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mercredi 8 septembre 2010

La phrase du jour (146)

Ah la retraite...!

Gilbert, on ne t'écoute pas assez souvent... Découvrez cette magnifique chanson ic



J' connaissais l' chemin de ma p'tite usine
Même que mon vélo y allait tout seul, heu heu heu
Six heures moins l' quart
Six heures et quart
Un double café noir

C'était pas l'usine cernée par des grilles

On ne pointait pas, on disait bonjour
J' faisais des bottines
Avec ma machine
Une cobra dix-neuf modifiée trente-trois
Alors, bien !
Super bien !

{Refrain:}
Ah la la, c'est long, la retraite
Ah la la, c'est long !
Ça te rend gaga, la retraite
La retraite, c'est con !
Ça te rend grognon, la retraite
Ça te rend bougon !
Ça te fait tout vieux, la retraite
La retraite, pas bon !

V'là-t-y pas qu'un jour, on s' fait une petite grève
Le patron et nous, juste pour essayer, hé hé hé
"Aux champignons !" cria l' patron
Au soir, on était tous noirs

V'là l' retour des jeunes qu'étaient militaires
Leur faut du travail, quoi de plus normal, mmm mmm mmm
J'ai r'çu ma lettre, il faut partir
Qu'est-ce que ma machine elle va d'venir
Sans moi ?
Toute paumée

{au Refrain}

Alors j'ai raccroché musette et gamelle
Mais j' vais d' temps en temps jeter un coup d'œil, hé hé hé
Car y a un scandale qui m' turlupine
Paraît qu'y vont virer ma machine
Comme moi
Tout comme moi

{au Refrain}

Pas bon !

lundi 16 août 2010

Dites 33

Le retour... après le silence le bruit!

On reprend tout et on recommence! N'hésitez pas à laisser vos commentaires....

les aviateurs anglais sont caché c...
Mère supèrieure : Dites 33, 33, eh bien ?!
le commandant anglais hésite, la s...
Commandant anglais : Thirty three !
Mère supèrieure : Oui, oui, oui...
La soeur : C'est moi qui ai fait entrer ces deux urgences, docteur. Celui-ci et l'autre à coté.
Mère Supèrieure : Je ne vois qu'un remède : changement d'air immédiat.

La phrase du jour (145)

Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide.



Disciple de Démocrite, Epicure a prolongé sa pensée matérialiste atomiste qu'il a diffusé dans son école, 'Le jardin'. De son oeuvre, immense et très vaste, il ne reste que trois 'Lettres'. Si, aujourd' hui, être épicurien signifie jouir des plaisirs des sens sans limite c'est que la pensée d'Epicure a été largement transformée. En effet, Epicure a défendu, comme clef du bonheur, une vie austère et simple, la patience face à la douleur et l'acceptation de la mort. L'homme doit, de plus, à la différence de Socrate ou Platon, se détourner de la vie publique et combattre les mauvais désirs que sont ceux du pouvoir, de la gloire et de la richesse.

vendredi 5 mars 2010

La phrase du jour (144)

La seule véritable bête de somme, c'est la mouche tsé-tsé.

jeudi 4 mars 2010

Une olympiade ne doit faire oublier les précédentes

Triste souvenir à l'ouverture



Mais beau résultat historique...

La phrase du jour (143)

Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps.

Proverbe afghan



Allez maintenant voir où sont les zones de conflit....

mercredi 3 mars 2010

Histoire de... fourchettes

L'histoire de la diffusion en Europe de la fourchette (couvert à dents pointues avec un manche) a pris neuf siècles.

Au moyen Age, la fourchette n'avait que deux dents et était un objet aussi rare que luxueux, avec un manche en cristal ou en ivoire. La fourchette fut introduite par la reine Catherine de Médicis, au 16e siècle, et apparut à la table de son fils, le roi Henri III. Invité à quelques festins de la noblesse vénitienne par le doge, Henri III fut intrigué par un ustensile de table qu'il n'avait encore jamais vu: un manche finement ouvragé en corne, en ivoire ou en pierre dure, prolongé par deux dents effilées.

