Le retour... après le silence le bruit!
On reprend tout et on recommence! N'hésitez pas à laisser vos
commentaires....
les
aviateurs anglais sont caché c...
Mère supèrieure : Dites 33, 33, eh bien ?!
le commandant anglais hésite, la s...
Commandant anglais : Thirty three !
Mère supèrieure : Oui, oui, oui...
La soeur : C'est moi qui ai fait entrer ces deux urgences, docteur.
Celui-ci et l'autre à coté.
Mère Supèrieure : Je ne vois qu'un remède : changement d'air
immédiat.

lundi 16 août 2010
Dites 33
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 16 août 2010, 11:59 - Bienvenue
La phrase du jour (145)
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 16 août 2010, 11:47 - Humeur du jour
Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans
cette aide.

Disciple de Démocrite, Epicure a prolongé sa pensée matérialiste atomiste qu'il
a diffusé dans son école, 'Le jardin'. De son oeuvre, immense et très vaste, il
ne reste que trois 'Lettres'. Si, aujourd' hui, être épicurien signifie jouir
des plaisirs des sens sans limite c'est que la pensée d'Epicure a été largement
transformée. En effet, Epicure a défendu, comme clef du bonheur, une vie
austère et simple, la patience face à la douleur et l'acceptation de la mort.
L'homme doit, de plus, à la différence de Socrate ou Platon, se détourner de la
vie publique et combattre les mauvais désirs que sont ceux du pouvoir, de la
gloire et de la richesse.
vendredi 5 mars 2010
La phrase du jour (144)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 5 mars 2010, 07:08 - Humeur du jour
La seule véritable bête de somme, c'est la mouche tsé-tsé.
jeudi 4 mars 2010
Une olympiade ne doit faire oublier les précédentes
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 4 mars 2010, 17:07 - Lire une image
Triste souvenir à l'ouverture

Mais beau résultat historique...

La phrase du jour (143)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 4 mars 2010, 08:05 - Humeur du jour
Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du
printemps.
Proverbe afghan

Allez maintenant voir où sont les zones de conflit....
mercredi 3 mars 2010
Histoire de... fourchettes
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 3 mars 2010, 23:04 - Humeur du soir
L'histoire de la diffusion en Europe de la fourchette (couvert à dents
pointues avec un manche) a pris neuf siècles.
Au moyen Age, la fourchette n'avait que deux dents et était un objet aussi rare
que luxueux, avec un manche en cristal ou en ivoire. La fourchette fut
introduite par la reine Catherine de Médicis, au 16e siècle, et apparut à la
table de son fils, le roi Henri III. Invité à quelques festins de la noblesse
vénitienne par le doge, Henri III fut intrigué par un ustensile de table qu'il
n'avait encore jamais vu: un manche finement ouvragé en corne, en ivoire ou en
pierre dure, prolongé par deux dents effilées.
Cet accessoire ingénieux qui se nommait "fourchette”(petite fourche) présentait
le double intérêt de piquer les viandes plus élégamment qu'avec ses doigts ou
la pointe d'un couteau, en évitant de tacher cette fraise tuyauté et empesée
que la mode imposait de porter autour du cou.
L'usage de la fourchette pour porter l'aliment de l'assiette à la bouche ne
s'installa qu'à la fin du 18e siècle.

C'est un nouvel instrument qui sert à piquer la viande pour la porter à sa
bouche, comme ça on ne se salit pas les doigts. - - Oui, mais on salit la
fourchette. - - La fourchette, ça se lave. - - Oui mais les doigts aussi, je ne
vois pas l'intérêt.
Becket ou l'Honneur de Dieu
de Jean Anouilh

Pauvres ... blondes (2)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 3 mars 2010, 22:21 - Lire une image
Contrefaçons de... vins (1)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 3 mars 2010, 18:10 - Valeurs
Un Petrus et un Cheval Blanc pour 100 Euros !

