Version « soft »…. Et presque drôle
Une cliente d'un centre Leclerc de Trélissac (Dordogne) a été arrêtée mardi à
la caisse alors qu'après avoir échangé des codes-barres, elle tentait
d'emporter pour un peu plus de cinq euros deux bouteilles de Petrus d'une
valeur de 4.600 euros…. La jeune femme avait collé sur les bouteilles du
précieux Grand Vin de Pomerol des codes-barres de "mousseux premier prix"
Versions « hard »…. Et beaucoup moins drôle

La bouteille la plus chère jamais vendue est un grand cru de Bordeaux
Cheval-Blanc de 1947 qui a atteint la somme de 304 375 dollars… S’offrir une
telle bouteille pour la déguster ? Non, elle finira probablement derrière
une vitrine… Il devient alors tentant de développer une nouvelle
économie : la contrefaçon de grand cru.
« The simplest technique is to slap the label of a 1982 Château Lafite
(one of the most prized recent vintages) onto a bottle of 1975 Lafite (a less
divine year). Another trick is to bribe the sommelier of a fancy restaurant to
pass on empty bottles that once held expensive wine, along with the corks.
These can be refilled with cheaper wine, recorked and resealed. Empty Lafite
and Latour bottles are sold on eBay for several hundred euros. » Les
malfaiteurs rachètent les bouteilles vides à des restaurateurs, les nettoient,
puis les remplissent d'un vin qui n'a rien à voir avec l'étiquette….
The Economist
Autre exemple, chez nos voisins belges : six mois de prison ferme et 1
million d'euros d'amende pour avoir écoulé, entre 1994 et 1997, quelque 2
millions de bouteilles d'un cru bourgeois (médoc) coupé avec du vin
de table.
Le 17 février dernier, le tribunal de la région Languedoc a condamné un certain
nombre de producteurs de la région pour avoir escroqué pendant deux ans une
multinationale américaine E & J Gallo, en lui vendant un soit disant vin
Pinot Noir qui était en réalité, un assemblage de Syrah et de Merlot. Une
escroquerie de plus de $ 5, 000,000.
En Chine, où l’on découvre de plus en plus d’usines fabriquant des produits de
contrefaçon, les autorités ont fermé les portes de 30 établissements vinicoles
dans la province d’Hebei, qui produisaient de faux vins et même dans certains
cas, utilisaient seulement 20% de raisins fermentés et le reste :
colorants, arômes et autres produits chimiques. Selon une enquête du Bureau
national de l'industrie et du commerce de Chine, 70 % des vins d'importation
vendus dans les restaurants des grandes villes du pays sont des faux!