Cet accessoire ingénieux qui se nommait "fourchette”(petite fourche) présentait le double intérêt de piquer les viandes plus élégamment qu'avec ses doigts ou la pointe d'un couteau, en évitant de tacher cette fraise tuyauté et empesée que la mode imposait de porter autour du cou.
L'usage de la fourchette pour porter l'aliment de l'assiette à la bouche ne s'installa qu'à la fin du 18e siècle.



C'est un nouvel instrument qui sert à piquer la viande pour la porter à sa bouche, comme ça on ne se salit pas les doigts. - - Oui, mais on salit la fourchette. - - La fourchette, ça se lave. - - Oui mais les doigts aussi, je ne vois pas l'intérêt.
Becket ou l'Honneur de Dieu
de Jean Anouilh



Pauvres ... blondes (2)

Contrefaçons de... vins (1)

Un Petrus et un Cheval Blanc pour 100 Euros !



Quelques conseils avant de débourser.

1. La bouteille
Le niveau du vin dans la bouteille est un premier indice : un vin âgé qui n’a pas baissé de niveau est à priori suspect, même si l’on peut avoir de belles surprises lorsque les vins ont été parfaitement conservés. La forme de la bouteille ensuite, doit être examinée avec soin. Certains châteaux célèbres utilisant des formes plus baroques que la classique “bordelaise”, et le choix du flacon a pu évoluer avec le temps et les millésimes.

Le verre enfin a une grande importance. Il faut aussi veiller à ce que la qualité du verre, sa couleur, correspondent à l’époque du vin. Également, la profondeur du cul de la bouteille renseigne sur son authenticité : les bouteilles à fond plat sont rarement anciennes.
Beaucoup de verriers proposent désormais aux domaines d’inscrire leur nom sur le fond de la bouteille ou de graver un blason, des initiales… Certains même n’hésitent pas à incruster leur nom en lettres capitales sur le haut de la bouteille, la rendant ainsi quasiment impossible à imiter.

2. La capsule Le risque que la capsule ait été ôtée puis remise par un faussaire sur un grand flacon n’est pas négligeable, quand des sommes importantes sont en jeu. Il faut donc s’assurer que la capsule soit bien solidaire de la bouteille.
On vérifie aussi bien sûr qu’elle n’ait pas été percée. Il arrive en effet que l’on décèle un petit trou, signe que le niveau aurait été reconstitué au moyen d’une seringue. Par ailleurs, son état doit correspondre avec l’origine et l’âge de la bouteille. Et puis, même si cela peut sembler évident, il est nécessaire de vérifier la bonne correspondance des noms de vin : il est arrivé qu’une capsule porte un nom différent de celui indiqué sur l’étiquette !

3. L’étiquette Collée de travers, tachée grossièrement, semblant recollée, ces signes ne trompent pas : la méfiance s’impose. Cela dit, certains amateurs ont parfois recollé maladroitement une étiquette tombée dans la cave, donc ce point n’est qu’un élément de l’examen de la bouteille, il n’est pas complètement déterminant.
Si l’étiquette est trop abîmée, voire inexistante, l’expert se réserve le droit (avec l’accord du vendeur) de découper la jupe de la capsule pour lire le millésime inscrit sur le bouchon.

Quelques astuces Pour décourager les copistes, un fameux château de Pomerol utilise un système ingénieux d’hologrammes placés de façon aléatoire sur l’étiquette du vin. D’autres domaines, pour signifier la remise à niveau et le réétiquetage au château, apposent un code gravé sur la bouteille.

La phrase du jour (142)

Même pour le simple envol d'un papillon tout le ciel est nécessaire.



Qui suis-je?

mardi 2 mars 2010

On ne peut pas y resister

Dîners historiques: Le Dîner des 3 Empereurs

Le Café Anglais, renaît en 1822 sous la direction de Paul Chevreuil qui en fait un restaurant à la mode, réputé pour ses rôtis et ses grillades.



Si le bâtiment fut démoli en 1913, sa cave et les boiseries du Grand Seize, cabinet particulier où soupèrent les grands de ce monde, furent rachetées par André Terrail, propriétaire de la Tour d'argent, qui avait épousé la fille du dernier propriétaire.

