Celui qui ne sait pas rire ne doit pas être pris au sérieux.

Philippe Sollers
lundi 16 février 2009
La phrase du jour (108)
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 16 février 2009, 11:33 - Humeur du jour
vendredi 13 février 2009
Jeu Concours
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 13 février 2009, 22:12 - Design law
Cas pratique:
Une société allemande dépose un modèle en Allemagne.
Elle s’aperçoit qu’en France une société française commercialise un modèle
identique.
Comment faire ?
Une tablette de chocolat au vainqueur… et une double tablette à celui qui
répondra pour cette situation en 1995 et pour la même situation en 2006….
Solution pendant la semaine du 23
jeudi 12 février 2009
La phrase du jour (108)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 12 février 2009, 07:55 - Humeur du jour
"Sorcière. 1/ Horrible et repoussante vieille femme, en perverse activité
avec le diable. 2/ Belle et attirante jeune personne, dont les perverses
activités dépassent le diable"
Ambrose Gwinnet Bierce (né le 24 juin 1842 à Horse Cave Creek dans l'Ohio -
décédé vers 1914) est un écrivain et journaliste américain.
Il est essentiellement connu comme l'auteur du Dictionnaire du Diable et de
nouvelles d'humour noir

mercredi 11 février 2009
Brèves histoires de miroirs (5)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 11 février 2009, 22:46 - Lire une image
C'est également à la Renaissance qu'un nouveau genre apparaît :
l'autoportrait.
Le miroir étant l'objet qui permet à l'artiste de reproduire ses traits afin de
les fixer sur la toile, il peut figurer sur l'œuvre. La peinture étant surtout
une activité masculine à l'époque, il existe peu d'exemples d'autoportraits
féminins. Ces quelques cas nous montrent malgré tout que ce genre neuf permet
aussi à la femme artiste de s'affirmer en tant que peintre et en tant que
femme.

Cependant, comme la peinture et la femme sont considérées comme étant toutes
deux au service de la beauté, le miroir présent dans les autoportraits féminins
est associé à un instrument de toilette. Cette confusion, qui amène à confondre
scène d'atelier et scène de toilette, fait que l'autoportrait féminin est
considéré comme narcissique. La relation entre la femme et le miroir est
souvent vue par les hommes comme secrète et mystérieuse. Ce plaisir que la
femme ressent lors de ces moments d'intimité peut aller jusqu'à provoquer la
jalousie de l'homme : l'aimée préférant son miroir de toilette à l'œil de
son amant.
Dès le début du XVIIème siècle, la femme au miroir illustre surtout deux grands
thèmes : la Vanité et les Vénus. Le miroir est ainsi le symbole de la
beauté et du pouvoir de séduction, bien qu'il puisse encore mettre en scène le
narcissisme de la femme qui admire son reflet dans le miroir, en se contentant
de cette relation intime. Le miroir a donc un statut ambivalent. Soit il
dévoile la beauté et engendre le désir, soit il met en garde contre la
fragilité de cette beauté et appelle à la prudence en évoquant les ravages
causés par la vieillesse. La femme au miroir incarne, dès lors, tantôt une
déesse vénérée et fragile, tantôt un monstre concupiscent.
L'époque Contemporaine, est une période foisonnante en changements et
innovations, comme l'apparition de la photographie et plus tard de
l'informatique. C'est également à cette époque que les bouleversements sociaux
et politiques, comme la liberté et la reconnaissance de la femme acquises grâce
à son émancipation et l'internationalisation des échanges humains, amènent de
profondes modifications dans les mentalités. Ces évolutions et révolutions se
répercutent dans l'art qui connaît alors une véritable explosion. De nouveaux
mouvements se succèdent sans arrêt et conduisent à de nouvelles recherches
artistiques.
Le thème de la femme au miroir est touché, lui aussi, par ces nombreux
bouleversements. Il continue d'illustrer les symboliques anciennes comme la
toilette, la coquetterie ou la vanité. Mais le miroir, quand il est associé à
la femme, reste aussi le moyen de modifier le rendu de l'espace. En effet, le
miroir présent dans ces œuvres peut agrandir le champ de vision de la toile et
donner à voir des angles de vue inattendus. Les jeux optiques, via le miroir,
tout comme les déformations et les dédoublements, se multiplient au XXème
siècle.