Les producteurs de vins de Bordeaux et de Bourgogne luttent contre ces
contrefaçons notamment en travaillant sur des étiquettes afin de les rendre
facilement identifiables et souhaitent développer d’autres moyens de
lutte.
Soucieux de préserver la réputation de leurs produits, viticulteurs et
négociants déploient de gros efforts pour éviter que leurs étiquettes ne
puissent être copiées. Celles du plus prestigieux des sauternes, Château
d'Yquem, intègre par exemple un filigrane apparaissant à travers la bouteille.
De même, un oeil averti devinera un hologramme sur celle d'un petrus. Pour le
château-la-mission-haut-brion, grand cru classé de graves, on a été jusqu'à
faire appel à une société spécialisée dans la fabrication de papier-monnaie
pour mettre au point une « étiquette antifraude ». Celle-ci comprend des
marques invisibles se révélant à la lumière ultraviolette et d'autres tenues
secrètes.
Dans l’industrie du vin, notamment, plusieurs solutions reposent sur des
techniques invisibles, p. ex. utiliser des encres ou des papiers spéciaux, à
l’instar des billets de banque. Devenues désuètes, ces techniques coûtent cher
et sont difficiles à utiliser car elles nécessitent des scanneurs ou des
détecteurs spéciaux. Ces solutions cachées ne rassurent pas les consommateurs
qui, souvent, ignorent même leur existence.
Une solution : un code unique est attribué à chaque bouteille de vin
produite, qui devient essentiellement l’empreinte digitale du produit.
Dernière innovation en date : la datation des bouteilles de vin grâce aux
ions. Les bouteilles sont placées dans un accélérateur de particules qui
produit des ions de haute énergie, lesquels entrent de quelques dixièmes de
millimètres dans le verre de la bouteille. Au contact de la bouteille, les
atomes produisent des rayons X, il suffit alors de comparer les résultats avec
une base de données. La fabrication du verre ayant évolué avec le temps, il est
ensuite possible de comparer la «signature» unique de ces bouteilles.
Des moules originaux de bouteilles...
Une méthode au demeurant inefficace si les fraudeurs possèdent des échantillons
de bouteilles originaux. Il arrive, en effet, que sur Ebay des vendeurs
proposent à des prix élevés des bouteilles de grands crus vides avec les
bouchons, les étiquettes et les capsules correspondants.
L’idée : le moule original. Ce moule, conservé par le verrier, coûterait
en effet cher à contrefaire par les escrocs.
Un autre procédé étonnant est celle de la datation du vin grâce au nucléaire
absorbé par les vignes. Ainsi, le Césium 137, un élément radioactif créé
artificiellement lors d'essais nucléaires ou de l'accident de la centrale de
Tchernobyl, a laissé des traces indélébiles. Mais cette technique a elle aussi
ses limites : elle ne permet pas de remonter avant les premiers essais
nucléaires dans les années 50.
Une autre méthode utilisée par la Répression des fraudes permet de mettre en
évidence la chaptalisation du vin (ajout de sucre) ou encore l'origine
géographique d'un vin. Le spectromètre à résonance nucléaire analyse dans un
cas le carbone et l'hydrogène contenus dans le vin.
Enfin, une méthode originale qui pourrait à terme mettre les œnologues au
chômage : la langue électronique. L'institut de microélectronique de
Barcelone a en effet mis au point un détecteur capable de détecter quatre
cépages différents : le chardonnay, le malvoisie, l'airén et le macabeu.
Cette «langue» est également capable de reconnaître les millésimes 2005 et
2007. Pratique, cette «langue» transportable pourra assurer la dégustation des
vins en tous lieux mais surtout de traquer les vins contrefaits. Elle est en
effet capable de repérer l'ajout de 20% d'un autre cépage dans une bouteille,
une falsification indétectable pour l'homme.
Pour en revenir aux chinois eux-mêmes, une meilleure connaissance du vin des
acheteurs chinois pourrait également contribuer à diminuer cette fraude.
N’oublions pas que les producteurs de vins en Chine sont à la septième place
et la chine devrait connaître une progression de production de +77 % d’ici
2014. Il y a actuellement 20 millions de clients chinois et leur nombre devrait
exploser dans les années qui viennent.
Certains producteurs chinois commencent
à être reconnus notamment dans comté de Changli, dans la province de Shandong
ou dans les steppes proches de la Mongolie.
La consommation de vin en Chine augmente à l’inverse de la France et les
Chinois apprécient les vins importés puisqu’ils n’ont pas toujours confiance
dans leur production surtout depuis les récents scandales alimentaires qui ont
secoué le pays.

In Vino Veritas
lundi 4 juillet 2011
Vins et contrefaçon Château Lafake
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 4 juillet 2011, 15:50
mardi 28 octobre 2008
Mais les français étaient... les premiers!
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 28 octobre 2008, 21:42
1924

En 1924, à l'occasion de la première mise en bouteille au Château, une
étiquette spécifique est réalisée par l'affichiste Jean Carlu (voyez ici).
C'est d'ailleurs une œuvre de l'artiste qui décore depuis 1994 l'étiquette du
Petit Mouton. En 1945, le baron Philippe de Rothschild décide de célébrer la
victoire en illustrant l'étiquette de Mouton Rothschild par le V de la
Victoire. Celle ci est dessinée par Philippe Jullian. Puis de 1946 à 1954, il
fait appel à divers artistes (peintres, affichistes) pour orner les étiquettes.
A partir de 1955, elles seront réalisées par des artistes majeurs.
Ces derniers ne sont pas rémunérés, mais reçoivent du vin de deux millésimes
différents, dont celui qu'ils illustrent.
1961
![]()
1969
![]()
1985
![]()
En 1981, Philippe de Rothschild s’adresse au peintre et sculpteur niçois, Arman
Fernandez, dit Arman, fondateur en 1960, avec Yves Klein et Pierre Restany, du
groupe des "nouveaux réalistes", qui entendent réagir contre l'esthétique
abstraite en donnant une place prépondérante à l'objet quotidien. Son travail
repose vers 1980 sur la destruction, créant ainsi un univers puissamment
original. Ses fameuses "Colères" font littéralement exploser les objets,
notamment des instruments de musique, dont les différents éléments sont
éparpillés sur la toile ou dans l'espace. Le thème du violon éclaté, fréquent
dans ses créations de l’époque, apparaît dans sa composition colorée pour
l'étiquette du Mouton Rothschild 1981.

