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lundi 25 février 2008

Pot-au-feu... de la mer

On continue avec... La Bouillabaisse

L'essentiel réside bien entendu dans le poisson et les crustacés. Plus on a d'espèces... Au moins sept espèces sont nécessaires : langoustines (ou langouste), moules, petits crabes (favouilles ou étrilles), cigale de mer, du congre (pris du côté de la tête), de la lotte, du grondin, de la rascasse, du saint-pierre, de la raie, de la saumonette, du lieu jaune, des petites seiches (version de Martigues)... Selon la charte de la bouillabaisse établie en 1980, celle-ci doit comprendre au minimum 4 espèces parmi les suivantes : rascasse, rougets grondin, congre en tranches, saint-pierre, pajot, sans oublier le Chapon, la rascasse rouge dont la chair blanche et ferme.

Dans une grande casserole, mettre sur un lit d'huile d'olive: deux ou trois tomates, autant d'oignons, un petit poireau, de l'ail, du thym, sarriette, romarin, laurier, branche de fenouil, persil, branche de céleri, du sel et du poivre, une pointe de curry.

Faire colorer à feu vif.

Rajouter de la 'soupe de roche' : il s'agit de 'tout-venant' de petits et moyens poissons frais, ce que les pécheurs ont ramassé au fond de leurs filets, vendu chez les poissonniers et sur les marchés, et qui sert, comme son nom l'indique, à faire de la soupe de poisson.

Faire colorer les poissons.

Mettre de l'eau à couvert et laisser bouillir vingt bonnes minutes.

Passer au chinois, rajouter de l'eau si nécessaire pour obtenir la quantité de soupe désirée. Rectifier l'assaisonnement. Rajouter du safran, remettre sur le feu. Y faire cuire deux pommes de terre (coupées en gros morceaux) par personne. Au bout d'un quart d'heure, rajouter le poisson, en commençant par les poissons les plus longs à cuire (la lotte et le congre en particulier). Faire cuire à tout petit feu (d'où le nom: 'quand ça bouille, on baisse') pour que les poissons fragiles ne s'abîment pas...

Aïoli ou rouille? Le débat n'est pas clos...

"Charte de la bouillabaisse

- Préambule :
Il n'est pas possible de normaliser la cuisine. En effet, il s'agit d'un art où le tour de main du Chef fera la réussite. Cependant la Bouillabaisse, plat marseillais par excellence, comporte des ingrédients bien précis qu'il importe d'utiliser, si l'on veut respecter la tradition et ne pas tromper le client. Cette charte a donc pour objet, tout en respectant l'art du professionnel, de préciser les éléments d'une Bouillabaisse de qualité, en vue de promouvoir ce plat régional auprès de la clientèle.

- Historique de la Bouillabaisse :

A l'origine il s'agissait d'un plat de pêcheur qui, en triant le poisson destiné à la vente, mettaient de côté certaines pièces qu'ils préparaient pour eux et leur famille. C'est donc un plat simple et familial, qui au fil des ans a été perfectionné et qui peut comporter maintenant un fond liant et même des crustacés.

- Le service :

Le service de la Bouillabaisse Marseillaise est laissé à l'appréciation du restaurateur, mais d'une façon générale cette préparation est servie dans deux plats différents: le poisson d'un coté, le bouillon sur le réchaud. Selon le goût du convive, les deux pourront être mélangés dans une assiette creuse, ou bien servis à part. Mais une règle demeure fondamentale, c'est le découpage du poisson devant les convives. On servira également la ou les sauces (rouille et aïoli) accompagnées éventuellement de croûtons frottés à l'ail.

- Les composants

La Bouillabaisse Marseillaise est un plat dont l’élaboration demande une variété de poissons décrits ci-dessous. C’est leur goût particulier qui fait la renommée de ce plat, qui ne doit être composé que d’éléments de premier choix.

- Les poissons :

La Bouillabaisse Marseillaise devra comprendre au minimum 4 espèces parmi les suivantes :

Indispensable : Rascasse Araignée (Vive) Fielas (Congre) Rascasse blanche Chapon (Scorpène) Galinette (Rouget grondin)

Facultatif : Saint pierre Cigale de Mer Baudroie (Lotte) Langouste

Cette liste permet ainsi le choix en fonction des arrivages et du nombre de convives. Mais il reste un fait essentiel pour la qualité de la Bouillabaisse, c’est l’extrême fraîcheur du poisson ; condition primordiale de la réussite.