Quelques conseils avant de débourser.
1. La bouteille
Le niveau du vin dans la bouteille est un premier indice : un vin âgé qui
n’a pas baissé de niveau est à priori suspect, même si l’on peut avoir de
belles surprises lorsque les vins ont été parfaitement conservés. La forme de
la bouteille ensuite, doit être examinée avec soin. Certains châteaux célèbres
utilisant des formes plus baroques que la classique “bordelaise”, et le choix
du flacon a pu évoluer avec le temps et les millésimes.
Le verre enfin a une grande importance. Il faut aussi veiller à ce que la
qualité du verre, sa couleur, correspondent à l’époque du vin. Également, la
profondeur du cul de la bouteille renseigne sur son authenticité : les
bouteilles à fond plat sont rarement anciennes.
Beaucoup de verriers proposent désormais aux domaines d’inscrire leur nom sur
le fond de la bouteille ou de graver un blason, des initiales… Certains même
n’hésitent pas à incruster leur nom en lettres capitales sur le haut de la
bouteille, la rendant ainsi quasiment impossible à imiter.
2. La capsule Le risque que la capsule ait été ôtée puis remise par un
faussaire sur un grand flacon n’est pas négligeable, quand des sommes
importantes sont en jeu. Il faut donc s’assurer que la capsule soit bien
solidaire de la bouteille.
On vérifie aussi bien sûr qu’elle n’ait pas été percée. Il arrive en effet que
l’on décèle un petit trou, signe que le niveau aurait été reconstitué au moyen
d’une seringue. Par ailleurs, son état doit correspondre avec l’origine et
l’âge de la bouteille. Et puis, même si cela peut sembler évident, il est
nécessaire de vérifier la bonne correspondance des noms de vin : il est
arrivé qu’une capsule porte un nom différent de celui indiqué sur
l’étiquette !
3. L’étiquette Collée de travers, tachée grossièrement, semblant recollée, ces
signes ne trompent pas : la méfiance s’impose. Cela dit, certains amateurs
ont parfois recollé maladroitement une étiquette tombée dans la cave, donc ce
point n’est qu’un élément de l’examen de la bouteille, il n’est pas
complètement déterminant.
Si l’étiquette est trop abîmée, voire inexistante, l’expert se réserve le droit
(avec l’accord du vendeur) de découper la jupe de la capsule pour lire le
millésime inscrit sur le bouchon.
Quelques astuces Pour décourager les copistes, un fameux château de Pomerol
utilise un système ingénieux d’hologrammes placés de façon aléatoire sur
l’étiquette du vin. D’autres domaines, pour signifier la remise à niveau et le
réétiquetage au château, apposent un code gravé sur la bouteille.
La phrase du jour (142)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 3 mars 2010, 05:01 - Humeur du jour
Même pour le simple envol d'un papillon tout le ciel est nécessaire.

Qui suis-je?
mardi 2 mars 2010
On ne peut pas y resister
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 2 mars 2010, 23:46 - Humeur du soir
Dîners historiques: Le Dîner des 3 Empereurs
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 2 mars 2010, 21:00 - Humeur du soir
Le Café Anglais, renaît en 1822 sous la direction de Paul Chevreuil qui en
fait un restaurant à la mode, réputé pour ses rôtis et ses grillades.

Si le bâtiment fut démoli en 1913, sa cave et les boiseries du Grand Seize,
cabinet particulier où soupèrent les grands de ce monde, furent rachetées par
André Terrail, propriétaire de la Tour d'argent, qui avait épousé la fille du
dernier propriétaire.
Durant l'Exposition universelle de 1867, Adolphe Dugléré, élève de l'illustre
Carême, officie au fourneau. Guillaume 1er, roi des Prusses y organise le 7
juin 1867 le Dîner des trois empereurs (Alexandre II, Guillaume I et
Bismarck)



Pour les vins : un xérès de 1821, un château Yquem 1847, un champagne
Roederer dont Alexandre II ne tarissait d'éloges puis un Chambertin 1846, un
Margaux 1847, un Château Latour de la même année, et pour finir un Château
Lafite 1848.
Le diner se tient sur huit heures et le tsar, grand amateur de champagne
Roederer, conclut une entente pour obtenir de cette grande maison une cuvée qui
serait dédiée à sa grandeur. Il demanda à Roederer et à ses oenologues de
concevoir un champagne dans une bouteille de cristal transparente qui laissait
apercevoir la magnificence des bulles et la couleur dorée...
POTAGES
Impératrice - Fontanges
RELEVES
Soufflés à la reine
Filets de sole à la vénitienne
Escalopes de turbot au gratin
Selle de mouton purée bretonne
ENTREES
Poulet à la portugaise
Pâté chaud de cailles
Homard à la parisienne
Sorbets au vin de Champagne
ROTIS Canetons à la rouennaise
Ortolans sur canapés
ENTREMETS
Aubergines à l'espagnole
Asperges en branches
Cassolettes princesse
DESSERTS
Bombe glacée
VINS
Madère retour des Indes 1846
Xérès 1821
Château-Yquem 1847
Chambertin 1846
Château-Margaux 1847
Château-Latour 1847
Château-Lafite 1848
Champagne Roederer frappé

La phrase du jour (141)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 2 mars 2010, 06:54 - Humeur du jour
Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.

