.... pour des lentilles

Le 14 janvier 2003, Novartis AG, a déposé une demande de marque communautaire
auprès de l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (marques,
dessins et modèles) (OHMI) en vertu du règlement (CE) n° 40/94 du Conseil, du
20 décembre 1993, sur la marque communautaire (JO 1994, L 11, p. 1), tel que
modifié. La marque dont l’enregistrement a été demandé est le signe verbal BLUE
SOFT.
Le
10 juin 2008, le TPICE a rendu la décision de refus suivante:
"43. Les produits pour lesquels l’enregistrement a été demandé relèvent de la
classe 9 au sens de l’arrangement de Nice concernant la classification
internationale des produits et des services aux fins de l’enregistrement des
marques, du 15 juin 1957, tel que révisé et modifié, et correspondent à la
description « lentilles de contact ».
44. S’agissant de marques composées de mots, comme celle qui fait l’objet du
litige, un éventuel caractère descriptif doit être constaté non seulement pour
chacun des termes pris séparément mais également pour l’ensemble qu’ils
composent. Tout écart perceptible dans la formulation du syntagme proposé à
l’enregistrement par rapport à la terminologie employée, dans le langage
courant de la catégorie de consommateurs concernée, pour désigner le produit ou
le service ou leurs caractéristiques essentielles est propre à conférer à ce
syntagme un caractère distinctif lui permettant d’être enregistré comme marque
(arrêt Procter & Gamble/OHMI, point 36 supra, point 40). À cet égard,
l’analyse des termes en cause au vu des règles lexicales et grammaticales
appropriées est également pertinente.
45. Il y a lieu de constater que le signe en cause se compose des termes
anglais « blue » et « soft » écrits séparément. Ainsi que
l’a relevé à juste titre la chambre de recours aux points 13 à 15 de la
décision attaquée, le terme « blue », d’une part, désigne la couleur bleue
que peuvent revêtir certaines lentilles de contact, par exemple celles
utilisées à des fins esthétiques. Le terme « soft », d’autre part, désigne
notamment tout ce qui n’est pas dur ou rigide. Il pourra, s’agissant de
lentilles de contact, être compris par le public pertinent comme signifiant
« souple » ou « flexible ».
46. Par ailleurs, le signe verbal en cause est une simple combinaison de deux
éléments descriptifs qui ne crée pas d’impression suffisamment éloignée de
celle produite par la simple réunion des éléments qui le composent pour primer
la somme desdits éléments. Il y a lieu de relever à cet égard, comme l’a
indiqué la chambre de recours, en substance, au point 17 de la décision
attaquée, que la juxtaposition de deux adjectifs n’est pas inhabituelle au vu
des règles lexicales de la langue anglaise (voir, en ce sens, arrêt PURE
DIGITAL, point 40 supra, point 34) et que la juxtaposition en cause n’est ni
particulièrement originale ni empreinte de fantaisie. Le signe en cause, pris
dans son ensemble, pourra dès lors être compris par le public pertinent comme
désignant certaines caractéristiques des produits visés, à savoir qu’ils sont
de couleur bleue et souples.
47. Il s’ensuit que le signe BLUE SOFT présente, pour le public pertinent, un
rapport suffisamment direct et concret avec des produits inclus dans la
catégorie des « lentilles de contact » visée par la demande
d’enregistrement.
48. Les arguments avancés par Novartis ne sauraient remettre en cause cette
conclusion."
EU and Alicante News
lundi 16 juin 2008
BLUE SOFT n'est pas une marque...
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 16 juin 2008, 09:00
jeudi 5 juin 2008
Arrêt de la CJCE en date du 3 juin 2008
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 5 juin 2008, 08:57
Et une condamnation de
plus....
(...)
"Par ces motifs, la Cour (sixième chambre) déclare et arrête:
En l’absence de communication des tribunaux des dessins ou modèles
communautaires à la Commission des Communautés européennes, la République
française à manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de l’article 80,
paragraphe 2, du règlement (CE) nº6/2002 du Conseil, du 12 décembre 2001, sur
les dessins ou modèles communautaires
La République française est condamnée aux dépens."

mercredi 23 avril 2008
An accredited diplomat... The Ambassador!
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 23 avril 2008, 12:29
Case C-108/07 C Ferrero Deutschland v OHIM, Cornu SA Fontain has been posted on the Curia website so far in French only.
