
A l'origine, la firme tire son nom de Lionel Martin, cofondateur avec Robert
Bamford, et vainqueur en 1914 de la course Aston Clinton Hill Climb. Le premier
logo fut donc logiquement un enchevêtrement des initiales A et M dans un
cercle. A partir de 1927, changement de cap : le nom de la marque
s'affiche désormais dans une paire d'ailes. Mais ce n'est qu'en 1932 qu'est
choisi l'emblème encore utilisé actuellement.
Conçu par Sammy Davis, ancien coureur automobile de l'écurie Bentley, le logo
s'inspire de la forme d'un scarabée, symbole très utilisé dans l'Egypte
ancienne. Il sera progressivement modernisé et stylisé au gré des rachats du
constructeur. En 1947, le nom du nouveau propriétaire David Brown est ainsi
ajouté au-dessus des ailes. Il y restera jusqu'en 1972. Et les modèles Aston
Martin porteront désormais les initiales « DB ».
En 1964, le succès mondial du film Goldfinger marque le sacre des bolides
d'Aston Martin avec la première apparition de l'agent 007 au volant de la DB5.
Mais la firme continue à changer régulièrement de mains : en 1981, Victor
Gauntlett et Pace Petroleum s'en emparent. Ils adopteront le logo actuel en
1984 : pointes arrondies et nom de la marque sur fond vert.

La prise de contrôle par Ford en 1987 et 1994, puis le rachat en mars 2007 par
un consortium d'investisseurs koweitiens dirigé par David Richards n'ont rien
changé à l'identité visuelle de la marque. En 2005, le célèbre logo a fait son
retour sur le circuit de course. Et c'est toujours ce même emblème qui brille à
l'avant la DBS de James Bond dans Casino Royale ou de la dernière née de
l'usine de Gaydon, la Vanquish S !
lundi 5 septembre 2011
L'objet de la semaine (2) (bis)
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 5 septembre 2011, 06:41 - Lire une image
La phrase du jour (150)
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 5 septembre 2011, 06:25 - Humeur du jour
Quand je regarde la poitrine d'une femme, je vois double
Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard, né à Châlons-du-Maine (Mayenne) le 22
février 1864 et décédé le 22 mai 1910 à Paris.

dimanche 4 septembre 2011
Académie Française (Fauteuil No.1)
Par Benjamin Martin-Tardivat le dimanche 4 septembre 2011, 16:02 - Image de marques
Petit jeu de chaises... brodées
Fauteuil No.1
Claude DAGENS
Élu en 2008 au fauteuil 1
Prédécesseur : René RÉMOND(1918-2007)
Élu en 1998
Prédécesseur : François
FURET (1927-1997)
Élu en 1997
Prédécesseur : Michel DEBRÉ (1912-1996)
Élu en 1988
Prédécesseur : Louis de BROGLIE
(1892-1987)
Élu en 1944
Prédécesseur : Émile PICARD
(1856-1941)
Élu en 1924
Prédécesseur : Charles de FREYCINET
(1828-1923)
Élu en 1890
Prédécesseur : Émile AUGIER
(1820-1889)
Élu en 1857
Prédécesseur : Narcisse-Achille de SALVANDY
(1795-1856)
Élu en 1835
Prédécesseur : François-Auguste PARSEVAL-GRANDMAISON
(1759-1834)
Élu en 1811
Prédécesseur : Ange-François FARIAU, dit de
SAINT-ANGE (1747-1810)
Élu en 1810
Prédécesseur : François-Urbain
DOMERGUE (1745-1810)
Élu en 1803
Prédécesseur : Félix VICQ d’AZIR
(1748-1794)
Élu en 1788
Prédécesseur : Georges-Louis LECLERC, comte de BUFFON (1707-1788)
Élu en 1753
Prédécesseur : Jean-Joseph LANGUET de
GERGY (1677-1753)
Élu en 1721
Prédécesseur : Marc-René d’
ARGENSON (1652-1721)
Élu en 1718
Prédécesseur : Jean d’
ESTRÉES (1666-1718)
Élu en 1711
Prédécesseur : Nicolas BOILEAU-DESPRÉAUX
(1636-1711)
Élu en 1684
Prédécesseur : Claude BAZIN de BEZONS
(1617-1684)
Élu en 1643
Prédécesseur : Pierre SÉGUIER
(1588-1672)
Élu en 1635
samedi 3 septembre 2011
Funny, isn't it?
Par Benjamin Martin-Tardivat le samedi 3 septembre 2011, 16:10 - Image de marques
Just for fun (2)
Par Benjamin Martin-Tardivat le samedi 3 septembre 2011, 14:01 - Humeur du soir


Voir ici
vendredi 2 septembre 2011
L'objet de la semaine (3)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 2 septembre 2011, 13:18 - Humeur du soir
Désormais, les rendez-vous de maître Besch hissent l’étude cannoise au premier
rang de ce type de vacations en province, non loin derrière Paris.