Philippine de Rothschild s’adresse à son amie Niky de Saint Phalle pour
composer l’étiquette du millésime 1997. Du soleil à l'assiette, en passant par
une bouche gourmande et une main tendue, Niky de Saint Phalle compose une
allégorie chatoyante et festive des plaisirs de la table. Traversant le dessin,
le Serpent tentateur, plus oenophile que diabolique et au lieu d'offrir à Eve
la pomme, lui propose ici une bouteille de vin.

mercredi 24 septembre 2008
Les italiens, encore et toujours
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 24 septembre 2008, 21:09

lundi 1 septembre 2008
Les mexicains y sont aussi...
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 1 septembre 2008, 23:06


mercredi 20 août 2008
Eh ben... (E)vin
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 20 août 2008, 07:11
Je cite...
"Do the French Have an IQ of 12?

There was a moment back in the early 1990s when many folks in the wine industry
believed fervently that America's Neo-Prohibitiionists would play a key role in
inhibiting the marketing of wine in the United States. Mothers Against Drunk
Driving seemed to have the ear of every law enforcement agency in America. It
appeared their goal was nothing less than stopping all drinking. The news about
Fetal Alcohol Syndrome was everywhere and threatened turn off every single
pregant woman in America from even having a sip of wine during their 9 months
of gestation.
None of these threats to common sense came to any serious fruition.
The apparent French ban on publicizing wine on the Internet is so entirely
absurd it reads like something that might have come out of the mind of HG Wells
during his most cynical moments.
Try to wrap your mind around this. The French government is very concerned
about its wine industry's ability to compete against global competition. So, it
goes about reconfiguring the ways by which French winemakers may label their
wines, then instructs them: "But don't tell anyone about your wines....Shhhh!
You can make the wines, but don't market them."
Yes, the french may have a bit of a problem with alcohol abuse. But are they
really dead set on hamstringing perhaps their most famous product, a product
that goes a long way toward defining their national identity, in order to
address a problem that is unlikely to have anything to do with the production
of Bordeaux, Burgundy, Provencal Rose and Chateauneuf du Pape? Really?
I thought it the height of silliness when, after 9/11 America went on an
anti-France crusade with out stupid "Freedom Fries" and the ongoing bashing of
the entire country. Now I'm not so sure. It appears to me the French do indeed
deserve a bit of severe bashing. Not for any stand they may choose to take
against American hegemony, but rather because it's down right dangerous to do
business and have relations with a country that appears to have a collective IQ
of 12."
A lire ici
samedi 9 août 2008
In Vino Veritas (9)
Par Benjamin Martin-Tardivat le samedi 9 août 2008, 14:55
Pour ceux qui auraient encore un doute...
It's all in the label
New research shows just how much packaging guides our decisions.
By BRENT HUNSBERGER, Newhouse News Service
Last update: June 7, 2008 - 10:44 PM
Do we judge a wine by its label?
Yes, and new research counts the ways.
La suite
ici
In Vino Veritas (8)
Par Benjamin Martin-Tardivat le samedi 9 août 2008, 14:46
Voilà encore une façon originale de se distinguer de ses
concurrents...

vendredi 8 août 2008
In Vino Veritas (7)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 8 août 2008, 21:38
Comment vendre du vin ... Une question de marketing, aussi...


Là ça devient plus problématique...

Voire plus douteux...


mardi 27 mai 2008
In Vino Veritas (6)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 27 mai 2008, 07:29
LA PROPRIETE INDUSTRIELLE ? UNE SOLUTION ?
Le choix d'une marque...
La meilleure stratégie est de sélectionner quatre ou cinq noms et d’effectuer
des recherches à l’identique afin d’en vérifier la disponibilité. Compte tenu
du nombre de marques déposées en France, il est fort probable que seul un ou
deux noms de cette première liste ne soient pas déposés.
Il fauta alors diligenter une recherche parmi les marques identiques et similaires sur le nom qui correspond le mieux aux attentes du producteur. Une fois les résultats obtenus un dépôt pourra être effectué.
Mais le packaging ne doit pas être non plus oublié. Sortir de la
« bordelaise 75 cl » est possible voir même souhaitable. Quoi de plus
facilement mémorisable qu’une forme nouvelle et originale ? Là aussi, la
Propriété Industrielle vient aider le producteur et l’aide à protéger son
innovation.