Durant l'Exposition universelle de 1867, Adolphe Dugléré, élève de l'illustre Carême, officie au fourneau. Guillaume 1er, roi des Prusses y organise le 7 juin 1867 le Dîner des trois empereurs (Alexandre II, Guillaume I et Bismarck)



Pour les vins : un xérès de 1821, un château Yquem 1847, un champagne Roederer dont Alexandre II ne tarissait d'éloges puis un Chambertin 1846, un Margaux 1847, un Château Latour de la même année, et pour finir un Château Lafite 1848.

Le diner se tient sur huit heures et le tsar, grand amateur de champagne Roederer, conclut une entente pour obtenir de cette grande maison une cuvée qui serait dédiée à sa grandeur. Il demanda à Roederer et à ses oenologues de concevoir un champagne dans une bouteille de cristal transparente qui laissait apercevoir la magnificence des bulles et la couleur dorée...

POTAGES
Impératrice - Fontanges

RELEVES
Soufflés à la reine
Filets de sole à la vénitienne
Escalopes de turbot au gratin
Selle de mouton purée bretonne

ENTREES
Poulet à la portugaise
Pâté chaud de cailles
Homard à la parisienne
Sorbets au vin de Champagne

ROTIS Canetons à la rouennaise
Ortolans sur canapés

ENTREMETS
Aubergines à l'espagnole
Asperges en branches
Cassolettes princesse

DESSERTS
Bombe glacée

VINS
Madère retour des Indes 1846
Xérès 1821
Château-Yquem 1847
Chambertin 1846
Château-Margaux 1847
Château-Latour 1847
Château-Lafite 1848
Champagne Roederer frappé


La phrase du jour (141)

Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.



Matisse

lundi 1 mars 2010

Pauvres ... blondes

La phrase du jour (140)

Seuls ceux qui prennent le risque d'échouer spectaculairement réussiront brillamment



Septième enfant de Joseph Patrick et Rose Kennedy, Robert Kennedy est élevé dans les valeurs de la famille Kennedy : la loyauté et l'esprit de compétition. Diplômé de la Milton academy, il interrompt ses études pour s'engager dans la Navy entre 1944 et 1946. Il retrouve par la suite les bancs de Harvard, puis de l'université de Virginie, dont il sort diplômé en droit. Inscrit au barreau du Massachusetts en 1951, il est avocat de la Division criminelle rattaché au ministère de la Justice avant de s'occuper en 1952 de la campagne victorieuse de son frère John au Sénat. Au service du sénateur Joseph McCarthy (farouchement anticommuniste), il s'attaque à la corruption, tout en restant un homme de l'ombre, un frère dévoué. Ministre de la Justice au début du mandat présidentiel de JFK, il entame une croisade pour la justice sociale et la prospérité.

En 1962, il fait appel aux forces de l'ordre afin de faire admettre le premier étudiant afro-américain, James Meredith, à l'université du Mississippi. En vrai pacifiste, il joue un rôle stratégique dans la crise des missiles de Cuba la même année. Après l'assassinat de son frère, son entourage le pousse à prolonger l'action de JFK nourrie d'idéaux progressistes. Elu sénateur de l'état de New York en 1965, il devient le porte-parole de la contestation américaine. Le 4 avril 1968, suite à l'assassinat de Martin Luther King, il prononce un discours improvisé, ému, mais fédérateur pour la réconciliation entre les races. Lancé dans la campagne de candidature démocrate à la présidentielle, Robert Kennedy est atteint d'une balle dans la tête dans un hôtel de Los Angeles où il fêtait sa victoire aux primaires californiennes. Le lendemain, et après avoir prononcé ces derniers mots, 'Tout le monde va bien ?', il succombe à sa blessure.

vendredi 19 février 2010

Le Palais de Donn’Anna Caraffa (2)

Il y a bien longtemps, disait-on, la Reine Jeanne vivait là, épouse d'un vice-roi d'Espagne, qui tuait les marins qu'elle avait séduits, et les âmes des morts rodaient encore la nuit entre ses murs.