Exemple: Carré d’as de quatre doubles magnums au millésime 2000, adjugé 41 280
€ (Cannes, 28 décembre 2007).
Voir Besch Cannes Auction
Nous sommes à la fin de l’année 1994. La maison Moueix décide de lancer la
commercialisation du millésime 2000, notamment par l’intermédiaire du Carré
d’as.
Ce dernier peut se présenter sous plusieurs formes, mais comprendra toujours
l’équivalent en contenance de seize bouteilles. Ainsi, le coffret ci-dessus
contient-il quatre doubles magnums, mais on peut tout aussi bien s’offrir huit
magnums ou seize bouteilles... Ces dernières étant toujours réparties
équitablement entre quatre grands crus mythiques de bordeaux. Le petrus
représente divinement les Pomerol, le château-latour les Pauillac, le margaux
défendant les couleurs des Médoc et le haut-brion, les Graves.
Monsieur Moueix règne sur un vin de légende. Du patrimoine légué par son père,
Jean François, détient le mythique Petrus. Après des études d'histoire de
l'art, il a bâti sa carrière dans les annees 70 en reprenant la maisonde négoce
Duclot. II en a fait un puissant groupe de vente de vins caves traditionnelles,
de négoce professionnel et même de vente par correspondance (Chateaunet.com), un site spécialise dans les
grands crus. Le groupe Duclot est aujourd'hui le plus gros stockeur de crus
classés avec plus quatre millions de bouteilles...
ATTENTION AUX CONTREFACONS!
Chaque année la contrefaçon de vin coûterait 200 millions d'euros aux
professionnels. Le temps de la petite arnaque est d'ailleurs révolu, les
fraudeurs sont souvent des filières organisées, parfois proche de la mafia.
«Autrefois, les fraudeurs vendaient de la piquette, aujourd'hui, il y a une
prétention à l'authenticité», explique Marc-Antoine Jamet, président de
l'Union des fabricants. En clair, de vraies bouteilles avec leurs étiquettes
d'origine, ou parfois habilement copiées, sont ainsi remplies d'un vin de
piètre qualité et vendues au prix du marché.
Depuis quelques années, les grandes bouteilles sont devenues des
investissements à part entière. Des bouteilles vendues 50 euros la première
année dépassent des années plus tard les 1 000 euros. Un terreau favorable à la
spéculation et à l'émergence de fraudeurs, notamment en Asie où les prix sont
tirés par l'arrivée de nouveaux riches. En Chine, la contrefaçon est
industrielle. Des bouteilles sont volées à la sortie des hôtels ou directement
dans les cuisines pour être ensuite revendues à une triade. Une fois les
bouteilles remplies, les nouveaux riches qui veulent se « payer» un grand
cru n'hésitent pas à débourser une fortune pour une simple contrefaçon.
C'est ainsi qu'en 2007 à Hong Kong, une caisse de 12 magnums de faux Pétrus a
été retirée d'une vente aux enchères.
En 2010, la Chine est devenue le premier marché à l'exportation pour les vins
de Bordeaux, avec 333 millions d'euros de chiffre d'affaires. Mais le revers de
la médaille est conséquent. Les contrefaçons se multiplient et les producteurs
français doivent lutter pour préserver leurs marques. Le marché du vin chinois
offre des perspectives inespérés, les ventes françaises y ont cru de 134%
depuis 2005.

C'est une aubaine pour le business de la contrefaçon et les châteaux bordelais
sont les premières victimes. On trouve des "Château Lafite" locaux, ou des
"Château Laffite" et même des "Chatelet Latour". Mais les consommateurs chinois
ne sont pas à l'affût des coquilles. Le vin est avant tout un produit de luxe
qui permet d'afficher sa réussite sociale, le plaisir gastronomique n'est pas
la priorité. Certains sont prêts à débourser des sommes astronomiques pour des
bouteilles de Bordeaux coupée avec de l'eau sucrée, des colorants ou des arômes
artificiels. Mais on trouve aussi des copies très haut de gamme qui réutilisent
des bouteilles de grands crus achetées sur internet.
De nombreux producteurs français qui ont omis de protéger leur marque en Chine
se retrouvent contraint de la racheter à des locaux. Ce dépôt de marque
frauduleux se développe énormément depuis deux ans et les grands crus ne sont
plus les seuls concernés. Certains se spécialisent dans ce "business" et vont
jusqu'à déposer plus de 120 marques de grands crus français, pour les monnayer
aux exportateurs désireux de profiter du boom du marché chinois.
Voi ici
La phrase du jour (149)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 2 septembre 2011, 07:21 - Humeur du jour
Pourquoi faut-il que nous ayons assez de mémoire pour retenir jusqu'aux
moindres particularités de ce qui nous est arrivé et que nous n'en ayons pas
assez pour nous souvenir combien de fois nous les avons contées à une même
personne.
François VI, duc de La Rochefoucauld, prince de Marcillac, célèbre écrivain et
moraliste français, né à Paris le 15 décembre 1613, mort à Paris le 17 mars
1680. Fils de François V, il porta jusqu’à la mort de celui-ci le nom de prince
de Marcillac.
jeudi 1 septembre 2011
L'objet de la semaine (2)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 1 septembre 2011, 22:32 - Humeur du soir