Les conditions de dépôts des dessins ou de modèles que ce soit en France, au
niveau communautaire ou à l’étranger sont relativement simples et peu
coûteuses. Un Conseil spécialisé sera à même d’envisager la meilleure stratégie
mais aussi de réagir si l’un de vos concurrents commercialisait une bouteille
identique ou proche.
La seule condition de protection des packagings étant la nouveauté et le caractère propre, une protection pour 25 ans devrait alors être facilement obtenue.
Encore une fois, la meilleure stratégie, comme sur tout marché concurrentiel, est de rendre l'offre la plus lisible possible. La propriété industrielle peut être une solution.
Un reclassement des onze catégories française sera peut-être aussi
inévitable pour rendre la hiérarchie qualitative de l'offre plus cohérente avec
la réalité et permettre, en même temps, la production de vins de cépages dans
des conditions compétitives.

lundi 26 mai 2008
In Vino Veritas
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 26 mai 2008, 08:50
Toujours dans la thématique, "La propriété industrielle, une solution?" pour
notre secteur viti-vinicole, voici des expériences de bouteilles en plastique
recyclable...

A voir ici
vendredi 16 mai 2008
In Vino Veritas (5)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 16 mai 2008, 06:44

Lutter contre les vins du « Nouveau Monde » requiert, éventuellement,
un assouplissement des règles relatives à la production (irrigation, copeaux de
bois, etc.), un durcissement ou au contraire une baisse des critères pour les
AOC ou encore d’autres mesures techniques.
Mais, une voie semble avoir été négligée : le droit des marques, le droit des dessins et modèles voire même le concept américain de « trade dress » qui pourraient être utilisés afin de différencier encore plus notre production de celle venue de l’autre côté des océans.
La définition même d’une marque n’est-elle pas : « un signe susceptible de représentation graphique servant à distinguer les produits d’une personne physique ou morale ». Les dessins ou modèles se définissent quant à eux comme « l’apparence d’un produit, ou d’une partie de produit, caractérisé en particulier par ses lignes, ses contours, sa forme sa texture ou ses matériaux ».
Enfin , le « trade-dress », concept nouveau en Europe mais largement
employé, notamment, aux Etats-Unis, peut s’envisager comme « l’image
globale du produit, y compris des éléments tels que sa taille, sa couleur ou
ses combinaisons de couleur, sa texture, son graphisme ou bien même sa
technique de vente ».

Une vérification sur les bases de données de l’INPI ainsi qu’auprès des
différents Offices nationaux montre que les pays dans lesquels on dénombre le
plus de marques enregistrées pour du « vin » sont, par ordre
décroissant, la France, les Etats-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni, la Corée
du Sud et l’Italie.
Une étude plus poussée montre qu’au cours des 5 dernières années, le nombre de dépôts par an est stable en France (de l’ordre de 3 300 marques par an) alors qu’il est en constante évolution aux Etats Unis et en Australie (les dépôts ont été multipliés par deux entre 2002 et 2005 pour s’établir, par an, à 4 600 dépôts aux USA et 1 500 en Australie).
Même si ces chiffres ne sont pas exhaustifs, il n’en demeure pas moins qu’ils montrent que notre avance diminue d’années en années.
L’une des possibles explications est le recours quasi-logique au toponyme. Pourquoi défendre le nom de mon « Château » autrement que par mon droit de propriété sur mes terres et sur ma bâtisse, vu qu’il n’en existe pas d’autres du même nom dans mon appellation ?
Le réflexe se comprend, mais est en décalage avec la réalité.

Les « jeunes adultes », cible incontournable, sont-ils encore charmés par
des vins dont le nom ne véhicule pour eux aucune image tangible ? Ne
préfèrent-ils pas une indication claire du type de cépage et donc une
indication claire sur la façon dont ils vont le consommer ? Sinon, comment
expliquer le succès des « mono-cépage » chez nos cavistes ?

D’un point de vue juridique, l’adoption d’un toponyme peut, de plus, être sujet
à réclamation, votre voisin pouvant être en droit de commercialiser sous un nom
proche ou identique. CHATEAU LARRIVET HAUT BRION et CHATEAU HAUT BRION
n’appartiennent pas aux mêmes personnes…
L’attitude agressive des vins étrangers sur notre marché se fonde principalement sur le marketing et sur la marque : tout est fait que pour le consommateur soit séduit par le nom et qu’il puisse facilement s’en souvenir pour réitérer son achat.

jeudi 15 mai 2008
In Vino Veritas (4)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 15 mai 2008, 08:32
Bon, il y a aussi des erreurs...







In Vino Veritas (3)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 15 mai 2008, 07:04
Certains crieront au scandale, d'autres se font remarquer....

Vin Sud Africain VERSUS.
Voir ici
mercredi 14 mai 2008
In Vino Veritas (2)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 14 mai 2008, 21:21
Ainsi 80% des français sont incapables de citer une marque de vin.

