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mardi 27 mai 2008

In Vino Veritas (6)

LA PROPRIETE INDUSTRIELLE ? UNE SOLUTION ?

Le choix d'une marque...

La meilleure stratégie est de sélectionner quatre ou cinq noms et d’effectuer des recherches à l’identique afin d’en vérifier la disponibilité. Compte tenu du nombre de marques déposées en France, il est fort probable que seul un ou deux noms de cette première liste ne soient pas déposés.

Il fauta alors diligenter une recherche parmi les marques identiques et similaires sur le nom qui correspond le mieux aux attentes du producteur. Une fois les résultats obtenus un dépôt pourra être effectué.

Mais le packaging ne doit pas être non plus oublié. Sortir de la « bordelaise 75 cl » est possible voir même souhaitable. Quoi de plus facilement mémorisable qu’une forme nouvelle et originale ? Là aussi, la Propriété Industrielle vient aider le producteur et l’aide à protéger son innovation.



Les conditions de dépôts des dessins ou de modèles que ce soit en France, au niveau communautaire ou à l’étranger sont relativement simples et peu coûteuses. Un Conseil spécialisé sera à même d’envisager la meilleure stratégie mais aussi de réagir si l’un de vos concurrents commercialisait une bouteille identique ou proche.

La seule condition de protection des packagings étant la nouveauté et le caractère propre, une protection pour 25 ans devrait alors être facilement obtenue.

Encore une fois, la meilleure stratégie, comme sur tout marché concurrentiel, est de rendre l'offre la plus lisible possible. La propriété industrielle peut être une solution.

Un reclassement des onze catégories française sera peut-être aussi inévitable pour rendre la hiérarchie qualitative de l'offre plus cohérente avec la réalité et permettre, en même temps, la production de vins de cépages dans des conditions compétitives.

lundi 26 mai 2008

In Vino Veritas

Toujours dans la thématique, "La propriété industrielle, une solution?" pour notre secteur viti-vinicole, voici des expériences de bouteilles en plastique recyclable...


Boisset

A voir ici

vendredi 16 mai 2008

In Vino Veritas (5)




Lutter contre les vins du « Nouveau Monde » requiert, éventuellement, un assouplissement des règles relatives à la production (irrigation, copeaux de bois, etc.), un durcissement ou au contraire une baisse des critères pour les AOC ou encore d’autres mesures techniques.

Mais, une voie semble avoir été négligée : le droit des marques, le droit des dessins et modèles voire même le concept américain de « trade dress » qui pourraient être utilisés afin de différencier encore plus notre production de celle venue de l’autre côté des océans.

La définition même d’une marque n’est-elle pas : « un signe susceptible de représentation graphique servant à distinguer les produits d’une personne physique ou morale ». Les dessins ou modèles se définissent quant à eux comme « l’apparence d’un produit, ou d’une partie de produit, caractérisé en particulier par ses lignes, ses contours, sa forme sa texture ou ses matériaux ».

Enfin , le « trade-dress », concept nouveau en Europe mais largement employé, notamment, aux Etats-Unis, peut s’envisager comme « l’image globale du produit, y compris des éléments tels que sa taille, sa couleur ou ses combinaisons de couleur, sa texture, son graphisme ou bien même sa technique de vente ».



Une vérification sur les bases de données de l’INPI ainsi qu’auprès des différents Offices nationaux montre que les pays dans lesquels on dénombre le plus de marques enregistrées pour du « vin » sont, par ordre décroissant, la France, les Etats-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni, la Corée du Sud et l’Italie.

Une étude plus poussée montre qu’au cours des 5 dernières années, le nombre de dépôts par an est stable en France (de l’ordre de 3 300 marques par an) alors qu’il est en constante évolution aux Etats Unis et en Australie (les dépôts ont été multipliés par deux entre 2002 et 2005 pour s’établir, par an, à 4 600 dépôts aux USA et 1 500 en Australie).

Même si ces chiffres ne sont pas exhaustifs, il n’en demeure pas moins qu’ils montrent que notre avance diminue d’années en années.

L’une des possibles explications est le recours quasi-logique au toponyme. Pourquoi défendre le nom de mon « Château » autrement que par mon droit de propriété sur mes terres et sur ma bâtisse, vu qu’il n’en existe pas d’autres du même nom dans mon appellation ?

Le réflexe se comprend, mais est en décalage avec la réalité.



Les « jeunes adultes », cible incontournable, sont-ils encore charmés par des vins dont le nom ne véhicule pour eux aucune image tangible ? Ne préfèrent-ils pas une indication claire du type de cépage et donc une indication claire sur la façon dont ils vont le consommer ? Sinon, comment expliquer le succès des « mono-cépage » chez nos cavistes ?



D’un point de vue juridique, l’adoption d’un toponyme peut, de plus, être sujet à réclamation, votre voisin pouvant être en droit de commercialiser sous un nom proche ou identique. CHATEAU LARRIVET HAUT BRION et CHATEAU HAUT BRION n’appartiennent pas aux mêmes personnes…

L’attitude agressive des vins étrangers sur notre marché se fonde principalement sur le marketing et sur la marque : tout est fait que pour le consommateur soit séduit par le nom et qu’il puisse facilement s’en souvenir pour réitérer son achat.

jeudi 15 mai 2008

In Vino Veritas (4)

Bon, il y a aussi des erreurs...