Estimation : 180 000/210 000 euros.
Aston Martin DB5, 1963.
Lundi 16 novembre 2009, palais des Congrès, Artcurial-Briest-Poulain-F. Tajan SVV. M.
Souverain.
Astom Martin
La compagnie a été fondée par Lionel Martin et Robert Bamford en 1913 pour
faire suite à la Bamford & Martin qui vendait des autos Singer à Londres.
La première voiture est destinée à concurrencer Bugatti, elle atteignait déjà
la vitesse de 115 km/h. Lionel Martin remporta la course de côte d’Aston et
choisit de nommer Aston Martin les autos qu’ils allaient fabriquer à leur
propre compte, mais la marque continuait à s’appeler Bamford &
Martin.
Power, Beauty and Soul est le slogan choisi.... Tout un programme!
La production fut rapidement arrêtée par la guerre. Les deux fondateurs
rejoignirent les forces armées et l’outillage fut vendu à la firme aéronautique
Sopwith.
Après la guerre, l’entreprise, qui connaît d’importantes difficultés
financières, est sauvée par un riche mécène polonais, le comte Zborowski. Elle
construit des machines de course motorisées par des quatre cylindres double
arbre à 16 soupapes. Ces dernières sont alignées au Grand Prix de France en
1922. La même année, une Aston Martin surnommée « Bunny » établit une
série de records du monde à Brooklands. La firme rencontre à nouveau des
déboires financiers et une nouvelle société Aston Martin Motors est formée en
1926 par l’association de la famille Charnwood et de Renwick & Bertelli
Ltd, propriété de William Renwick et Augustus Cesare Bertelli. Les deux hommes
ont construit un moteur quatre cylindres de 1,5 litre à arbre à cames en tête
et carter sec, qui fera les beaux jours de la marque et sera produit jusqu’en
1936.

Suite au succès remporté en 1934 en Ulster dans le Tourist Trophy par la
nouvelle Mark II, évolution de la Le Mans, Aston Martin réalise des répliques
de la voiture pour ses clients sportifs. Avec le 1,5 litre de 85 ch et son
poids plume, l’Ulster atteint les 160 km/h. Elle sera célèbre et 21 exemplaires
en seront fabriqués.
Mais en 1932, la marque se trouve à nouveau en proie à des problèmes
financiers. Cette fois, c’est Lance Prideaux-Brune, concessionnaire londonien
d’Aston Martin, qui vient à la rescousse, avant de passer la main à Gordon
Sutherland. La firme décide en 1936 de se recentrer sur des modèles moins
sportifs et plus destinés à la route qu’aux circuits. Apparaît la 2 litres,
dont le quatre cylindres dérive du 1,5 litre Renwick et Bertelli porté à 1949
cm3. Elle connaîtra le succès. Peu après son lancement, Bertelli quitte
l’entreprise.
En 1947, suite à une annonce lue dans le Times, la David Brown Limited (Sir
David Brown en 1968) qui construisait essentiellement des tracteurs agricoles,
acheta Aston Martin. David Brown acheta aussi Lagonda la même année. Les deux
compagnies partageaient des équipements et des ateliers. En 1955, David Brown
racheta la compagnie de carrosserie Tickford et ses locaux à Newport Pagnell et
y regroupa toutes les productions, ce fut le début des voitures portant les
initiales « DB », pour David Brown. La DB2 a inauguré la série, suivie par
la DB3 de course en 1957 et la DB4 de 3.7 litres avec son style italien. En
1959 sortent les DBR, les voitures de course qui feront la renommée de la
marque. Ces voitures ont gagné trois fois de suite les 1000 km de Nurburgring
et de très nombreuses courses internationales. Toutes les voitures établirent
une réputation sportive à la société, mais ce fut la DB4 qui fut la clé de
voûte de cette réputation et surtout la DB5, sortie en 1963 rendue fameuse par
le cinéma et James Bond. Le style « GT » continua avec la DB6 (1965 –
1970), puis la DBS et la DBS V8 (1967 – 1972) qui vit la fin de l’ère David
Brown.

Aston Martin fait sensation au salon de Londres de 1958 avec la toute nouvelle
DB4 au design italien dû à Touring. Elle est la première Aston Martin
construite dans l’usine de Newport Pagnell, anciennement Salmons et Tickfords.
L'Aston Martin DB4 évolue en 1964 pour devenir DB5 (moteur porté à quatre
litres). Vedette du célèbre film de James Bond Goldfinger, la DB5 fera plus
pour la notoriété grand public de la marque que le titre de champion du monde
des constructeurs conquis en 1959 ! ames Bond apparaîtra pour la première
fois au volant d'une DB5 dans « Goldfinger » en 1964. Au final,
l'agent secret 007 s'en sera sorti dans pas moins de dix films, grâce aux
performances incroyables de son ASTON MARTIN.

L'Aston Martin DB5 de James Bond (alias Sir Sean Connery) est apparue pour la
première fois dans Goldfinger en 1964, puis en 1965 dans Opération Tonnerre.
Elle fut imposée par Q succédant la Bentley Mark IV, chère à l'agent 007. Cette
voiture fut la première à être équipée de nombreux gadgets qui feront le succès
de l’agent 007. Avec 282 chevaux sous le capot et une vitesse de 230 km/h, la
DB5 est encore équipée de mitrailleuses à canon court dans les feux avant, d'un
écran de contrôle radar, d'un siège éjectable, d'un pare-balle rétractable dans
le coffre, d'un éjecteur de clous et d'huile, ainsi que d'une plaque
rétractable. Acheté en 1969 par Jerry Lee, animateur de radio américain pour la
modique somme de 12 000 dollars (9 800 euros), elle est estimée aujourd’hui à
plus de 4 millions d’euros, et sera vendue aux enchères par Sotheby’s... Les
recettes furent intégralement reversées à une organisation caritative.
La marque poursuivra le style GT, grand tourisme, avec les modèles DB6 de 1965
à 1970 ainsi qu'avec les modèle DBS et DBS V8 de 1967 à 1972. Année qui
marquera la fin du règne de David Brown.