Italian confectioners Ferrero SpA, famed for their Mon Cheri chocolates, have succeeded in blocking the attempts of Swiss pastry maker Cornu SA from registering as a Community trade mark the word Ferro. The European Court of Justice considered that, given the similarity of the words Ferrero (protected as an earlier German trade mark) and Ferro, and the similarity of the businesses' respective goods, there was a likelihood of confusion among the relevant public. Said the court:
"There is a risk that customers will confuse products such as Giotto, Raffaello and Mon Cheri marketed under the trade mark Ferrero and salty biscuits marketed under the trade mark Ferro".
This dispute has been running for eight years. This decision overturns that of the European Court of First Instance, which rejected Ferrero's challenge in 2006, saying the minimal similarity between the names and the distinctive character of the Ferrero brand did not create a risk of confusion.
jeudi 10 avril 2008
Adidas Vs. Marca Mode (2)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 10 avril 2008, 18:34
The full text of the Court of Justice of the European Communities' decision in Case C-102/07 adidas v H & M (discussed below), has now been posted on the Curia website. It is 50 paragraphs in length. An English translation of the 85-paragraph Advocate General's Opinion in the same decision has also been posted this morning.
Adidas Vs. Marca Mode
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 10 avril 2008, 18:14
La CJCE a limité, jeudi 10 avril, la portée des droits de la célèbre marque
"à trois bandes" d'Adidas, qui a porté plainte contre des concurrents utilisant
des motifs voisins sur des gammes de vêtements.
La Cour européenne de justice a estimé qu'on ne pouvait interdire l'usage
"honnête" de motifs ressemblant à ses fameuses trois bandes, tout en
reconnaissant à l'équipementier sportif un droit sur sa marque.
"L'intérêt général consistant à laisser certains signes disponibles à tous
ne restreint pas le droit exclusif du titulaire d'une marque", a jugé la CJCE.
"Le titulaire de la marque ne peut cependant interdire aux tiers l'usage
d'indications descriptives, pour autant qu'il en soit fait un usage
honnête."
A l'origine de l'affaire, une plainte du groupe devant la justice
néerlandaise à l'encontre de plusieurs entreprises, Marca Mode, C&A,
H&M et Vendex, à qui il reprochait de commercialiser dans ce pays des
vêtements de sport et de loisir sur lesquels figuraient deux bandes
parallèles.
Adidas faisait valoir que ce motif pouvait être source de confusion avec ses
propres produits, ornés de trois bandes. Ses adversaires arguaient, de leur
côté, de leur liberté de faire figurer deux bandes à des fins décoratives sur
leurs vêtements.
Le tribunal néerlandais avait alors saisi la justice européenne.
Celle-ci a estimé qu'il revenait au juge national de "vérifier si le consommateur moyen peut se méprendre sur l'origine des vêtements de sport et de loisir sur lesquels sont apposés des motifs à bandes aux mêmes endroits et avec les mêmes caractéristiques que le motif à bande d'Adidas, à la différence près qu'ils sont composés de deux et non de trois bandes".
lundi 7 avril 2008
BBC trademark news
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 7 avril 2008, 16:33
"Trademark scam targets businesses"
By Mark Daly BBC Scotland investigations correspondent
"A trademark scam which caused havoc in the United States has reached
Scotland, hitting small companies and threatening to put them out of business,
a BBC investigation has found."
On its website the BBC reports that small companies in Scotland are being
targeted in a "trade mark troll" scam which has already swept the US. The
"trolls" typically register trade marks in the name of an existing and
unsuspecting small business and then demand money to licence or sell the mark
back to the original company. It appears that the troll in question, "Never
Give Up", has so far mainly targeted small juice and smoothie bars and tries to
profit from the fact that the owner's of small businesses are often not aware
that simply trading under a name for a significant amount of time creates
common law rights in a mark.
lundi 10 mars 2008
Alicante's growing pile of public money...
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 10 mars 2008, 10:25
See an amazing article published by the Economist here.
"The European Union has known its share of surpluses: wine lakes, butter
mountains and so on. But an unwanted pile of money is a first. The total stands
at around €300m ($460m) and is going up by over €1m a week. The pile is
accumulating in Alicante, at the European trademark agency, OHIM, and its
existence is revealed in the agency's latest annual report, published on March
6th."
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