Un Petrus et un Cheval Blanc pour 100 Euros !

Quelques conseils avant de débourser.
1. La bouteille
Le niveau du vin dans la bouteille est un premier indice : un vin âgé qui
n’a pas baissé de niveau est à priori suspect, même si l’on peut avoir de
belles surprises lorsque les vins ont été parfaitement conservés. La forme de
la bouteille ensuite, doit être examinée avec soin. Certains châteaux célèbres
utilisant des formes plus baroques que la classique “bordelaise”, et le choix
du flacon a pu évoluer avec le temps et les millésimes.
Le verre enfin a une grande importance. Il faut aussi veiller à ce que la
qualité du verre, sa couleur, correspondent à l’époque du vin. Également, la
profondeur du cul de la bouteille renseigne sur son authenticité : les
bouteilles à fond plat sont rarement anciennes.
Beaucoup de verriers proposent désormais aux domaines d’inscrire leur nom sur
le fond de la bouteille ou de graver un blason, des initiales… Certains même
n’hésitent pas à incruster leur nom en lettres capitales sur le haut de la
bouteille, la rendant ainsi quasiment impossible à imiter.
2. La capsule Le risque que la capsule ait été ôtée puis remise par un
faussaire sur un grand flacon n’est pas négligeable, quand des sommes
importantes sont en jeu. Il faut donc s’assurer que la capsule soit bien
solidaire de la bouteille.
On vérifie aussi bien sûr qu’elle n’ait pas été percée. Il arrive en effet que
l’on décèle un petit trou, signe que le niveau aurait été reconstitué au moyen
d’une seringue. Par ailleurs, son état doit correspondre avec l’origine et
l’âge de la bouteille. Et puis, même si cela peut sembler évident, il est
nécessaire de vérifier la bonne correspondance des noms de vin : il est
arrivé qu’une capsule porte un nom différent de celui indiqué sur
l’étiquette !
3. L’étiquette Collée de travers, tachée grossièrement, semblant recollée, ces
signes ne trompent pas : la méfiance s’impose. Cela dit, certains amateurs
ont parfois recollé maladroitement une étiquette tombée dans la cave, donc ce
point n’est qu’un élément de l’examen de la bouteille, il n’est pas
complètement déterminant.
Si l’étiquette est trop abîmée, voire inexistante, l’expert se réserve le droit
(avec l’accord du vendeur) de découper la jupe de la capsule pour lire le
millésime inscrit sur le bouchon.
Quelques astuces Pour décourager les copistes, un fameux château de Pomerol
utilise un système ingénieux d’hologrammes placés de façon aléatoire sur
l’étiquette du vin. D’autres domaines, pour signifier la remise à niveau et le
réétiquetage au château, apposent un code gravé sur la bouteille.
Valeurs
mercredi 3 mars 2010
Contrefaçons de... vins (1)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 3 mars 2010, 18:10
jeudi 18 février 2010
Semaine Salinger...
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 18 février 2010, 19:31
«Les gens pensent toujours que ce qui est vrai est vrai cent pour
cent.»
A lire aussi
mercredi 17 février 2010
Semaine Salinger...
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 17 février 2010, 12:28
«C'est marrant, suffit de s'arranger pour que quelqu'un pige rien à ce qu'on
lui dit et on obtient pratiquement tout ce qu'on veut.»
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J.D. Salinger reste
le plus mystérieux des écrivains contemporains et son chef d'œuvre,
L'attrape-coeurs , roman de l'adolescence le plus lu dans le monde entier, est
l'histoire d'une fugue , celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise
chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et
affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses,
sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété , à la recherche de soi-même
et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de
vivre dans un monde hostile et corrompu.

mardi 16 février 2010
Semaine Salinger...
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 16 février 2010, 12:27
«Les filles c'est comme ça, même si elles sont plutôt moches, même si elles
sont plutôt connes, chaque fois qu'elles font quelque chose de chouette on
tombe à moitié amoureux d'elles.»