- Les autres ingrédients :

Les autres ingrédients qui concourent à la préparation de cette spécialité, sont en particulier : Sel, oignons, poivre, fenouil, safran, persil, huile d’olive, pommes de terre, ail, tomates. Egalement pour le fond : Petits poissons de roche

La Bouillabaisse s’accompagne également d’une sauce traditionnelle : La Rouille."

vendredi 15 février 2008

Blog en vacances

Une petite semaine avant de retrouver:

- la phrase du jour
- un article sur les marques tridimensionnelles
- de nouvelles images à analyser
- des brèves

et l'histoire du pot-au-feu

jeudi 14 février 2008

La recette du soir

Gloubi-boulga

Pour les quantités, c'est à vous de juger ou d'innover.

Dans un grand saladier, vous mélangez :

de la confiture de fraises,

des bananes mûres à point, bien écrasées,

du chocolat rapé,

de la moutarde de Dijon, très forte,

une saucisse de Toulouse, crue mais tiède.

A cette recette de base, Casimir ajoutait parfois : quelques anchois ou un peu de crème chantilly.

mardi 5 février 2008

Le Pot-au-Feu (4)

The pot-au-feu is a French boiled dinner.

There are variations as to the cuts of beef and the vegetables involved, but in general a pot-au-feu will contain:

Beef (generally, low-cost cuts that need long cooking) and usually some kind of cartilaginous meat, such as oxtail and/or bone with marrow

Vegetables: carrots, turnips, leeks, celery, and onions

Spices: bouquet garni, salt, black pepper and cloves.

Cooking cartilaginous meat in the stew will result in gelatin being dissolved into the broth. If the stew is allowed to cool, the broth may turn into a jelly, resulting in an interesting texture. Allowing the stew to cool also allows for the removal of excess grease which forms a layer at the surface.

The dish is often served with coarse salt and strong Dijon mustard and sometimes also with gherkins and samphire pickled in vinegar.

The pot-au-feu broth may be used as a soup (often enriched with rice, pasta or toasted bread), as a base for sauces, or for cooking vegetables or pasta. Ready-to-use "pot-au-feu" concentrated cubes for dissolving into hot water are on the market for such purposes as a substitute for true pot-au-feu broth.

lundi 4 février 2008

Le Pot-au-Feu (3)

Première recette.

Je suis pour la joue de boeuf, le reste est, à mon avis, à modifier, mais nous verrons cela au fil des billets et de vos réactions.

1 kg de queue de boeuf coupée en tronçons 1 kg de joue de boeuf coupée en morceaux 3 os à moelle 4 poireaux 400 g de carottes 400 g de navets 400 g de pommes de terre 1 branche de céleri 3 oignons 1 brindille de thym 3 feuilles de laurier Sel, poivre

Préparation

1. Mettre la queue de boeuf et la joue de boeuf dans un grand faitout. Couvrir d'eau froide à hauteur et mettre à cuire à feu doux. 2. Pendant ce temps, laver et peler les poireaux, les carottes, les navets, les pommes de terre et la branche de céleri. 3. Couper un oignon non épluché en deux, et le faire griller à la poêle. Peler les oignons restants. 4. Préparer un bouquet garni avec un vert de poireau, le thym et le laurier. 5. Surveiller la cuisson du faitout : dès le début de l'ébullition, retirer les impuretés en surface avec une écumoire. Saler, poivrer. Ajouter le bouquet garni, l'oignon grillé, les oignons entiers, les légumes et les os à moelle. 6. Lorsque les légumes sont cuits, les sortir du faitout, ainsi que les os à moelle. Réserver. 7. Poursuivre la cuisson de la queue et de la joue de boeuf à feu doux pendant environ 3 heures. 8. Peu avant la fin de la cuisson, replonger les légumes et les os à moelle dans le bouillon pour les réchauffer. 9. Passer le bouillon au chinois. 10. Dresser la viande et les légumes dans un grand plat creux et servir.

samedi 2 février 2008

Homonyme

A consullter

Le paternel

Le pot-au-feu : un plat qui fait la France ?