Cette capacité du miroir à reproduire le visuel dans le visuel va conduire les
artistes à le considérer comme la métaphore de la peinture. Le nombre
d'autoportraits féminins s'accroît considérablement au siècle dernier, ce qui
est notamment à mettre en parallèle avec l'évolution du statut de la femme. Il
perd peu à peu sa connotation péjorative et devient un genre à part
entière.
À l'Epoque Contemporaine, le thème de la femme au miroir conduit également à
illustrer plus fréquemment le repli sur soi. Qu'il évoque l'introspection ou le
rêve, ce thème reflète bien les différents changements de l'époque, tout comme
il s'aligne sur les recherches menées sur l'inconscient par les philosophes et
les psychologues. Le miroir médiateur d'un questionnement intérieur lié à la
connaissance de soi n'est pas neuf, mais le nouveau statut octroyé à la femme,
aboutit à le lier davantage à l'imagerie féminine.
Tana Hoban (Sans titre), Centre Pompidou
Un autre changement, propre au XXème siècle, est le fait d'envisager le miroir
dans sa matérialité. C'est ainsi que le thème de la femme au miroir peut être
illustré sans réellement figurer une glace mais en l'utilisant comme support de
l'œuvre, représentant la femme.
Investing in Europe IP (1)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 11 février 2009, 06:32 - Bienvenue
Be courageous. I have seen many depressions in business.
Always America has emerged from these stronger and moreprosperous.
Be brave as your fathers before you.
Have faith!
Go forward!”

Thomas Alva Edison 1847-1931
Most famous American Inventor who, singly or jointly, held a world record 1.093
patents.
"Imagination is more important than knowledge"
Albert Einstein's preference for imagination over knowledge is a starting
point, because IP is based on the power of imagination. Einstein understood
that it is the ability to stand on an existing foundation of accepted
knowledge, and yet see beyond to the next frontier of discovery that is the
source of personal, cultural and economic advancement.
Intellectual property is a term increasingly in use today, but still little
understood. To most people it remains an obscure legal concept of little
relevance to every-day life. However, intellectual capital is the most valuable
asset of many companies and economies today and will be the driving force
behind future economic growth.
Because of the value of IP, IP management is becoming a major element in
corporate business management . IP managers help to accumulate hefty corporate
IP asset portfolios, for use in mergers and acquisitions, joint ventures,
cooperative R&D agreements, and licensing agreements, in much the same way
as product managers help to build up product portfolios.
IP Asset Portfolios are developed strategically, targeting cluster areas based
on product and technology markets and cross-licensing opportunities. Companies
are forging alliances with each other in order to heighten the value of their
IP assets and to obtain mutually beneficial competitive advantages through
cross licensing. Often such alliances will give the companies involved
substantially increased clout in their particular field of technology, allowing
them to support technological standards in a particular field that interact
with their IP in such as way as to confer a competitive advantage.
mardi 10 février 2009
Araignée du soir...
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 10 février 2009, 22:27 - Humeur du soir
La meilleure manière de prendre les choses du bon côté, c'est d'attendre
qu'elles se retournent.
Brèves histoires de miroirs (4)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 10 février 2009, 07:25 - Lire une image
Thèmes : Reflets d’histoires
Durant l'Antiquité, le thème de la femme au miroir est principalement lié à son
devoir d'être jeune et belle, ainsi qu'à son pouvoir de séduction devant
déboucher sur la procréation. Cette iconographie basée sur l'apparence
extérieure et sur l'exclusivité du pouvoir de procréer, détenu par les femmes,
s'éloigne de la conception introspective de Socrate, plutôt réservée à l'homme.
Cette dichotomie extérieur-intérieur, corps-esprit, action-pensée subsiste
longtemps dans nos civilisations.
Au Moyen Age, les représentations de femme au miroir sont essentiellement des
allégories. Celles-ci peuvent être tantôt positives, comme la Prudence et la
Raison, tantôt négatives, comme la Vanité, l'Envie et l'Orgueil. Ces désordres
de l'âme féminine rappellent la faute commise par Eve, qui peut d'ailleurs être
présentée, elle aussi, avec un miroir.