De 1972 à 1987, le constructeur changera plusieurs fois de propriétaire. Il
produira des modèles V8 avant que l'évolution d'un moteur plus puissant,
dénommé VANTAGE, fasse son apparition en 1977 sur le prototype Oscar India.
Jusqu'en 1988 un total de près de 5'000 voitures ont été produites quand FORD,
désormais nouveau propriétaire, décide d'abandonner le vieux V8 en faveur d'une
nouvelle gamme de Vantage et du modèle DB7. 1995 sera une année record avec une
production de 700 voitures. La 2'000e DB7 quittera l'usine en 1998 et la 6'000e
en 2002, dépassant ainsi la production de tous les modèles confondus depuis
l'existence de la marque.

Le 13 mars 2007, le constructeur sera repris par un consortium anglais composé
de David Richards (ancien Champion du Monde des Rallyes avec Ari Vatanen), John
Sinders et de deux sociétés d'investissement koweitiennes. FORD ne garde qu'une
participation minoritaire.

La vente du siècle, lot n°1
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 1 septembre 2011, 16:20 - Lire une image

EDGAR DEGAS (1834-1917)
Paysage d'Italie vu par une lucarne
huile sur papier marouflé sur toile
36.7 x 32 cm. (14½ x 12 5/8 in.)
Peint vers 1856-59
Estimation: €300,000 - €400,000
Vente: €457,000
Voir
ici
De son vrai nom Hilaire Germain Edgar de Gas, Edgar Degas est né le 19 juillet
1834 à Paris. Issu d'une famille de banquiers, il étudia à l'école des
beaux-arts sous la direction de Lamothe, un disciple d'Ingres. Peintre,
graveur, sculpteur et photographe, Edgar Degas sera tout à la fois.
« Plutôt petit que grand, la tête puissante, l'aspect narquois, le
front haut, large, bombé, couronné d'une chevelure châtaine, soyeuse, les yeux
vifs, malins, interrogateurs, enfoncés sous une haute arcade sourcillière, en
forme d'accent circonflexe, le nez quelque peu retroussé, aux narines ouvertes,
la bouche fine, à demi cachée sous une barbe légère, que le rasoir n'a jamais
touchée » (Paul Lafond, l'ancien conservateur du mussée de
Pau).
A 22 ans, en 1856, Degas voyage en Italie pour étudier les chefs-d’œuvre de la
Renaissance italienne. Naples, Florence et Rome seront ses étapes.
De Naples, rappelons nous ce que Flaubert écrivait: « Naples est
vraiment un séjour délicieux ..... (fragment de lettre à sa mère, 1851). Les
femmes sortent nu-tête en voiture, avec des fleurs dans les cheveux, et elles
ont toutes l'air très garces. Il n'y a pas que l'air. A la Chiaia (la Chiaia
est une grande promenade de chênes au bord de la mer - arbres et berceau et
murmure des flots), à la Chiaia les marchandes de violettes vous mettent
presque de force leurs bouquets à la boutonnière. Il faut les rudoyer pour
qu'elles vous laissent tranquille... »
Paysage d'Italie vu par une lucarne
Exécuté à l'huile sur papier et ultérieurement marouflé sur une toile ou un
carton (technique classique pour la peinture en plein air). Elle fut
probablement réalisé dans le grenier de la maison de campagne de Hilaire Degas,
le grand-père de l'artiste.
Ce tableau est le premier d'une longue série dans lesquels Degas explore les
effets visuels de la fenêtre et/ou de toutes autres formes d'embrasure, telles
que la porte, le miroir et le tableau. Ces "objets" se retrouveront fréquemment
dans ses œuvres que ce soit dans les portraits de bourgeoises ("Thérese Degas",
"Madame Jeantaud devant un miroir" ou de danseuses (Hall de ballet de l'opéra
dans la Rue Peletier).
La fenêtre est-elle une ouverture sur le monde ou sur l’image ?
En 1435, Alberti, dans son traité Della Pittura, attribue à la fenêtre un rôle
d'ouverture ou sur le monde ou sur la nature. On peut aussi y voir une
ouverture sur l’histoire ou sur l’image et, à ce titre, un double symbolique du
tableau. A la frontière de l’intime et de l’ouvert, la fenêtre sera en effet
fréquemment traitée par les peintres tout au long des siècles qui vont suivre.
Mais c’est surtout, après le XVIIe siècle hollandais, si attaché à sa
représentation, et à la fin du XIXe et au XXe siècle qu’elle va devenir un des
sujets centraux pour les créateurs. Bonnard, Dufy, Matisse, Picasso, Delaunay,
Marquet...
Degas exploite la fenêtre, comme des ouvertures, encadrées, réelles ou
illusoires. Espace intérieur versus espace extérieur, le paysage
extrêmement coloré, aperçu de la fenêtre qu'encadrent des murs quasiment
monochromes, ressemble à un tableau sur un mur. En tant qu’espace médian, la
fenêtre est tour à tour fantastique et fantasmatique, ouvrant alors sur le
monde du rêve ou du cauchemar. Elle est réaliste, avec une étonnante précision
descriptive et aussi bien classique revisité quand elle encadre la nature
morte.
Ces tableaux dans le tableau se retrouveront à plusieurs reprises dans l'œuvre
de Degas
Au Musée d'Orsay, on pourra contempler la "Danseuse chez le photographe".