Avant de devenir l'emblème d'une cuisine populaire, le pot-au-feu a connu une longue maturation historique. À l'origine était le pot, contenant ancestral, fondement culinaire des civilisations humaines, dans lequel on cuit soupes, bouillies et potages parfois enrichis d'un mélange roboratif de viandes et de légumes. Le pot-au-feu ravit ainsi son nom au récipient qui l'accueille.

Plat unique aux vertus réputées magiques, produit d'une élaboration culinaire liée à la tradition rurale, presque immémoriale, il accède au statut de mythe, alimentant la sagesse proverbiale, la littérature, les débats savants tout comme le discours politique.

Le pot-au-feu, terme générique désignant une soupe à base de chairs animales et de légumes, a engendré nombre de spécialités locales aux saveurs et aux modes de présentation infinis. De la potée, lorraine ou auvergnate, à la garbure, languedocienne ou gasconne, en passant par la bouillabaisse, pot-au-feu de poissons, ces nourritures terrestres et rustiques partagent une même histoire : celle d'une culture alimentaire d'origine paysanne et pauvre qui rencontra aussi la faveur des plus grandes tables.

Pot-au-feu de poissons cuits dans le pot, la bouillabaisse, plat traditionnel des pêcheurs, se constitue aux XIXe et XXe siècles, en liaison avec le développement économique de Marseille et de son port, comme le plat emblématique de la cuisine provençale du littoral...

Des recettes ?

Mon bras qu'avec tant de respect...

A lire...

http://www.magazine-litteraire.com/archives/ar_376.htm

jeudi 31 janvier 2008

Le Pot-au-Feu (2)

Première recette... que le Grand Chef se doit de réaliser... sans recette!

"Le pot-au-feu proprement dit, légèrement frotté de salpêtre et passé au sel, était coupé en tranches et la chair en était si fine que la bouche à l'avance la devinait délicieusement brisante et friable. Le parfum qui en émanait était fait non seulement de suc de bœuf fumant comme un encens, mais de l'odeur énergique de l'estragon dont il était imprégné et de quelques cubes, peu nombreux d'ailleurs, de lard transparent, immaculé, dont il était piqué. Les tranches, assez épaisses et dont les lèvres pressentaient le velouté, s'appuyaient mollement sur un oreiller fait d'un large rond de saucisson, haché gros, où le porc était escorté de la chair plus fine du veau, d'herbes, de thym et de cerfeuil hachés.

Mais cette délicate charcuterie, cuite dans le même bouillon que le bœuf, était elle-même soutenue par une ample découpade, à même les filets et les ailes, de blanc de poularde, bouillie en son jus avec un jarret de veau, frotté de menthe et de serpolet. Et pour étayer cette triple et magique superposition, on avait glissé audacieusement derrière la chair blanche de la volaille nourrie uniquement de pain trempé de lait, le gras et robuste appui d'une confortable couche de foie d'oie frais simplement cuit au chambertin. L'ordonnance reprenait ensuite avec la même alternance, formant des parts nettement marquées, chacune, par un enveloppement de légumes assortis cuits dans le bouillon et passés au beurre ; chaque convive devait puiser d'un coup entre la fourchette et la cuillère le quadruple enchantement qui lui était dévolu, puis le transporter sur son assiette.

Subtilement, Dodin avait réservé au Chambolle l'honneur d'escorter ce plat d'élite. Un vin uni aurait juré avec quelqu'une des parties qui le composaient; le Chambolle nuancé, complexe et complet, recelait dans son sang d'or rose assez de ressources pour que le palais y pût trouver à temps, suivant la chair dont il s'imprégnait, le ton nécessaire, la note indispensable."