Né à New York, Jerome David Salinger grandit dans le quartier de l'Upper West
Side. En 1942, il est appelé sous les drapeaux. Il débarque à Utah Beach le 6
juin 1944. Agent du contre-espionnage, il est profondément marqué par les
combats meurtriers en Normandie et la découverte de l'existence des camps de
concentration.
Après la guerre, en 1950, paraît 'Un jour rêvé pour le poisson-banane', une
nouvelle qui fait sensation. En 1951, Jerome David Salinger publie 'L'
Attrape-coeurs', roman considéré comme son chef-d' oeuvre.
Ce livre qui a connu un succès mondial raconte les trois jours d'errance
d'Holden Caulfield dans les rues de New York. Devenu culte, ce roman traite de
l'adolescence, de ses révoltes et de ses inquiétudes. Personnage d'une
sensibilité exacerbée, attachant et railleur, l'inoubliable héros de 'L'
Attrape-coeurs' a ému plusieurs générations de lecteurs.
Plusieurs fois marié, Jerome David Salinger quitte la scène publique en 1965,
après la publication de 'Franny et Zooey' (1961) et de 'Seymour, une
introduction' (1963). Secret, insaisissable, protégeant jalousement sa vie
privée, fuyant les photographes et les journalistes, l'écrivain n'est jamais
sorti de son silence depuis les années 1960, jusqu'à sa disparition le 27
janvier 2010 à l'âge de 91 ans.
lundi 14 septembre 2009
Famous covers... Spécial Annie Leibovitz
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 14 septembre 2009, 10:06
En pleine crise, Annie Leibovitz a eu recours en décembre 2008 à une
institution financière, qui lui a prêté de l'argent en échange d'une hypothèque
sur ses oeuvres.

Elle doit actuellement 24 millions de dollars et, à l'échéance du 8 septembre,
devra se déclarer en faillite si elle ne rembourse pas l'argent prêté par Art
Capital, qui a porté plainte et réclame son dû. Montieth Illingworth,
porte-parole d'Art Capital, a expliqué à l'AFP que le créancier exigeait
qu'Annie Leibovitz "respecte les termes du contrat, et autorise Art Capital à
vendre ses biens artistiques et immobiliers pour payer ses dettes".
Outre ses archives photographiques estimées à 50 millions de dollars selon le
New York Times, elle a hypothéqué sa maison qui occupe tout un coin de rue dans
Greenwich Village (sud-ouest de Manhattan) ainsi qu'une résidence secondaire à
Rhinebeck, au nord de New York.
Une série de billets sur la valorisation des actifs immatériels et leur
utilisation comme instruments financiers est en cours de publication sur mon
blog www.martintardivat.com
mardi 10 février 2009
L’OMPI utilise la propriété intellectuelle comme source de financement
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 10 février 2009, 06:17
L’utilisation d’actifs de propriété intellectuelle à des fins de financement
sera examinée lors d’une réunion d’information de l’Organisation mondiale de la
propriété intellectuelle à Genève, le mois prochain. L’OMPI déclare que la
capacité d’utiliser les actifs de propriété intellectuelle tels que le droit
d’auteur, les brevets, les marques, dessins où modèles en tant que source de
financement garanti, en particulier au sein des petites et moyennes
entreprises, dont la valeur dépend de leur savoir et de leurs actifs, est de
plus en plus importante.
Dans la présentation de la réunion d’information, qui se déroulera le 10 mars,
l’OMPI signale que le volume du commerce mondial d’actifs de propriété
intellectuelle s’est accru ces dernières années dans différents secteurs
industriels et estime que les actifs incorporels constituent aujourd’hui
l’élément principal de la valeur des entreprises. Toutefois, le potentiel
financier des actifs de propriété intellectuelle se trouve actuellement limité
par des systèmes de comptabilité financière encore en grande partie axés sur
les actifs corporels.
L’OMPI ajoute que le fait d’exploiter tout le potentiel des actifs de propriété
à des fins de financement représente une opportunité de stimuler la croissance
des entreprises et d’encourager l’innovation et la créativité.
Voir ici
mardi 25 novembre 2008
Crisis crunch... for everyone
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 25 novembre 2008, 06:34