La reine dont il est question serait Giovanna d'Anjou (1326-1382), dont les quatre maris décédèrent dans d'étranges circonstances, ou bien encore Giovanna II d'Anjou (1371-1435), dont le mari fut assassiné…
La confusion règne…

«That's why many people call the Palace of Queen Giovanna…a mistake, Sir. Ignorance of the uneducated people ! That is the Palazzo di Donn'Anna, and Donna Anna Caraffa was a great Neapolitan signora, wife of the Duke of Médina, the Spanish viceroy who constructed the palace for her and was not able to finish it » (Mare Nostrum by Vicente Blasco Ibanez).

En effet, son architecture fait non pas référence au 14ème siècle, mais plus au 17ème, de par la richesse et l'élégance de certaines de ses parties.

En fait, ce palais fut construit en lieu et place de la «Villa Sirena», nom du véritable palais de la Reine Giovanna. Après le règne de la maison d'Anjou, le palais est acquis par Dragonetto Bonifacio, et au 16ème siècle, par la puissante famille Ravaschieri puis par les richissimes Caraffa.

Donn'Anna 2

Le Prince Carafa di Stigliano en fit don à sa fille Anna pour son mariage avec le Duc de Médina de las Torres, Vice Roi espagnol du Royaume de Naples.

Sur ces ruines, Anna Caraffa confia à l'architecte Cosimo Fanzago la construction de son palais, pour que l'on puisse y accéder tant par la route que par la mer, depuis le Golfe du Pausilippe.

Les travaux ont commencé en 1630. Son architecture se révèle être la traduction concrète d'une hiérarchie pyramidale : dans une grotte, en contact avec la mer, les barques et les habitations de pêcheurs, à l'étage, la bourgeoisie, et au dessus, la noblesse, dont faisait partie Anna Caraffa.

Doté d'un théâtre, Donn'Anna y organise les plus belles réceptions de Naples, tant par la magnificence des lieux, que par le luxe déployé.

Pour sa première soirée, une pièce de théâtre est jouée, mettant en scène Donna Mercede, nièce du Duc de Médina, et Gaetano Casapesenna, dans le rôle d'amoureux éperdus. Les « acteurs » remplissant parfaitement leurs rôles, nul n'est alors dupe de leur amour, mais tous savaient aussi que le jeune homme était l'amant officiel de Donn'Anna.

La haine légendaire de Donn’Anna, des rumeurs et des quolibets poussèrent Donn Mercede à s'exiler dans un couvent. Le jeune Gaetano la cherchera en Espagne, en France et en Italie avant de mourir de fatigue.

Il est dit qu'après leur mort, l’âme des amants hanta le palais…

Le Duc de Médina se décida à rentrer en Espagne et laissa son épouse seule dans son palais, ce qui entraîna la chute de Donn'Anna.

Alexandre Dumas, dans « San Felice », décrit la chute de cette noble demeure. «Les napolitains, qui n'avaient pas fait entendre un murmure tant qu'avait duré la puissance du vice roi disgracié, le poursuivirent après son départ dans sa femme, et celle-ci, écrasée sous les dédains de l'aristocratie, accablée par les insultes de la populace, quitta Naples à son tour, et alla mourir à Portici, laissant son palais à demi-achevé, symbole de sa fortune brisée au milieu de son cours.

Depuis ce temps, le peuple a fait de ce géant de pierre l'objet de ses superstitions néfastes. Quoique l'imagination des napolitains n'ait qu'une médiocre tendance vers la nébuleuse poésie, et que les fantômes n'osent s'aventurer dans l'atmosphère limpide et transparente de la moderne Parthénope, ils ont peuplé, on ne sait pourquoi, cette ruine d'esprits inconnus et malfaisants qui jettent des sorts sur les incrédules assez hardis pour s'aventurer dans ce squelette de palais ou sur ceux qui, plus audacieux encore, ont essayé de l'achever, malgré la malédiction qui pèse sur lui, et malgré la mer, qui dans son ascension progressive, l'envahit de plus en plus : on dirait que, pour cette fois, les murailles immobiles et insensibles ont hérité des passions humaines, ou que les âmes vindicatives de Médina et d'Anna Caraffa sont revenus habiter, après la mort, la demeure déserte et croulante qu'il ne leur a point été permis d'habiter de leur vivant ».

Cette superstition est relayée bien plus tard par les habitants de Mergelina, quartier voisin du palais.