Matisse
lundi 1 mars 2010
Pauvres ... blondes
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 1 mars 2010, 19:12 - Lire une image
La phrase du jour (140)
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 1 mars 2010, 07:52 - Humeur du jour
Seuls ceux qui prennent le risque d'échouer spectaculairement réussiront
brillamment

Septième enfant de Joseph Patrick et Rose Kennedy, Robert Kennedy est élevé
dans les valeurs de la famille Kennedy : la loyauté et l'esprit de
compétition. Diplômé de la Milton academy, il interrompt ses études pour
s'engager dans la Navy entre 1944 et 1946. Il retrouve par la suite les bancs
de Harvard, puis de l'université de Virginie, dont il sort diplômé en droit.
Inscrit au barreau du Massachusetts en 1951, il est avocat de la Division
criminelle rattaché au ministère de la Justice avant de s'occuper en 1952 de la
campagne victorieuse de son frère John au Sénat. Au service du sénateur Joseph
McCarthy (farouchement anticommuniste), il s'attaque à la corruption, tout en
restant un homme de l'ombre, un frère dévoué. Ministre de la Justice au début
du mandat présidentiel de JFK, il entame une croisade pour la justice sociale
et la prospérité.
En 1962, il fait appel aux forces de l'ordre afin de faire admettre le premier
étudiant afro-américain, James Meredith, à l'université du Mississippi. En vrai
pacifiste, il joue un rôle stratégique dans la crise des missiles de Cuba la
même année. Après l'assassinat de son frère, son entourage le pousse à
prolonger l'action de JFK nourrie d'idéaux progressistes. Elu sénateur de
l'état de New York en 1965, il devient le porte-parole de la contestation
américaine. Le 4 avril 1968, suite à l'assassinat de Martin Luther King, il
prononce un discours improvisé, ému, mais fédérateur pour la réconciliation
entre les races. Lancé dans la campagne de candidature démocrate à la
présidentielle, Robert Kennedy est atteint d'une balle dans la tête dans un
hôtel de Los Angeles où il fêtait sa victoire aux primaires californiennes. Le
lendemain, et après avoir prononcé ces derniers mots, 'Tout le monde va bien
?', il succombe à sa blessure.
vendredi 19 février 2010
Le Palais de Donn’Anna Caraffa (2)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 19 février 2010, 10:52 - Lire une image
Il y a bien longtemps, disait-on, la Reine Jeanne vivait là, épouse d'un
vice-roi d'Espagne, qui tuait les marins qu'elle avait séduits, et les âmes des
morts rodaient encore la nuit entre ses murs.
La reine dont il est question serait Giovanna d'Anjou (1326-1382), dont les
quatre maris décédèrent dans d'étranges circonstances, ou bien encore Giovanna
II d'Anjou (1371-1435), dont le mari fut assassiné…
La confusion règne…
«That's why many people call the Palace of Queen Giovanna…a mistake, Sir.
Ignorance of the uneducated people ! That is the Palazzo di Donn'Anna, and
Donna Anna Caraffa was a great Neapolitan signora, wife of the Duke of Médina,
the Spanish viceroy who constructed the palace for her and was not able to
finish it » (Mare Nostrum by Vicente Blasco Ibanez).
En effet, son architecture fait non pas référence au 14ème siècle, mais plus au
17ème, de par la richesse et l'élégance de certaines de ses parties.
En fait, ce palais fut construit en lieu et place de la «Villa Sirena», nom du
véritable palais de la Reine Giovanna. Après le règne de la maison d'Anjou, le
palais est acquis par Dragonetto Bonifacio, et au 16ème siècle, par la
puissante famille Ravaschieri puis par les richissimes Caraffa.