General Motors today said it would terminate its endorsement deal with Tiger
Woods in December, ending the pro golfer's nine-year stint with the
automaker.
GM issued a statement asserting that both GM and Woods "agreed to a mutual and
amicable separation that included a desire for more personal time for the
golfer who is expecting his second child in
late winter as well as the search for budget efficiencies during a difficult
economy for GM."
Tiger Woods signed with GM nine years ago, but has been used sparingly by the
automaker. Earlier this year, however, GM began featuring Woods front and
center to boost sales of the Buick Enclave luxury crossover. TV spots featured
Woods discussing what he likes about his Enclave.
In June, GM launched a promotion for Buick called "Tee Off with Tiger," where
fans were asked to guess Woods' score on each hole he played through the fall,
for a chance to win his services as a caddy at Torrey Pines golf course.
As the auto industry continues to sputter and the big carmakers seek a federal
bailout, it's little surprise that media spending in the category has begun to
erode.
According to Nielsen Monitor-Plus data, Ford and Chrysler each spent 22 percent
less on advertising in 2008, while General Motors' ad spend dropped 6 percent.
Through July, GM retained its position as the top-spending auto company,
investing $1.25 billion in advertising.
mercredi 24 septembre 2008
Rolling tongue
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 24 septembre 2008, 06:49
The BBC reports that the original artwork for The Rolling Stones' "lips and
tongue" symbol has been bought by the Victoria and Albert Museum, London, for
US $92,500.

The original designer of the logo, John Pasche, was originally paid £50 for
creating it.
The news item does not record whether the purchase price includes any rights of
exploitation; the logo is still in active use.
mercredi 14 mai 2008
IP Auction
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 14 mai 2008, 19:06
Auction: "Sold! US$6 Million to the Bidder on the Phone!"
A portfolio of 82 patents sold at the Ocean Tomo Spring 2008 IP Auction in San
Francisco in early April for US$6 million. The bid came from an anonymous phone
bidder. It is the highest price paid at an IP rights auction. The patents in
the portfolio relate to the processing of digital data bitstreams.
Two other lots at the auction hit the $1 million mark, but most bids do not
attract such high prices. Some sold for as little as $10,000. Ocean Tomo held a
conference on leveraging IP for investors and corporate IP strategies as part
of the two-day event.

mercredi 27 février 2008
Classement InterBrand
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 27 février 2008, 09:52