L'ensemble forme une grille géométrique qui trouve un écho dans les bâtiments
extérieurs.
Austérité pour ce dernier tableau, rondeur, lumière et ombre pour le premier.
Moment romantique en tout état de cause.
Hiphone 5
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 1 septembre 2011, 15:29 - Valeurs
Attention, ce smartphone là n'est pas en provenance d'Apple mais bien de
Chine puisqu'il s'agit tout simplement d'une contrefaçon ! L'hiPhone 5
(avec un h) disponible avant le "vrai" iPhone 5, attention aux arnaques.

Un petit "h" qui fait toute la différence ! Vous l'aurez bien sur compris,
l'hiPhone 5 est une contrefaçon en provenance de Chine, qui est déjà disponible
pour un prix de vente inférieur à 22€.
Alors que l'iPhone 5 n'est pas attendu avant fin septembre, début octobre 2011,
l'hiPhone 5 chinois est déjà disponible à la vente en de nombreuses versions et
coloris : noir, blanc, rouge et même rose ! La qualité n'est bien sur
pas au rendez-vous, avec des matériaux très bas de gamme mais l'essentiel est
là, et la ressemblance est frappante. En fait, le design a été inspiré de celui
supposé de l'iPhone 5, à savoir un écran un peu plus grand et des coins
arrondis.
Reste maintenant la seule vraie question intéressante de toute cette histoire,
à savoir est-ce-que le véritable iPhone 5 ressemblera au faux hiPhone 5 ^^
La phrase du jour (148)
Par Benjamin Martin-Tardivat le jeudi 1 septembre 2011, 07:17 - Humeur du jour
Pourquoi dépenser de l'argent pour faire établir votre arbre
généalogique ? Faites de la politique et vos adversaires s'en
chargeront.
Mark Twain
Mark Twain, de son vrai nom Samuel Langhorne Clemens, né le 30 novembre 1835 à
Florida dans le Missouri (États-Unis), décédé le 21 avril 1910 à Redding,
Connecticut (États-Unis), est un grand écrivain, essayiste et humoriste
américain. Son pseudonyme vient du cri « Mark Twain fathoms » signifiant « Marque deux brasses », utilisé par les pilotes de vapeurs sur
le Mississippi.
Mark Twain est un pamphlétaire virulent et irrévérencieux, notamment lorsqu’il
s’en prend à Dieu, à la religion et aux fondements du christianisme. Dans De la
religion : Dieu est-il immoral ?, il montre les incohérences de la Bible
et dénonce les crimes commis au nom de Dieu et du Christ.
« Les Égyptiens, les Babyloniens, et les Perses ont rempli la planète de
son et de splendeur, puis... sont passés. Les Grecs et les Romains ont suivi,
ont fait grand bruit et ils ont disparu et, d'autres peuples ont vu le jour et
ont tenu leur flambeau élevé pour un temps, mais il a brûlé, et ils siègent
désormais au crépuscule, ou ont disparu. Le Juif les a tous vus, tous battus,
et est maintenant ce qu'il a toujours été, ne présentant aucune décadence,
aucune infirmité de l'âge, aucun émoussement de son esprit alerte et agressif,
aucun affaiblissement d'aucune sorte. Toutes les choses sont mortelles sauf le
Juif; toutes les autres forces passent, mais il demeure. Quel est le secret de
son immortalité ? »
![]()
mercredi 31 août 2011
Mangez des pommes!
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 31 août 2011, 15:39 - Valeurs
Il y a eu General Electric, Exxon et maintenant Apple. L'industrie lourde, le
pétrole et l'entreprise qui symbolise la diffusion de la micro-informatique
dans le grand public. Apple est devenue l'entreprise la plus chère en
Bourse.
Après une incursion mardi à la première place, Apple a confirmé mercredi son
leadership. Le spécialiste de l'informatique a mieux résisté à la tourmente que
le pétrolier à la dérive des marchés, valant jusqu'à 6 milliards de plus que
lui. En 2007, année du lancement de l'iPhone, Apple était valorisé 133
milliards de dollars, tandis qu'Exxon valait 500 milliards. Mercredi, les
capitalisations des deux entreprises ont évolué dans une zone comprise entre
333 et 341 milliards. Après avoir doublé Microsoft l'année dernière, pour
devenir le groupe informatique le plus cher au monde, la firme à la pomme est
aujourd'hui sacrée à la première place toutes catégories et tous pays confondus
(y compris les mastodontes chinois).
Lire
ici
Voici le cours de l'action sur dix ans!