Le Prince Carafa di Stigliano en fit don à sa fille Anna pour son mariage avec
le Duc de Médina de las Torres, Vice Roi espagnol du Royaume de Naples.
Sur ces ruines, Anna Caraffa confia à l'architecte Cosimo Fanzago la
construction de son palais, pour que l'on puisse y accéder tant par la route
que par la mer, depuis le Golfe du Pausilippe.
Les travaux ont commencé en 1630. Son architecture se révèle être la traduction
concrète d'une hiérarchie pyramidale : dans une grotte, en contact avec la
mer, les barques et les habitations de pêcheurs, à l'étage, la bourgeoisie, et
au dessus, la noblesse, dont faisait partie Anna Caraffa.
Doté d'un théâtre, Donn'Anna y organise les plus belles réceptions de Naples,
tant par la magnificence des lieux, que par le luxe déployé.
Pour sa première soirée, une pièce de théâtre est jouée, mettant en scène Donna
Mercede, nièce du Duc de Médina, et Gaetano Casapesenna, dans le rôle
d'amoureux éperdus. Les « acteurs » remplissant parfaitement leurs
rôles, nul n'est alors dupe de leur amour, mais tous savaient aussi que le
jeune homme était l'amant officiel de Donn'Anna.
La haine légendaire de Donn’Anna, des rumeurs et des quolibets poussèrent Donn
Mercede à s'exiler dans un couvent. Le jeune Gaetano la cherchera en Espagne,
en France et en Italie avant de mourir de fatigue.
Il est dit qu'après leur mort, l’âme des amants hanta le palais…
Le Duc de Médina se décida à rentrer en Espagne et laissa son épouse seule dans
son palais, ce qui entraîna la chute de Donn'Anna.
Alexandre Dumas, dans « San Felice », décrit la chute de cette noble
demeure. «Les napolitains, qui n'avaient pas fait entendre un murmure tant
qu'avait duré la puissance du vice roi disgracié, le poursuivirent après son
départ dans sa femme, et celle-ci, écrasée sous les dédains de l'aristocratie,
accablée par les insultes de la populace, quitta Naples à son tour, et alla
mourir à Portici, laissant son palais à demi-achevé, symbole de sa fortune
brisée au milieu de son cours.
Depuis ce temps, le peuple a fait de ce géant de pierre l'objet de ses
superstitions néfastes. Quoique l'imagination des napolitains n'ait qu'une
médiocre tendance vers la nébuleuse poésie, et que les fantômes n'osent
s'aventurer dans l'atmosphère limpide et transparente de la moderne Parthénope,
ils ont peuplé, on ne sait pourquoi, cette ruine d'esprits inconnus et
malfaisants qui jettent des sorts sur les incrédules assez hardis pour
s'aventurer dans ce squelette de palais ou sur ceux qui, plus audacieux encore,
ont essayé de l'achever, malgré la malédiction qui pèse sur lui, et malgré la
mer, qui dans son ascension progressive, l'envahit de plus en plus : on
dirait que, pour cette fois, les murailles immobiles et insensibles ont hérité
des passions humaines, ou que les âmes vindicatives de Médina et d'Anna Caraffa
sont revenus habiter, après la mort, la demeure déserte et croulante qu'il ne
leur a point été permis d'habiter de leur vivant ».
Cette superstition est relayée bien plus tard par les habitants de Mergelina,
quartier voisin du palais.
On y avait entendu des bruits de chaînes, mêlés à des gémissements. On avait, à
travers les fenêtres, vu flotter des lumières bleu pâle, errant dans les salles
humides et inhabitées.
On racontait aussi que ces ruines étaient devenues le repère des
malfaiteurs.
On dit aussi qu’une nuit, un pêcheur avait été obligé de chercher un refuge
dans la grotte sur laquelle le palais est bâti. Il avait entendu des ombres
vêtues du costume des pénitents, qui assistent dans leurs derniers moments les
patients avant le gibet ou l'échafaud.
La phrase du jour (139)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 19 février 2010, 08:15 - Humeur du jour
Un système philosophique n'est pas fait pour être compris : il est fait
pour faire comprendre.
Jean-François Revel
On ne peut pas être différent tout seul
Après des études secondaires à l'Ecole Libre de Provence, il prépare Normale,
au Lycée du Parc à Lyon, où il entre en 1943. Grâce à sa participation à la
Résistance, il est nommé à la Libération chargé de mission au Commissariat de
la République dans la région Rhône-Alpes pendant quelques mois. Agrégé de
philosophie, il est muté aux quatre coins du globe : à Tlemcen en 1947 et
1948, à Mexico entre 1950 et 1952 ou à Florence jusqu'en 1956. Il revient en
France et enseigne cette fois à Lille puis au lycée Jean-Baptiste Say à Paris.
Quittant l'université en 1953, il peut se consacrer à l'écriture : sa
carrière littéraire avait commencé en 1957, tout comme sa carrière
journalistique. Il est directeur de collection aux Editions Julliard, Pauvert
et Laffont jusqu'en 1978, date à laquelle il devient directeur du journal L'
Express dont il démissionne en 1981, avant de devenir chroniqueur au Point. Il
a aussi mis son talent au service de radios, en tant qu'éditorialiste pour
Europe 1 de 1989 à 1992 et à RTL de 1995 à 1998. En juin 1997, il est élu à
l'Académie française.