Dans l'iconographie religieuse, le miroir tenu par Marie évoque qu'elle est le
« Miroir sans tache » de Dieu. Tandis que celui de Marie-Madeleine
rappelle qu'elle a succombé à la vanité et à la luxure. Dans l'iconographie
profane, le miroir est associé à la femme pour dénoncer les abus de sa
coquetterie. L'attrait de la parure et du fard, exercé sur les femmes, ainsi
que le plaisir qu'elles éprouvent à s'admirer sont considérés comme malsains
voire maléfiques. Le Diable, créateur de mensonges et d'illusions, est dès lors
souvent associé à cette iconographie et représenté aux côtés de la
coquette.
Parfois, la vanité de la femme s'auto-admirant dans le miroir est liée à la
représentation de la Mort. Dans ce cas, la belle, perdue dans une profonde
contemplation narcissique, ne remarque pas la Mort qui rôde à ses côtés.
Symbole de la beauté éphémère et du temps qui s'écoule irrémédiablement, cette
iconographie rencontre un succès particulier dans les pays germaniques. Les
représentations de la femme au miroir, au Moyen Age, sont donc, dans la plupart
des cas, des œuvres didactiques, dont la connotation moralisatrice est à mettre
en relation avec le message délivré par la religion chrétienne, alors à
l'apogée de son influence.
Dès la Renaissance, les progrès réalisés en sciences conduisent l'homme à une
meilleure connaissance du corps humain. C'est ainsi que le thème de la femme au
miroir sert aussi de prétexte à l'étude du nu. En outre, les scènes de toilette
sont une des seules occasions pour les peintres d'essayer de capter et de
rendre la sensualité qui émane de la femme nue.
C'est également à la Renaissance qu'un nouveau genre apparaît :
l'autoportrait.
L’OMPI utilise la propriété intellectuelle comme source de financement
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 10 février 2009, 06:17 - Valeurs
L’utilisation d’actifs de propriété intellectuelle à des fins de financement
sera examinée lors d’une réunion d’information de l’Organisation mondiale de la
propriété intellectuelle à Genève, le mois prochain. L’OMPI déclare que la
capacité d’utiliser les actifs de propriété intellectuelle tels que le droit
d’auteur, les brevets, les marques, dessins où modèles en tant que source de
financement garanti, en particulier au sein des petites et moyennes
entreprises, dont la valeur dépend de leur savoir et de leurs actifs, est de
plus en plus importante.
Dans la présentation de la réunion d’information, qui se déroulera le 10 mars,
l’OMPI signale que le volume du commerce mondial d’actifs de propriété
intellectuelle s’est accru ces dernières années dans différents secteurs
industriels et estime que les actifs incorporels constituent aujourd’hui
l’élément principal de la valeur des entreprises. Toutefois, le potentiel
financier des actifs de propriété intellectuelle se trouve actuellement limité
par des systèmes de comptabilité financière encore en grande partie axés sur
les actifs corporels.
L’OMPI ajoute que le fait d’exploiter tout le potentiel des actifs de propriété
à des fins de financement représente une opportunité de stimuler la croissance
des entreprises et d’encourager l’innovation et la créativité.
Voir ici
lundi 9 février 2009
La phrase du jour (107!
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 9 février 2009, 08:15 - Humeur du jour
On ne va jamais si loin que lorsque l'on ne sait pas où l'on va.

Antoine Rivarol, écrivain français né à Bagnols-sur-Cèze (Gard) près de Nîmes
le 23 juin 1753 et mort à Berlin le 11 avril 1801, se faisait lui-même appeler
comte Antoine de Rivarol et prétendait appartenir à une famille de la noblesse
italienne.
mercredi 7 janvier 2009
Unregistered Community Design
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 7 janvier 2009, 21:19 - Design law
In its first decision ever on Community designs the German Supreme Court
(“Bundesgerichtshof”) was concerned with the question whether an unregistered
Community design (UCD) is created by using a design in trade in the territory
of the European Community after it has been first disclosed in China (9 October
2008).
The plaintiff before the Court claimed a UCD on the ground that they created a
new design for a biscuit press and sold it in the UK shortly after the design
was registered and published by the Chinese Patent Office.
Article 11 of the Community Design Regulation (CDR) stipulates that a design
which meets the requirements for protection (i.e. novelty and individual
character) shall be protected by a UCD for a period of three years as from the
date on which the design was first made available to the public within the
Community. Article 110a CDR adds that a design which has not been made public
within the territory of the Community shall not enjoy protection as a UCD. And
Article 5 and 7 CDR rule that the requirements for protection are not met where
an identical design has become known within the Community before said date of
the UCD.
The Court found that by trading the biscuit press in the UK the plaintiff had
made the design available to the public within the Community in the meaning of
Article 11 and 110a CDR. However, protection of the design by a UCD must be
denied, nevertheless, because the earlier disclosure of the design by the
Chinese Patent Office destroyed the novelty of the design according to Article
5 and 7 CDR.
The decision of the German Supreme Court confirms that a design is barred for
ever from protection by a UCD where it has been disclosed first outside the
territory of the European Community.
mercredi 24 décembre 2008
La phrase du jour (spécial Noël)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 24 décembre 2008, 07:34 - Humeur du jour
joyeux noel
À sa sortie en 1982, la RATP et la ville de Paris refusèrent de louer des
panneaux pour l'affiche du film à cause de son titre provocant.