Trouvé sur le Web...
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 31 août 2011, 11:27 - Lire une image
http://storage.canalblog.com/24/98/71856/13683534_p.jpg
La phrase du jour (147)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 31 août 2011, 07:10 - Humeur du jour
Pourquoi, dans les villes où l'on passe, s'applique-t-on à choisir douze cartes
postales différentes - puisqu'elles sont destinées à douze personnes
différentes ?

lundi 4 juillet 2011
L'objet de la semaine (1)
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 4 juillet 2011, 22:15 - Humeur du soir
Le Mexique est le pays qui devait être célébré cette année en
France, par une série de manifestations culturelles...
VENTES AUX ENCHERES Lundi 21 mars 2011 à 14h30
COLLECTION H. LAW
ART PRECOLOMBIEN
Expositions publiques :
Le samedi 19 et le dimanche 20 mars 2011 de 11 heures à 18 heures
Tel. pendant l’exposition : +33 (0)1 48 00 20 05
Experts :
Mezcala expertises - Jacques Blazy
mezcala.expertises@gmail.com
Binoche et Giquello
E-mail - jcbinoche@wanadoo.fr
Tel. +33(0) 1 47 42 78 01

Estimation : 30 000 / 40 000 €
Je cite la notice de l'expert:
"Figure Mezcala Etat du Guerrero, Mexique 300 à 100 avant J.-C. Andésite
brun-vert, surface brillante H.15,3 cm Mezcala figure Guerrero State, Mexico
300-100 B.C. Brownish green andesite, shiny patina H. 6 in Superbe statuette
anthropomorphe sculptée dans une andésite magnifiquement polie. Forme phallique
où les jambes du personnage sont séparées par une longue encoche verticale. Le
ventre légèrement bombé supporte deux petits bras sculptés en léger relief.
Tête détachée du tronc aux yeux clos, paupières fermées. Le sommet du crâne
inachevé servait peut être de mortier rituel. Du type M-12 dans la
classification de Carlo Gay. Revers de la statuette légèrement concave dans le
sens de la largeur. Forme rare. Etat de conservation parfait. On trouve un
modèle similaire, moins expressif dans le livre Mezcala de Carlo
Gay, reproduit p. 27, Planche 12. Biblio. : Primitifs, Carlo Gay,
n°3, mars-avril 1991, p. 62. Figures de pierre, Paris, 1992, fig. 35, p. 44.
Mexique Terre des Dieux, Genève, 1998, p.266, planche 26. Mexica, Henri
Stierlin, Paris, 2007, p. 110. Expo. : Figures de Pierre, L'Art du
Guerrero, Paris, 1992. Mexique, Terre des Dieux, Genève, 1998."
Guerrero - Culture Mezcala

Dans la région dite occidentale du Mexique, se sont développées des cultures
aux caractéristiques linguistiques et artistiques similaires. Cette région
rassemblait les états actuels de Guerrero, Guanajuato, Michoacán, Jalisco,
Nayarit, Colima et Sinaloa. C'est Miguel Covarrubias qui donna le nom de
Mezcala à ce style d'art qu'il fut le premier à définir sur de petits objets de
pierre polie, propres à l'État du Guerrero et qui se présentent sous la forme
de figurines et de masques, d'effigies d'animaux et d'ornements tels que des
perles, des pendentifs ou des boucles d'oreilles. Jusqu'à ces dernières années,
aucune pièce n'avait été trouvée en contexte, que ce fût à l'intérieur ou à
l'extérieur du Guerrero. En conséquence, toute tentative de placement
chronologique ou d'interprétation culturelle demeurait limitée. Quelques
classifications avaient toutefois été proposées, qui reposaient sur les
caractères morphologiques et stylistiques des pièces Mezcala.
- Style mezcala
Leurs œuvres étaient très influencées par l’art de Teotihuacan. Les sculptures
et les masques, taillés dans des roches de couleur grise ou verdâtre, tendaient
à l’abstraction par leurs lignes sobres et droites. Les artistes stylisaient la
silhouette humaine à l’extrême, indiquant membres et visages par de simples
incisions. L'aspect schématisé et stylisé des pièces est un critère essentiel
dans la définition de cette tradition lapidaire. Les objets sont souvent faits
sur la base d'une forme de hache, avec des coupes et des plans arrangés de
façon symétrique et des traits à peine suggérés. La matière première utilisée
se présente comme une pierre dure verdâtre ou grise, susceptible d'être
polie ; une variété de serpentine veinée de blanc et de vert, typique du
Guerrero, a été particulièrement appréciée.
Répondant au besoin d’élaborer des effigies en rapport avec une croyance
instinctive dans la vie après la mort, ces sculptures, liées aux rites
funéraires, étaient réalisées par adaptation progressive : la forme
humaine naissait de quelques rainures distinguant la tête du torse et
d’entailles curvilignes évoquant les jambes. À partir du galet, ces figures de
personnages debout en forme de lames de haches ont perduré durant plusieurs
siècles et, à force d’innovations, ont peu à peu pris forme humaine.
Dans son livre Mezcala. Ancient Stone Sculpture from Guerrero, Mexico, Carlo
Gay remarquait que le sommet du crâne de plusieurs figures de personnages en
position debout, plus tardives, sculptées directement à partir de galets,
restait volontairement inachevé. En se fondant sur cette observation, il
supposait que cet inachèvement tendait à prêter à la figure en question le
pouvoir magique que les premiers artisans Mezcala accordaient aux lames de
haches en pierre.
La grande quantité d’objets retrouvés dans le Guerrero permet de supposer que
leur production n’a été possible que grâce à la participation d’équipes formées
de milliers d’artisans, travaillant à temps complet ou partiel. On peut même
admettre que la société entière y participait, y compris les enfants. De même,
en raison de l’incroyable variété des sujets représentés — en particulier dans
la tradition Mezcala, qui est certainement la plus impressionnante de toutes
les sociétés du néolithique —, la constitution de ce vaste éventail hétérogène,
avec ses figures debout et assises, ses masques et ses panneaux faciaux, ses
façades de temples, ses instruments de musique, ses miniatures animales, ses
reptiles, ses oiseaux et ses ustensiles domestiques, devait requérir la
compétence de guildes d’artisans et / ou de chamans, représentant en somme une
certaine spécialisation.
Ce simple constat met en évidence le fait que la période de formation de
l’histoire culturelle du Mexique aurait pu avoir le Guerrero pour épicentre,
ainsi que l’a suggéré dès 1946 Miguel Covarrubias, thèse reprise par Carlo Gay
dans son livre Mezcala en 1992.
La phrase du jour
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 4 juillet 2011, 15:53 - Humeur du jour
«C’est curieux, se faire refaire les seins, ça coûte la peau des fesses.»
Vincent Roca
Voir ici
Vins et contrefaçon Château Lafake
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 4 juillet 2011, 15:50 - In Vino Veritas
Version « soft »…. Et presque drôle
Une cliente d'un centre Leclerc de Trélissac (Dordogne) a été arrêtée mardi à
la caisse alors qu'après avoir échangé des codes-barres, elle tentait
d'emporter pour un peu plus de cinq euros deux bouteilles de Petrus d'une
valeur de 4.600 euros…. La jeune femme avait collé sur les bouteilles du
précieux Grand Vin de Pomerol des codes-barres de "mousseux premier prix"
Versions « hard »…. Et beaucoup moins drôle

