C'est Tazio Secchiaroli, né à Rome au début des années 1950, mélange ambigu, égal d’Arsène Lupin, il incarne le genre photographique sulfureux, le paparazzo.

© Tazio Secchiaroli

Avec Lambretta, Rolleiflex et flash Braun, il révolutionne la photographie de presse et la presse elle-même, poursuivant les stars et les membres de la « JET SOCIETY », « PEOPLE » mais presque.

Des photos volées… A première vue, vides de sens. Pour leur en donner, et leur donner une valeur marchande, elles s’accouplent à des reportages où l'action même, le fait de flasher des gens qui ne tardent pas à se défendre, constitue la trame de l'histoire. Il ne s'agit pas d'enregistrer une scène dont il serait le témoin, mais de provoquer de « fausses altercations », « du mouvement et du scandale ».

© Tazio Secchiaroli

Après le tournage de LA DOLCE VITA, où Fellini, qui a emprunté plusieurs épisodes aux récits de Tazio Secchiaroli, fixe définitivement le mythe de la via Veneto et le personnage du paparazzo, celui-ci quitte la rue et entre dans un autre mythe de la Rome des années 50-60 : les glorieux studios de CINECITTA, où il devient photographe de plateau.

Il sera aussi pendant vingt ans le photographe attitré de Sophia LOREN, avec qui il imagine de fausses scènes de paparazzi afin d'alimenter la presse pour que l'actrice conserve sa tranquillité…

© Tazio Secchiaroli

Première boucle bouclée dans le jardin des ruines circulaires de l’illustration photographiques.