.000 francs ; il fut au contraire admiré pour son travail et gratifié par la suite d'une médaille d'or au Salon des arts décoratifs de Paris. Il s'installa à Paris où il vécut jusqu'à sa mort en 1934.
En 1997, le musée d'Israël à Jérusalem emprunta au Louvre la tiare de Saïtapharnès, qui lui faisait si peu d'honneur, pour une exposition spéciale consacrée au travail d'Israël Rouchomovsky. La couronne avait achevé le cercle complet – d'abord œuvre d'art, puis faux embarrassant, elle était redevenue œuvre d'art.

Just for fun (4)... Fakebook






La phrase du jour (152)


C''est plus facile pour un bon ouvrier de devenir un bon bourgeois que pour un bon bourgeois de devenir un bon ouvrier.

Georges Wolinski



mardi 6 septembre 2011

La phrase du jour (151)


Dieu a créé les seins pour nourrir les enfants et on y met des prothèses pour nourrir les docteurs.

Patrick Sébastien



Voi ici

lundi 5 septembre 2011

Just for fun (3)




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