La bibliothèque de Jean-François Revel
jeudi 18 février 2010
Semaine Salinger...
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 18 février 2010, 19:31 - Valeurs
«Les gens pensent toujours que ce qui est vrai est vrai cent pour
cent.»
A lire aussi
L'aventure Melies (1)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 18 février 2010, 13:01 - Image de marques

1844... Jean-Louis Melies est marié depuis 1 an. Il travaille avec son épouse
Catherine comme bottier. Un soir, regagnant la petite chambre qu'ils habitent,
au moment de grimper leurs six étages, il s'arrête. "N'en as-tu pas assez de
travailler onze heures par jour pour enrichir un patron?". "Sans doute. Mais le
moyen de faire autrement? Tu as une idée?". "La meilleure de toutes. Au lieu de
travailler onze heures, nous allons travailler dix huit heures! Mais cette
fois, pour nous mêmes...".
Deux pièces sont alors loués au 8 place de la bourse.
Si le local est modeste, Jean Louis Méliès réalise lui même la machine, il
crée, sur les conseils de sa femme, des modèles et attend le client qui ne va
pas tarder.
La phrase du jour (138)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 18 février 2010, 06:34 - Humeur du jour
Il ne suffit pas de fuir, il faut fuir dans le bon sens.
Charles-Ferdinand Ramuz
«Je suis né en 1878, mais ne le dites pas.
Je suis né en Suisse, mais ne le dites pas.
Dites que je suis né dans le Pays-de-Vaud, qui est un vieux pays Savoyard,
c'est à dire de langue d'oc, c'est à dire français et des Bords du Rhône, non
loin de sa source.
Je suis licencié-és-lettres classiques, ne le dites pas.
Dites que je me suis appliqué à ne pas être licencié-és-lettres classiques, ce
que je ne suis pas au fond, mais bien un petit-fils de vignerons et de paysans
que j'aurais voulu exprimer.
Mais exprimer, c'est agrandir.
Mon vrai besoin, c'est d'agrandir...
Je suis venu à Paris tout jeune; c'est à Paris que je me suis connu et à cause
de Paris.
J'ai passé pendant douze ans, chaque année, plusieurs mois au moins à Paris; et
les voyages de Paris chez moi et de chez moi à Paris ont été tous mes
voyages!
(Outre celui que j'ai fait par religion jusqu'à la mer, ma mer, descendant le
Rhône.)»
(Lettre à Henry Poulaille, mai 1924)
mercredi 17 février 2010
Le Palais de Donn’Anna Caraffa (1)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 17 février 2010, 22:41 - Humeur du soir

Parthénope, désespérée de ne pouvoir attirer son amant, donna son nom à la
ville en se jettant dans son golfe.
Grecs, Romains, Normands, Angevins, Espagnols et Bourbons sont depuis venus
s'échouer, combattre et bâtir sur les bords du Vésuve.
Le cœur de la ville n'est semblable à nul autre. Un fourmillement braillard
d'individus aux démarches chacune différentes. Des boutiques proposant une
invraisemblable quantité de produits banals, d'aliments, le tout entassé sur
les étales et les bancarelles.
A la vue d'un tel désordre, d'une telle variété confuse de couleurs, de sons et
de visages, on est pris d'étourdissement. Jamais auparavant vous n'avez vu un
tel éventail de profils, renvoyant tous à des âges, à des conditions sociales,
et à des états d'âme aussi différents. Visages modernes et antiques, visages de
pauvres et de riches, visages respirant la santé ou marqués par la ma-ladie.
Dans aucune autre ville italienne, on ne voit dans les rues une telle foule
d'éclopés, d'aveugles et de bossus, un peu comme si l'on n'avait pas honte,
ici, de montrer ses difformités.
La ville elle-même joue de ses propres défauts, ombres et lumières des palais
et des églises, de l'ancien et du nouveau.
Pour surmonter les difficultés de chaque jour, le napolitain s'en remet à Saint
Janvier, à la Smorfia, et aux légendes. En fait, à tout ce qui échappe aux lois
naturelles.
N'oubliez jamais que le napolitain est fasciné par la magie et la
superstition.
Naples est la patrie du meloccio, du mauvais œil, du fatture, des sortilèges,
qui doivent frapper leurs adversaires. D'ailleurs, si la réalité est trop
amère, pourquoi ne pas la fuir en se réfugiant dans l'inconnu ?
Le Palais Donn'Anna est tout cela à la fois.

Il est fier depuis longtemps de montrer ses difformités. Ses étages du bas,
sous la cour et au niveau de la mer, sont à l'abandon et tombent en ruine. Il y
a là un labyrinthe de couloirs sombres percés tout à coup de trouées de bleu,
d'épais murs de tuf à moitié effondrés, entrecoupés d'une lumière éclatante,
d'interminables enfilades de pièces aux plafonds très hauts.
Inachevé, son origine reste mystérieuse.
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