Ce n'est qu'à la télévision que le film est devenu culte, car lors de sa sortie
en salle, Le Père Noël est une ordure connut un succès mitigé.
Scénario : Jean-Marie Poiré, Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Christian
Clavier, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte et Bruno Moynot, d'après la pièce
éponyme du Splendid
vendredi 19 décembre 2008
La phrase du jour (105)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 19 décembre 2008, 07:52 - Humeur du jour
"Sans pile, on perd la face."
Pierre Desproges - Les piles
jeudi 18 décembre 2008
La phrase du jour (104)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 18 décembre 2008, 06:48 - Humeur du jour
"Apéro : les verres de contact."
Voir
ici

mercredi 17 décembre 2008
Appellations d'origine protégées et indications géographiques protégées
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 17 décembre 2008, 22:24 - Non-Traditional Types of Marks

Si vous voulez commercialiser du Bleu d'Auvergne, vous devrez vous assurez
que:
«(…) L’opération d’emprésurage des laits doit être réalisée exclusivement avec
de la présure.
La concentration du lait par élimination partielle de la partie aqueuse avant
coagulation est interdite.
Outre les matières premières laitières, les seuls ingrédients ou auxiliaires de
fabrication ou additifs autorisés dans les laits et au cours de la fabrication
sont la présure, les cultures inoffensives de bactéries, de levures, de
moisissures, le chlorure de calcium et le sel.
(…) La conservation par maintien à une température négative des matières
premières laitières, des produits en cours de fabrication, du caillé ou du
fromage frais est interdite.
(…) La conservation sous atmosphère modifiée des fromages frais et des fromages
en cours d’affinage est interdite.»
RÈGLEMENT (CE) No 1259/2008 DE LA COMMISSION du 16 décembre 2008.
"Qui prétendrait méconnaître le Bleu d'Auvergne ? Ce fromage, devenu
populaire dès le milieu du XIX siècle, porte la région non seulement dans son
nom, mais aussi dans la puissance de son goût et dans la hardiesse de ses
couleurs. Son bleuissement né du hasard mais perfectionné avec sagacité, l'a
rendu célèbre. Dans sa saveur puissante et corsée, les Auvergnats retrouvent
aisément la force de leur attachement au "pays". Mais très largement
"expatrièe" et consommée dans la France entière, cette pâte persillée fabriquée
avec du lait de vache séduit d'année en année un nombre croissant de papilles
gustatives."
La phrase du jour (103)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 17 décembre 2008, 07:45 - Humeur du jour
"Un général ne se rend jamais... même à l'évidence."

mardi 16 décembre 2008
Famous covers (fin)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 16 décembre 2008, 08:36 - Tirage de couverture
Florilège...

lundi 15 décembre 2008
Famous covers (22)
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 15 décembre 2008, 08:31 - Tirage de couverture

"...three great institutions that have been selling magazines for years - the
royal family, Vogue and Kate Moss"
vendredi 12 décembre 2008
Famous covers (21)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 12 décembre 2008, 08:28 - Tirage de couverture

Droit et Photographie (1)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 12 décembre 2008, 07:18 - Droit à l'image

« Voilà déjà plus de quinze ans que furent présentés pour la première fois
à notre regard curieux des échantillons d'un art nouveau et mystérieux. Il
s'agissait en l'occurrence de quelques têtes de messieurs âgés, exécutées sur
papier dans une couleur proche du bistre. Les têtes ne dépassaient pas deux
centimètres et demi de longueur, ce n'étaient guère que des taches de lumière
vive et d'ombre, qui ne montraient aucun effort pour idéaliser ou pour adoucir
les duretés et les accidents propres à un genre de physionomie plutôt fruste
(…). Depuis lors, la photographie est devenue un mot et un besoin
quotidiens ; elle est utilisée pareillement par l'art et la science, par
l'amour, les affaires et la justice ; elle se rencontre dans le salon le
plus somptueux comme dans le grenier le plus sordide, dans la solitude du
cottage des Highlands comme dans l'éclat du gin-palace londonien, dans la poche
du détective, dans la cellule du condamné, dans le carton du peintre et de
l'architecte, parmi les papiers et les patrons du filateur et du fabricant, et
sur la poitrine froide du brave sur le champ de bataille. » (Elizabet
Eastlake, La Photographie, 1857).