In Vino Veritas (3)

Certains crieront au scandale, d'autres se font remarquer....



Vin Sud Africain VERSUS.

Voir ici

mercredi 14 mai 2008

In Vino Veritas (2)

Ainsi 80% des français sont incapables de citer une marque de vin.



Pour les 20% qui reste, VIEUX PAPES et CHATEAU MARGAUX sont en tête. LISTEL reste dans les cinq premières marques mais, MOUTON ROTHSCHILD et SIDI BRAHIM ont été dépassés par CHATEAU LAFITE et CHATEAU PETRUS… Qui, comme chacun le sait, est un vin que nous consommons tous quotidiennement !

Et pour plus de 70% des français, il est difficile de choisir un vin !

Les grandes entreprises (LVMH, Marie Brizard & Roger International, Castel, les Grands Chais de France, Baron Philippe de Rothschild, Pernod-Ricard, Val d’Orbieu et le groupe Boisset) ont compris depuis longtemps qu’il fallait miser sur une politique forte en terme de promotion et de marque.

L’exemple le plus connu est évidemment celui de MOUTON CADET. Cette marque étonnante, dont le nom est un coup de génie marketing, représentait 1 million de bouteilles en 1970. Il s’en est vendu 15 millions en 2000 !



Il en va de même de PIERRE CHANAU, marque anagramme d’Auchan qui a atteint, selon le magazine L.S.A., 32 % des ventes en grandes et moyennes surface, en 2002.



Sur un marché ultra concurrentiel, les signes distinctifs permettent aux consommateurs d’identifier le produit qu’il recherche (de par l’information qu’il en retire « à première vue ») et de renouveler son acte d’achat (s’il n’a pas été déçu) en reconnaissant sa marque ou son packaging au « premier coup d’œil » ou d’en faire la promotion facilement autour de lui.

Une des solutions à la crise viti-vinicole française passe donc, peut-être, par les règles de la propriété industrielle.

Lutter contre les vins du « Nouveau Monde » requiert, éventuellement, un assouplissement des règles relatives à la production (irrigation, copeaux de bois, etc.), un durcissement ou au contraire une baisse des critères pour les AOC ou encore d’autres mesures techniques.

Mais, une voie semble avoir été négligée : le droit des marques, le droit des dessins et modèles voire même le concept américain de « trade dress » qui pourraient être utilisés afin de différencier encore plus notre production de celle venue de l’autre côté des océans.

Qui sont les intrus?

In Vino Veritas (1)

Exemples de packaging pour se différencier:













Nous reviendrons plus atrd avec des explications, des commentaires, des remarques... et d'autres exemples de vins et autres boissons qui ont décidé d'INNOVER!

In Vino Veritas



Fleuron de l’agriculture française, notre viticulture est confrontée à une crise sans précédent. La concurrence de plus en plus vive sur le marché des vins amène cependant à se demander si nous ne souffrons pas d’un défaut de positionnement : l’offre n’est-elle pas déconnectée de la demande ?

D’un côté, des vins de table et de pays de qualité moyenne en concurrence avec l’Espagne, l’Italie ou les latino-Américains qui bénéficient de coûts de production plus faibles et d'une réglementation plus laxiste, de l'autre, des vins de cépages d’un niveau qualitatif intéressant mais « invisibles », car noyés dans la masse des produits.

Or, la qualité ne suffit plus, à elle seule, à assurer un avantage concurrentiel.

Le « nouveau » consommateur est tout d’abord demandeur de repères d’identification simples que sont le pays, le cépage et la marque. Or, tel n’est à l’évidence pas le cas des vins français.

L’Australie, les USA, le Chili, l’Argentine, l’Afrique du Sud, la Chine, etc. ne connaissent pas nos onze catégories de vin : Vin de Table DPCE, Vin de Table de France, Vin de Pays de Département, Vin de Pays de Petite Zone, Vin de Pays Régionaux, A.O. Vin Délimité de Qualité Supérieure, Appellation d’Origine Contrôlée (parfois appelée Régionale), AOC sous-régionale, AOC communale, AOC de Cru ou Premier Cru, AOC de Grand Cru.

La France compte ainsi 450 AOC, 52 vins de pays au nom du département d'origine, 95 baptisés selon leur zone de production, 43 VDQS, 38 000 propriétaires particuliers et autant d'étiquettes, dont 1 500 châteaux dans le Bordelais.

La notoriété de certaines appellations protégées ou même de régions est telle qu’elle occulte, chez le consommateur, les autres identifiants tels que la référence à un cépage ou la présence d’une marque commerciale.

Ainsi 80% des français sont incapables de citer une marque de vin.

Je vous propose donc une étude liant packaging, marketing, design et droit en matière de Vin. Pile poil dans la thématique de ce blog.