La phrase du jour (50)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 23 avril 2008, 08:19 - Humeur du jour - Lien permanent
"Un lion mort ne vaut pas un moucheron qui respire"
François-Marie Arouet Le Jeune, dit plus tard Voltaire, est né officiellement
le 21 novembre 1694 à Paris, et baptisé le lendemain, dans une famille de la
riche bourgeoisie parisienne. À plusieurs reprises, il affirmera être né en
réalité neuf mois plus tôt le 20 février 1694 : le baptême aurait été
retardé du fait du peu d’espoir de survie de l’enfant. Ses parents sont
François Arouet, notaire puis receveur des épices à la Cour des Comptes et
Marie Marguerite d’Aumart, d’une famille proche de la noblesse de robe. Son
frère aîné sera un sympathisant janséniste. Du fait de son esprit frondeur, de
ses relations libertines et surtout de sa vocation de poète, il aura des
relations difficiles avec son père. Cause ou conséquence de cette inimitié,
Voltaire s’est à plusieurs reprises dit fils d’un Monsieur de Rochebrune,
« mousquetaire, officier, auteur ». Sa mère meurt en 1701 à l’âge de 42
ans.
Plusieurs hypothèses sur l’origine du pseudonyme « Voltaire » ont
été formulées et ont longtemps fait débat :
Ce serait l’anagramme de AROUET L(e) J(eune) ou plutôt de AROVET L(e) I(eune)
en lettres capitales latines où U s’écrit V et J s’écrit I. AROVETLI donne
VOLTAIRE. C’est l’hypothèse la plus sérieuse, et la plus souvent évoquée dans
toutes les publications.
Il s’agirait de l’anagramme phonétique d’Airvault, nom d’un bourg poitevin d’où
est originaire sa famille.
Ce peut être également le syntagme verbal signifiant en ancien français celui
que l’on « voulait-faire-taire » (vol-taire), à cause de sa pensée
novatrice.
Il peut s’agir de la contraction de Volontaire avec syncope de la syllabe
intérieure on.
On pense également à l’anagramme syllabique et phonétique de
« révolté » : révolté devient re-vol-tai, qui donne Voltaire.