On y avait entendu des bruits de chaînes, mêlés à des gémissements. On avait, à travers les fenêtres, vu flotter des lumières bleu pâle, errant dans les salles humides et inhabitées.
On racontait aussi que ces ruines étaient devenues le repère des malfaiteurs.

On dit aussi qu’une nuit, un pêcheur avait été obligé de chercher un refuge dans la grotte sur laquelle le palais est bâti. Il avait entendu des ombres vêtues du costume des pénitents, qui assistent dans leurs derniers moments les patients avant le gibet ou l'échafaud.

La phrase du jour (139)

Un système philosophique n'est pas fait pour être compris : il est fait pour faire comprendre.

Jean-François Revel
On ne peut pas être différent tout seul

Après des études secondaires à l'Ecole Libre de Provence, il prépare Normale, au Lycée du Parc à Lyon, où il entre en 1943. Grâce à sa participation à la Résistance, il est nommé à la Libération chargé de mission au Commissariat de la République dans la région Rhône-Alpes pendant quelques mois. Agrégé de philosophie, il est muté aux quatre coins du globe : à Tlemcen en 1947 et 1948, à Mexico entre 1950 et 1952 ou à Florence jusqu'en 1956. Il revient en France et enseigne cette fois à Lille puis au lycée Jean-Baptiste Say à Paris. Quittant l'université en 1953, il peut se consacrer à l'écriture : sa carrière littéraire avait commencé en 1957, tout comme sa carrière journalistique. Il est directeur de collection aux Editions Julliard, Pauvert et Laffont jusqu'en 1978, date à laquelle il devient directeur du journal L' Express dont il démissionne en 1981, avant de devenir chroniqueur au Point. Il a aussi mis son talent au service de radios, en tant qu'éditorialiste pour Europe 1 de 1989 à 1992 et à RTL de 1995 à 1998. En juin 1997, il est élu à l'Académie française.




La bibliothèque de Jean-François Revel

jeudi 18 février 2010

Semaine Salinger...

«Les gens pensent toujours que ce qui est vrai est vrai cent pour cent.»

A lire aussi

L'aventure Melies (1)



1844... Jean-Louis Melies est marié depuis 1 an. Il travaille avec son épouse Catherine comme bottier. Un soir, regagnant la petite chambre qu'ils habitent, au moment de grimper leurs six étages, il s'arrête. "N'en as-tu pas assez de travailler onze heures par jour pour enrichir un patron?". "Sans doute. Mais le moyen de faire autrement? Tu as une idée?". "La meilleure de toutes. Au lieu de travailler onze heures, nous allons travailler dix huit heures! Mais cette fois, pour nous mêmes...".

Deux pièces sont alors loués au 8 place de la bourse.

Si le local est modeste, Jean Louis Méliès réalise lui même la machine, il crée, sur les conseils de sa femme, des modèles et attend le client qui ne va pas tarder.

La phrase du jour (138)

Il ne suffit pas de fuir, il faut fuir dans le bon sens.

Charles-Ferdinand Ramuz

«Je suis né en 1878, mais ne le dites pas.
Je suis né en Suisse, mais ne le dites pas.
Dites que je suis né dans le Pays-de-Vaud, qui est un vieux pays Savoyard, c'est à dire de langue d'oc, c'est à dire français et des Bords du Rhône, non loin de sa source.
Je suis licencié-és-lettres classiques, ne le dites pas.
Dites que je me suis appliqué à ne pas être licencié-és-lettres classiques, ce que je ne suis pas au fond, mais bien un petit-fils de vignerons et de paysans que j'aurais voulu exprimer.
Mais exprimer, c'est agrandir.
Mon vrai besoin, c'est d'agrandir...
Je suis venu à Paris tout jeune; c'est à Paris que je me suis connu et à cause de Paris.
J'ai passé pendant douze ans, chaque année, plusieurs mois au moins à Paris; et les voyages de Paris chez moi et de chez moi à Paris ont été tous mes voyages!
(Outre celui que j'ai fait par religion jusqu'à la mer, ma mer, descendant le Rhône.)»
(Lettre à Henry Poulaille, mai 1924)

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