Pour les 20% qui reste, VIEUX PAPES et CHATEAU MARGAUX sont en tête. LISTEL
reste dans les cinq premières marques mais, MOUTON ROTHSCHILD et SIDI BRAHIM
ont été dépassés par CHATEAU LAFITE et CHATEAU PETRUS… Qui, comme chacun le
sait, est un vin que nous consommons tous quotidiennement !
Et pour plus de 70% des français, il est difficile de choisir un vin !
Les grandes entreprises (LVMH, Marie Brizard & Roger International, Castel, les Grands Chais de France, Baron Philippe de Rothschild, Pernod-Ricard, Val d’Orbieu et le groupe Boisset) ont compris depuis longtemps qu’il fallait miser sur une politique forte en terme de promotion et de marque.
L’exemple le plus connu est évidemment celui de MOUTON CADET. Cette marque
étonnante, dont le nom est un coup de génie marketing, représentait 1 million
de bouteilles en 1970. Il s’en est vendu 15 millions en 2000 !

Il en va de même de PIERRE CHANAU, marque anagramme d’Auchan qui a atteint,
selon le magazine L.S.A., 32 % des ventes en grandes et moyennes surface, en
2002.

Sur un marché ultra concurrentiel, les signes distinctifs permettent aux
consommateurs d’identifier le produit qu’il recherche (de par l’information
qu’il en retire « à première vue ») et de renouveler son acte d’achat
(s’il n’a pas été déçu) en reconnaissant sa marque ou son packaging au
« premier coup d’œil » ou d’en faire la promotion facilement autour
de lui.
Une des solutions à la crise viti-vinicole française passe donc, peut-être, par les règles de la propriété industrielle.
Lutter contre les vins du « Nouveau Monde » requiert, éventuellement, un assouplissement des règles relatives à la production (irrigation, copeaux de bois, etc.), un durcissement ou au contraire une baisse des critères pour les AOC ou encore d’autres mesures techniques.
Mais, une voie semble avoir été négligée : le droit des marques, le
droit des dessins et modèles voire même le concept américain de « trade
dress » qui pourraient être utilisés afin de différencier encore plus
notre production de celle venue de l’autre côté des océans.
Qui sont les intrus?


In Vino Veritas (1)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 14 mai 2008, 08:39
Exemples de packaging pour se différencier:






Nous reviendrons plus atrd avec des explications, des commentaires, des
remarques... et d'autres exemples de vins et autres boissons qui ont décidé
d'INNOVER!
In Vino Veritas
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 14 mai 2008, 08:34

Fleuron de l’agriculture française, notre viticulture est confrontée à une
crise sans précédent. La concurrence de plus en plus vive sur le marché des
vins amène cependant à se demander si nous ne souffrons pas d’un défaut de
positionnement : l’offre n’est-elle pas déconnectée de la
demande ?
D’un côté, des vins de table et de pays de qualité moyenne en concurrence avec l’Espagne, l’Italie ou les latino-Américains qui bénéficient de coûts de production plus faibles et d'une réglementation plus laxiste, de l'autre, des vins de cépages d’un niveau qualitatif intéressant mais « invisibles », car noyés dans la masse des produits.
Or, la qualité ne suffit plus, à elle seule, à assurer un avantage concurrentiel.
Le « nouveau » consommateur est tout d’abord demandeur de repères d’identification simples que sont le pays, le cépage et la marque. Or, tel n’est à l’évidence pas le cas des vins français.
L’Australie, les USA, le Chili, l’Argentine, l’Afrique du Sud, la Chine, etc. ne connaissent pas nos onze catégories de vin : Vin de Table DPCE, Vin de Table de France, Vin de Pays de Département, Vin de Pays de Petite Zone, Vin de Pays Régionaux, A.O. Vin Délimité de Qualité Supérieure, Appellation d’Origine Contrôlée (parfois appelée Régionale), AOC sous-régionale, AOC communale, AOC de Cru ou Premier Cru, AOC de Grand Cru.
La France compte ainsi 450 AOC, 52 vins de pays au nom du département d'origine, 95 baptisés selon leur zone de production, 43 VDQS, 38 000 propriétaires particuliers et autant d'étiquettes, dont 1 500 châteaux dans le Bordelais.
La notoriété de certaines appellations protégées ou même de régions est telle qu’elle occulte, chez le consommateur, les autres identifiants tels que la référence à un cépage ou la présence d’une marque commerciale.
Ainsi 80% des français sont incapables de citer une marque de vin.
Je vous propose donc une étude liant packaging, marketing, design et droit
en matière de Vin. Pile poil dans la thématique de ce blog.