Marcel Rouff (1887 - 1936), journaliste et écrivain français d'origine genevoise, Marcel Rouff est aussi l'ami de Curnonsky avec qui il publie 28 petits guides intitulés "La France gastronomique" sur la cuisine régionale et les meilleures tables de France. Mais il est surtout connu pour être l'auteur du célèbre roman de table et de gourmandise dont est extrait le passage ci-dessus : "La vie et la passion de Dodin-Bouffant, gourmet" publié en 1924 (In-8, broché couverture illustrée en couleurs par Joseph Hémard. A Paris, Chez Delamain Boutelleau et Cie, Editeurs, Librairie Stock ; Paris ;1924 ; 12 X 19 Cm ; 267 P; date de parution : 01/1924, dont 540 exemplaires sur papier pur fil du marais, portant la mention "Edition Originale").

Au prochain numéro, une véritable recette...

mardi 29 janvier 2008

Le Pot-au-feu (1)

Le pot-au-feu symbolise le boeuf cuit au pot.

Il est " populaire ", à la fois soupe, viande, légume et plat unique ; ou " bourgeois " devenant, extrapolé par les chefs, d'abord la base de potages puis de plats dont le fameux Dodin-Bouffant est l'apothéose.

Le " populaire " a ses dérivés: miroton et hachis Parmentier. Le " bourgeois " d'innombrables variantes : si le potage Germiny est une grande chose, il le doit, en quelque sorte, à l'humble pot-au-feu.

De reste, Brillat-Savarin négligeait le pot-au-feu. Mais sa théorie de l'osmazôme reste capitale : elle concerne la partie sapide des viandes, soluble à l'eau froide, se distinguant de la partie extractive, soluble, elle, seulement dans l'eau bouillante. C'est l'osmazôme, écrivait-il, qui fait le bon bouillon.

Cela se traduit en langage culinaire par l'alternative : " Si vous voulez du bon bouillon, mettez la viande à l'eau froide ; si vous voulez de la viande meilleure, mettez-là à l'eau chaude. ".

Exemple : plates-côtes désossées et roulées dans l'eau froide puis gîte à l'eau bouillante.

Cela n'ôte rien au pot-au-feu offert par Dodin-Bouffant au Prince d'Eurasie, sorte de plat à tiroirs où entrent, avec le boeuf, un large saucisson de porc et de veau, une poularde, du jarret de veau frotté de menthe et de serpolet, du foie d'oie cuit au chambertin...

Revenons au « classique » chef d’oeuvre qui doit se servir en trois " épisodes ".

D'abord le bouillon, bien chaud, avec, à part, du fromage râpé et des petits croûtons.

Ensuite l'os à moelle et son toast.

Enfin les viandes avec les légumes du pot (carottes, poireaux, navets... voire pommes de terre mais cuites à part!). Avec moutarde et gros sel marin.

Suite des recettes au prochain numéro...

lundi 28 janvier 2008

La recette du soir (7) é faim...

"La recette du soir" laisse place à de nouveaux billets plus... "gastropratiques".

La rubrique débute par "Le Plat des plats"...

"On appelle pot-au-feu un morceau de boeuf destiné à être traité à l'eau bouillante légèrement salée, pour en extraire les parties solubles" in "Physiologie du goût ou méditations de gastronomie transcendante, ouvrage théorique, historique et à l'ordre du jour, dédié aux gastronomes parisiens par un professeur, membre de plusieurs sociétés littéraires et savantes".

On se souvient, à propos de ce livre, que c'est en 1826, deux mois avant sa mort, que Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826) publie de façon anonyme chez Sautelet sa célèbre Physiologie du goût en deux volumes.

De nombreuses fois réédité, l'auteur ne connut pas le succès de son ouvrage novateur. Fils d'avocat, avocat lui-même, député du Tiers-Etat à l'Assemblée Constituante, émigré en Suisse, en Hollande puis aux États-Unis où il vivra de leçons de musique et de cuisine, Brillat-Savarin regagnera la France en 1796.

Il y sera conseiller à la Cour de cassation jusqu'à sa mort.

Epicurien, curieux, il se passionnera aussi bien pour l'archéologie, l'astronomie, la chimie et au premier chef, la gastronomie. Il analyse dans sa Physiologie du goût entre autres, la mécanique du goût, et traite pour la première fois de la gastronomie comme science, ce qui ne manque pas d'enthousiasmer des auteurs comme Honoré de Balzac (1799-1850) ou Alexandre Dumas (1802-1870).