La bouteille la plus chère jamais vendue est un grand cru de Bordeaux
Cheval-Blanc de 1947 qui a atteint la somme de 304 375 dollars… S’offrir une
telle bouteille pour la déguster ? Non, elle finira probablement derrière
une vitrine… Il devient alors tentant de développer une nouvelle
économie : la contrefaçon de grand cru.
« The simplest technique is to slap the label of a 1982 Château Lafite
(one of the most prized recent vintages) onto a bottle of 1975 Lafite (a less
divine year). Another trick is to bribe the sommelier of a fancy restaurant to
pass on empty bottles that once held expensive wine, along with the corks.
These can be refilled with cheaper wine, recorked and resealed. Empty Lafite
and Latour bottles are sold on eBay for several hundred euros. » Les
malfaiteurs rachètent les bouteilles vides à des restaurateurs, les nettoient,
puis les remplissent d'un vin qui n'a rien à voir avec l'étiquette….
The Economist
Autre exemple, chez nos voisins belges : six mois de prison ferme et 1
million d'euros d'amende pour avoir écoulé, entre 1994 et 1997, quelque 2
millions de bouteilles d'un cru bourgeois (médoc) coupé avec du vin
de table.
Le 17 février dernier, le tribunal de la région Languedoc a condamné un certain
nombre de producteurs de la région pour avoir escroqué pendant deux ans une
multinationale américaine E & J Gallo, en lui vendant un soit disant vin
Pinot Noir qui était en réalité, un assemblage de Syrah et de Merlot. Une
escroquerie de plus de $ 5, 000,000.
En Chine, où l’on découvre de plus en plus d’usines fabriquant des produits de
contrefaçon, les autorités ont fermé les portes de 30 établissements vinicoles
dans la province d’Hebei, qui produisaient de faux vins et même dans certains
cas, utilisaient seulement 20% de raisins fermentés et le reste :
colorants, arômes et autres produits chimiques. Selon une enquête du Bureau
national de l'industrie et du commerce de Chine, 70 % des vins d'importation
vendus dans les restaurants des grandes villes du pays sont des faux!