A consulter sur www.interbrand.com
jeudi 31 janvier 2008
Miscellaneous remarks on the value of trademarks and their importance.
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 31 janvier 2008, 20:38
Trademarks are a strategic tool used (i) in identifying the niche in the market for a new entrant: (ii) developing the customer base; (iii) as a focus for all stakeholders in the company; (iv) improving the management of the company; (v) as a source of collateral for borrowing funds; (vi) as a potential source of revenues through licensing and franchising; and (vii) in providing residual income on their sale at cessation of trading.
The brand is thus one of a company’s greatest assets and nowadays more and more companies are now placing equal importance on managing their intangible assets as managing their tangible assets.
If intangible assets are to be managed properly and make a full contribution to the performance of the company, then IP such as trade marks must be accounted for and valued.
The majority of firms do not generally carry out a formal valuation of their intellectual property and a significant majority of firms do not even collect statistics necessary for carrying out a valuation. As a matter of fact, (i) majority of firms do not formally monitor the performance of their IP, (ii) majority do not value IP for internal management purposes, (iii) valuation of IP is much more likely where transactions are involved, i.e. mergers, license agreements, etc, (iv) only few firms use their IP as an asset to secure finance and (v) firms generally believe that acceptable methodologies to value IP do not currently exist
France has now admitted that certain companies’ balance sheet must provide not only reasonable estimates of the physical assets and financial capital but also information about their intangible assets such as trademarks and other IP rights. In this regard, there are a range of recognized methods of valuing intangible assets and specialized lawyers or attorneys shall be able to help.
Once it is valued, trade marks has to be seen as a potential source of borrowing and in their potential for generating additional streams of income. While this is an important issue amongst all firms, it is of particular importance for small firms, which regularly report the difficulties of accessing finance.
Finally, we turn to the issue of the “residual value” of trade marks, when a company is sold or, even, when it ceases trading and its remaining assets are identified and sold off. In this case, trade marks can be a separately identifiable asset that can have residual value.
The value of key trade marks can be illustrated by the sale of Rolls-Royce Motor Cars, which was purchased by Volkswagen in 1998. VW is reported to have paid £479 million for the company, only to find that it had not secured the RR trade mark rights. In fact, BMW, one of VW’s main rivals, had bought the rights for £40 million. Given that the RR name was arguably the single most valuable asset of the company, it is not surprising that the press reported the events as a major error on VW’s, while it was argued that BMW had pulled off a major coup, obtaining an “extraordinary brand” at what was viewed as a very low price.
While it is argued that trade marks are essential to the identification of products and services, it has become clear from the above elements that they play a much broader and more important role than this would suggest.
lundi 28 janvier 2008
Quelle valeur pour une image?
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 28 janvier 2008, 09:00
Remarques générales avant billets plus spécifiques sur la "Valeur des
Images".
Le prix d'une photographie varie en fonction de son auteur, bien sûr, mais aussi d'une multitude de critères que le marché a mis en place : tirage d'auteur ou d'époque, contretype ou retirage, état de conservation, nombre de clichés existant sur le marché, qualité de la photo et importance dans l'oeuvre de l'auteur, papier, format, présence ou non de la signature, d'un numéro, d'un cachet, existence ou non du négatif.
Si chaque photo a son histoire, marchands et collectionneurs ne jurent d'abord que par le " vintage ", notamment pour la période qui court du dix-neuvième siècle à la fin des années 60, c'est-à-dire le tirage d'époque, contemporain de la prise de vue mais pas nécessairement réalisé par l'auteur.
Le vintage (un terme qui vient du monde du vin) a été inventé par les Américains dans les années 60 pour fixer un cadre au marché... et faire grimper le prix des images en donnant de la valeur au document le plus rare.
Quelques remarques initiales avant que les spécialistes n'interviennent.
XIX et XX
Le dix-neuvième a ses spécificités. D'abord, il perd sa rareté à partir de 1870, quand la photo se banalise et illustre les nombreux voyages vers l'Orient. L'absence de signature, si l'attribution est évidente, ne fait pas perdre de la valeur. En revanche, la qualité de conservation est déterminante dans l'établissement de la cote, tout comme, dans une moindre mesure, le nombre d'exemplaires.
Le tirage unique donne de la valeur à la photo historique. Outre les daguerréotypes au dix-neuvième, les photomontages, collages, radiogrammes et photogrammes des années 20 atteignent des prix élevés.
XX et XXI
Tous ces critères n'ont plus cours pour la photographie contemporaine. Depuis l'organisation du marché, au début des années 70, la plupart des photographes limitent leurs tirages (de 3 à 50 en moyenne, selon le choix de l'artiste), qu'ils numérotent sans que ça interfère sur le prix des images. Les critères sont alors communs à ceux du marché de l'art, avec des prix beaucoup plus bas.
Les fresques gigantesques d’Andréas Gursky s’arrachent pour des millions. 99 Cent II Diptych de Gursky est devenue, en février 2007, la photographie la plus chère de l’histoire (3 346 456 $ soit 2,3 millions d’euros) lors d'une ventes chez Sotheby’s ; un record époustouflant, lorsqu'on sait qu'il s'agit d'une édition sur six.

Cette photo détrône The Pond-Moonlight, prise en 1904 par Edward Steichen (vendue 2 928 000 $ soit 2 millions d’euros) en 2006, et dont il n’y aurait que trois exemplaires.

Mais les œuvres stars peuvent fausser les records annoncés par les grandes maisons de vente, car en fin de compte, le marché de la photographie reste encore très accessible. En 2006, 53% du marché représentait des œuvres de moins de 2000 €, 44.5% de 2000-20 000 €, et à peine 2,5% des œuvres de plus de 20 000 €.
On se souviendra aussi du 27 octobre 1999, à Londres, de la vente de la collection du libraire André Jammes.
A elle seule, cette « vente du siècle » génère un produit de plus de 10 millions d’euros ! Du jamais vu dans le domaine de la photographie. Les épreuves mises en vente sont d’une qualité exceptionnelle et constituent un fond documentaire sans précédent. Une incroyable adjudication de 460 000 £ (718 000 €), au décuple des estimations, couronne alors un paysage de Gustave Le Gray, La Grande Vague, Sète, daté de 1855.

La seconde partie de la collection Jammes proposée les 21 et 22 mars 2002 en France par Sotheby’s... 11,8 millions d’euros !
Quant aux photographies des paparazzi...
Plus de 4 millions de dollars pour...
Et plus de 2 millions... pour...