Le dessinateur Bertall (1820-1882) fut un des premiers à donner une édition illustrée de son livre en 1848.

A suivre : les "vraies" recettes du Pot-au-feu... Contributions attendues

En attendant, on peut consulter avec plaisir l'ouvrage d'un homonyme


60 recettes de bistrot parisiens, de France et d’ailleurs « entre tradition et simplicité, populaires à des prix modérés ». Gratinée à l’oignon, hure de saumon au citron, soupe au pistou, brandade de morue, aligot, lentilles berrichonnes, pot au feu, tête de veau, chou farci, crème renversée, riz au lait, Akoud de Tunis, Osso buco, Risotto, Poulet yassa de Dakar…

vendredi 25 janvier 2008

La recette du soir (6)

Fernand Petiot, an ex pat who bartended at Harry’s New York Bar in Paris in the ‘20’s, is the famed inventor of the legendary Bloody Mary.

The story goes that when he mixed the tomato juice and vodka, a patron suggested that the drink be named the Bloody Mary, because it was reminiscent of the Bucket of Blood Club in Chicago, and a girl there named Mary. Another account is that the drink is named after the lovely Bloody Mary herself, Queen Mary I, famous for her persecution of the Protestants.


Mary I, *Bloody Mary*, Queen of England (1516-1558) (painted by Hans Eworth)

Whatever the origins of the drink, it quickly became popular back in the US when Petiot began bartending at the St. Regis Hotel, and spiced it up for his classy New York clientele.

These days the Bloody Mary can be enjoyed in many manifestations – with beer instead of tomato juice, extra spicy peppers, or even yogurt. The bottom line is use your imagination. Tomato juice can stand up to a lot of experimentation!

Here's the classic Bloody Mary recipe.

1 1/2 ounces (1 jigger) vodka
1/2 cup tomato juice
2 teaspoons fresh lemon juice
Worcestershire sauce to taste
Tabasco to taste
1 celery stick for garnish
1 lemon wedge for garnish

Combine the vodka, the tomato juice, the lemon juice, the Worcestershire sauce, the Tabasco, 1 cup ice cubes, and salt and pepper to taste, shake the mixture well, and strain it into a tall glass filled with ice cubes. Garnish the Bloody Mary with the celery stick and the lemon wedge.

jeudi 24 janvier 2008

La recette du soir (4)

25 décembre 1870

Hors d'oeuvres

Beurre, Radis, Tête d'Ane Farcie, Sardines

Potages
... Consommé d'éléphants

Entrées

Goujons frits - Le Chameau rôti à l'anglaise
Le Civet de Kangourou
Côtes d'Ours rôties sauce Poivrade...

En effet, le Jardin d’acclimatation est mis à contribution pour les mets exotiques et les bouchers peuvent vendre du zébu, du buffle, de l’antilope, du chameau, du yack, du kangourou, du casoar, de l’ours, du zèbre.

Un restaurant propose du filet d’éléphant sauce madère, des cuissots d’ours bourgeois, de la galantine de paon...

Le 31 décembre, Edmond de Gongourt consigne dans son Journal : « J’ai la curiosité d’entrer chez Roos, le boucher anglais du boulevard Haussman. Au milieu de viandes anonymes et de cornes excentriques, un garçon offre des rognons de chameau... Ce soir, je retrouve chez Voisin le fameux boudin d’éléphant et j’en dîne. »

La veille, les deux éléphants Castor et Pollux ont été abattus...

mercredi 23 janvier 2008

La recette du soir (3)

in Le grand dictionnaire de cuisine

d'Alexandre Dumas

Edition originale, Paris, Lemerre, 1873. Grand in-8 de 2 ff.n.ch. VI 1 f.n.ch. 1155 pp. 24 pp. (annexe), demi velin à coins postérieur, dos lisse, pièce de titre en maroquin, tête dorée, ornée de 2 portraits gravés à l'eau-forte par Rajon (Vicaire : Manuel de l'amateur de livres du XIXème siècle III, p. 433 - Bibliographie gastronomique 297).