(Première photographie de Niepce)
Un peu d’histoire
« Le brouillard qui s’étend sur les commencements de la photographie n’est
pas tout à fait aussi épais que celui qui recouvre les débuts de
l’imprimerie ; plus distinctement que celle-ci, peut-être, l’heure était
venue de la découverte, plus d’un l’avait pressenti ; des hommes qui,
indépendamment les uns des autres, poursuivait un même but : fixer dans la
camera obscura ces images, connues au moins depuis Léonard ». (Walter Benjamin,
Petite histoire de la photographie, Die Literarische Welt, 1931).

Il y a presque 200 ans, Joseph-Nicéphore Niépce obtenait une image par camera
obscura (ou chambre obscure camera obscura) sur plaque d’étain polie,
recouverte de bitume de Judée. Il donna à son invention le nom
d’« héliographie ». En 1826, Niépce obtient sa meilleure reproduction
représentant le cardinal d’Amboise. Il la fait graver à l’eau-forte et en fait
tirer deux épreuves en février 1827. Ces images représentent le résultat final
de ce qu’il souhaitait obtenir par l’héliographie : cette photogravure,
obtenue sans retouche, constitue l’origine de la reproduction photomécanique.
Mais le procédé est lent, les tirages approximatifs et les recherches
ruineuses.
Au même moment, Louis Jacques Mandé Daguerre, peintre et décorateur de théâtre,
a lui aussi l'idée de capter les images de la chambre obscure en utilisant des
poudres phosphorescentes. L'image projetée sur cette poudre y demeurait ensuite
visible pendant plusieurs heures avant de d'estomper peu à peu.
Simultanément aux travaux de Daguerre, en 1835, William Henry Fox Talbot, un
Anglais, réalise le premier négatif de l'histoire.
C'est aussi Talbot qui, en
1839, met au point un procédé photographique, le « calotype ». Le support
négatif permet alors d'obtenir un nombre illimité de tirages.
Les deux hommes se reverront lors du retour d'Angleterre de Niépce en février
1828.
Ils commenceront ensuite à échanger des idées par courrier et en 1829, Niépce
offrira à Daguerre de former une association pour contribuer au développement
de l'invention de l'héliographie. Le contrat d'association signé en décembre
1829, Daguerre s'attachera à travailler sur le procédé. Il apportera un
contribution importante puisque les deux hommes inventeront en 1832 un nouveau
procédé : le physautotype. Après la mort de Niépce, Daguerre poursuivra
seul les recherches sur la capture des images et inventera le daguerréotype,
procédé photographique dont la pratique devenait plus aisé puisque le temps de
pose n'était plus que de quelques minutes. Le daguerrotype connaitra un immense
engouement et Daguerre connaîtra la célèbrité dans le monde entier.
Cela aboutit au contrat de 1829 avec le peintre du Diorama, Daguerre.
Niépce meurt en 1833, son associé, Daguerre, reprend avec Isidore Niépce des
recherches dont la solution est différente, la vapeur de mercure étant au
centre de la résolution du problème.
Dès 1837 des résultats patents, mais non performants sont obtenus et quelques
images montrées de brefs instants. Daguerre a deux échéances. On sait que
l'anglais Fox Talbot travaille sur les sels d'argent. On ignore que le
franco-brésilien Hercule Florence, isolé du contexte européen, en fait de même
dès 1833. La seconde échéance est le contrat avec les Niépce qui doit se
résoudre fin 1839 par un retour de toutes les recherches entre les mains
d'Isidore, le fils.
Il usera de toutes sortes de procédures pour obtenir des modifications de
répartition dans le contrat. Il obtiendra d'Arago, en août de " vendre "
l'invention à la France qui en fait don au monde.
La mémoire de Nicéphore Niépce est bafouée par un projet de loi rendu effectif.
Aussitôt des daguerréotypistes parcourent le monde peu ou pas connu pour en
ramener des clichés que la photogravure, plus proche des travaux de Niépce
permettra de diffuser. Mais la photographie, appelée ainsi à partir des autres
procédés qui surgissent rapidement, reste affaire de professionnels. Jusqu'au
jour où George Eastmann remplace dans son " Kodak ", et pour cinq dollars
seulement le film de papier par un support cellulosique de la couche argentique
photosensible, nous sommes dans la décennie 1880. Proches de la fin d'une "
nouvelle technologie ".
Nièpce, Daguerre ou Talbot ?
jeudi 11 décembre 2008
La phrase du jour (104)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 11 décembre 2008, 07:20 - Humeur du jour
"Manager seulement pour le profit revient à jouer au tennis en regardant le
tableau des résultats plutôt que la balle."
Ivan Lendl est un joueur de tennis tchèque né le 7 mars 1960 à Ostrava,
domicilié à Greenwich Connecticut, devenu citoyen américain en 1992.
Chang run to the 1989 French Open title
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