Les producteurs de vins de Bordeaux et de Bourgogne luttent contre ces
contrefaçons notamment en travaillant sur des étiquettes afin de les rendre
facilement identifiables et souhaitent développer d’autres moyens de
lutte.
Soucieux de préserver la réputation de leurs produits, viticulteurs et
négociants déploient de gros efforts pour éviter que leurs étiquettes ne
puissent être copiées. Celles du plus prestigieux des sauternes, Château
d'Yquem, intègre par exemple un filigrane apparaissant à travers la bouteille.
De même, un oeil averti devinera un hologramme sur celle d'un petrus. Pour le
château-la-mission-haut-brion, grand cru classé de graves, on a été jusqu'à
faire appel à une société spécialisée dans la fabrication de papier-monnaie
pour mettre au point une « étiquette antifraude ». Celle-ci comprend des
marques invisibles se révélant à la lumière ultraviolette et d'autres tenues
secrètes.
Dans l’industrie du vin, notamment, plusieurs solutions reposent sur des
techniques invisibles, p. ex. utiliser des encres ou des papiers spéciaux, à
l’instar des billets de banque. Devenues désuètes, ces techniques coûtent cher
et sont difficiles à utiliser car elles nécessitent des scanneurs ou des
détecteurs spéciaux. Ces solutions cachées ne rassurent pas les consommateurs
qui, souvent, ignorent même leur existence.
Une solution : un code unique est attribué à chaque bouteille de vin
produite, qui devient essentiellement l’empreinte digitale du produit.
Dernière innovation en date : la datation des bouteilles de vin grâce aux
ions. Les bouteilles sont placées dans un accélérateur de particules qui
produit des ions de haute énergie, lesquels entrent de quelques dixièmes de
millimètres dans le verre de la bouteille. Au contact de la bouteille, les
atomes produisent des rayons X, il suffit alors de comparer les résultats avec
une base de données. La fabrication du verre ayant évolué avec le temps, il est
ensuite possible de comparer la «signature» unique de ces bouteilles.
Des moules originaux de bouteilles...
Une méthode au demeurant inefficace si les fraudeurs possèdent des échantillons
de bouteilles originaux. Il arrive, en effet, que sur Ebay des vendeurs
proposent à des prix élevés des bouteilles de grands crus vides avec les
bouchons, les étiquettes et les capsules correspondants.
L’idée : le moule original. Ce moule, conservé par le verrier, coûterait
en effet cher à contrefaire par les escrocs.
Un autre procédé étonnant est celle de la datation du vin grâce au nucléaire
absorbé par les vignes. Ainsi, le Césium 137, un élément radioactif créé
artificiellement lors d'essais nucléaires ou de l'accident de la centrale de
Tchernobyl, a laissé des traces indélébiles. Mais cette technique a elle aussi
ses limites : elle ne permet pas de remonter avant les premiers essais
nucléaires dans les années 50.
Une autre méthode utilisée par la Répression des fraudes permet de mettre en
évidence la chaptalisation du vin (ajout de sucre) ou encore l'origine
géographique d'un vin. Le spectromètre à résonance nucléaire analyse dans un
cas le carbone et l'hydrogène contenus dans le vin.
Enfin, une méthode originale qui pourrait à terme mettre les œnologues au
chômage : la langue électronique. L'institut de microélectronique de
Barcelone a en effet mis au point un détecteur capable de détecter quatre
cépages différents : le chardonnay, le malvoisie, l'airén et le macabeu.
Cette «langue» est également capable de reconnaître les millésimes 2005 et
2007. Pratique, cette «langue» transportable pourra assurer la dégustation des
vins en tous lieux mais surtout de traquer les vins contrefaits. Elle est en
effet capable de repérer l'ajout de 20% d'un autre cépage dans une bouteille,
une falsification indétectable pour l'homme.
Pour en revenir aux chinois eux-mêmes, une meilleure connaissance du vin des
acheteurs chinois pourrait également contribuer à diminuer cette fraude.
N’oublions pas que les producteurs de vins en Chine sont à la septième place
et la chine devrait connaître une progression de production de +77 % d’ici
2014. Il y a actuellement 20 millions de clients chinois et leur nombre devrait
exploser dans les années qui viennent.
Certains producteurs chinois commencent
à être reconnus notamment dans comté de Changli, dans la province de Shandong
ou dans les steppes proches de la Mongolie.
La consommation de vin en Chine augmente à l’inverse de la France et les
Chinois apprécient les vins importés puisqu’ils n’ont pas toujours confiance
dans leur production surtout depuis les récents scandales alimentaires qui ont
secoué le pays.

mardi 4 janvier 2011
Bonne et heureuse année à tous
Par Benjamin Martin-Tardivat le mardi 4 janvier 2011, 10:56 - Humeur du jour
"N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de
vouloir ce qui arrive... et tu seras heureux." (Epictete)

lundi 6 décembre 2010
La phrase du jour (147) (un retour?)
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 6 décembre 2010, 11:45 - Humeur du jour
En science, la phrase la plus excitante que l'on peut entendre, celle qui
annonce des nouvelles découvertes, ce n'est pas "Eureka" mais c'est
"drôle".
Né dans la Russie révolutionnaire, Isaac Asimov émigre aux Etats-Unis avec ses
parents lorsqu'il a 3 ans.

Ses oeuvres paraissent dès 1939 dans la revue Astounding Science Fiction. Brillant scientifique, diplômé en biochimie, Isaac Asimov, encore surnommé 'le bon docteur', s'est servi de ses connaissances pour rédiger des romans de science-fiction qui connaissent un succès mondial. Ses écrits contribuent à faire évoluer le genre, et deviennent des références : on peut citer 'Fondation' (1951), 'Fondation et empire' (1952), 'Seconde Fondation' (1953). Dans 'La Fin de l'éternité' (1955) et 'Un défilé de robots' (1964), Isaac Asimov traite de manière originale le thème des robots. Parmi la liste pléthorique de ses oeuvres figurent aussi des ouvrages de vulgarisation scientifique, historique et littéraire, comme 'Le Guide Asimov de Shakespeare' et 'Le Guide Asimov de la Bible'. Enseignant pendant dix ans à l'université de Boston, profondément convaincu que la science a toujours des remèdes à proposer aux grandes angoisses contemporaines, cet écrivain a également publié des livres pour enfants sous le pseudonyme de Paul French.

Les trois lois sont (source : Les Robots, Isaac Asimov, éditions J'ai lu,
traduction de C.L.A., 1967) :
- Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être
humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. »
;
- Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les
êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première
Loi. » ;
- Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la
mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la
Deuxième Loi. »
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