"Crabes

Il y a plusieurs espèces de crabes ; mais il n'y a guère que le gros crabe de Bretagne et le crapelet de la Manche qui puissent figurer dignement sur la table, quoique leur chair soit toujours de difficile digestion ; leurs oeufs sont meilleurs et les nègres s'en nourrissent ; les Caraïbes ne vivent presque que de crabes.

On les fait cuire à l'eau de sel, ainsi que les homards et les crevettes avec du beurre frais, du persil, un bouquet de poireaux, vous les laissez refroidir dans leur brouet, vous en détachez proprement les chairs blanches, et vous enlevez avec une cuiller la crème de laitance que vous mélangez avec les chairs épluchées en y joignant du cresson, du gros poivre, un peu d'huile vierge et un peu de verjus ; garnissez votre plat de ces deux mordants et servez comme rôt fort élégant, surtout en carême."

mardi 22 janvier 2008

La recette du soir (2)

in Le grand dictionnaire de cuisine
(1873 Publication posthume, Alphonse Lemerre - Deuxième édition 1965, Tchou)

Alexandre Dumas
(24 juillet 1802, Villers-Cotterêts, dans l'Aisne / 5 décembre 1870, Puys, près de Dieppe)

Sirop

Il existe deux procédés pour la préparation des sirops à froid : faites fondre dans de l'eau le double de son poids de sucre, environ deux livres dans dix- huit ou vingt onces de liquide, tel que les sucs de limons, d'oranges, de roses, de violettes passées au tamis, et mettez au froid dans des bouteilles bien bouchées.

On peut mettre aussi dans un vase de faïence un lit de sucre, un autre lit de fruits, tels que groseilles, oranges, cerises, remettre par-dessus un lit de sucre, et ainsi alternativement en ayant soin que le premier et le dernier lit soient de sucre ; le sucre se dissout dans le jus des fruits, lequel en deux jours est transformé en sirop ; cette sorte de sirop est très agréable, mais ne se conserve pas longtemps.

Il faut apporter une grande attention dans la confection des sirops : pas assez cuits, ils se conservent mal ; trop cuits, ils se candissent.

Les sirops par coction se font ainsi : mettez dans votre liquide du sucre à raison d'une livre par pinte, et faites évaporer ; la cuisson n'a pour but que de concentrer les sucs ; d'autres praticiens font évaporer le suc avant d'y mettre le sucre ; ce moyen donne un sirop plus agréable, mais qui ne se garde point aisément.

Le sucre doit toujours être en double proportion, à froid immédiatement, à chaud au moyen de l'évaporation. Nous ne donnons aucune recette particulière pour la préparation des sirops d'orgeat, framboises, au verjus, aux grenades, etc., ces préparations étant du domaine du confiseur et non du cuisinier.

lundi 21 janvier 2008

La recette du soir

Raviolis aux épinards, pâte à rissoler à l’italienne

Vous faites une pâte avec de la farine, des blancs d’œufs, du sel et de l'eau tiède. Vous la faites molle et la laissez reposer dessous une casserole. Vous vous en servez de cette manière : vous tirez de cette pâte sur vos mains et vous l'étendez sur une table de côté et d'autre. Vous avez une farce d'épinards passée au beurre, vous y mettez de la crème, de la mie de pain, du fromage de parmesan râpé, et des jaunes d’œufs pour lier la farce. Assaisonnez, ajoutez de la moelle de bœuf et laissez refroidir. Vous étalez cette farce sur votre pâte comme des rissoles, vous les découpez et les arrangez sur un plat. Une heure avant de servir, vous avez de l'eau bouillante, vous y ajoutez un peu de sel, et vous y mettez vos raviolis les uns après les autres. Laissez cuire une demi-heure. Etant cuits et prêts à servir, vous les retirez avec une écumoire, et les dressez dans leur plat par lits : un lit de raviolis, un lit de parmesan et de beurre frais fondu. Au dernier lit, vous mettez davantage de parmesan et de beurre, et vous servez chaud.

« Le cuisinier Gascon », Anonyme (attribué au Prince de Dombes à qui cet ouvrage est dédié de la manière suivante : «(à l’) un des meilleurs cuisiniers de France»), Amsterdam, 1747.

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