Fleuron de l’agriculture française, notre viticulture est confrontée à une crise sans précédent. La concurrence de plus en plus vive sur le marché des vins amène cependant à se demander si nous ne souffrons pas d’un défaut de positionnement : l’offre n’est-elle pas déconnectée de la demande ?

D’un côté, des vins de table et de pays de qualité moyenne en concurrence avec l’Espagne, l’Italie ou les latino-Américains qui bénéficient de coûts de production plus faibles et d'une réglementation plus laxiste, de l'autre, des vins de cépages d’un niveau qualitatif intéressant mais « invisibles », car noyés dans la masse des produits.

Or, la qualité ne suffit plus, à elle seule, à assurer un avantage concurrentiel.

Le « nouveau » consommateur est tout d’abord demandeur de repères d’identification simples que sont le pays, le cépage et la marque. Or, tel n’est à l’évidence pas le cas des vins français.

L’Australie, les USA, le Chili, l’Argentine, l’Afrique du Sud, la Chine, etc. ne connaissent pas nos onze catégories de vin : Vin de Table DPCE, Vin de Table de France, Vin de Pays de Département, Vin de Pays de Petite Zone, Vin de Pays Régionaux, A.O. Vin Délimité de Qualité Supérieure, Appellation d’Origine Contrôlée (parfois appelée Régionale), AOC sous-régionale, AOC communale, AOC de Cru ou Premier Cru, AOC de Grand Cru.

La France compte ainsi 450 AOC, 52 vins de pays au nom du département d'origine, 95 baptisés selon leur zone de production, 43 VDQS, 38 000 propriétaires particuliers et autant d'étiquettes, dont 1 500 châteaux dans le Bordelais.

La notoriété de certaines appellations protégées ou même de régions est telle qu’elle occulte, chez le consommateur, les autres identifiants tels que la référence à un cépage ou la présence d’une marque commerciale.

Ainsi 80% des français sont incapables de citer une marque de vin.

Je vous propose donc une étude liant packaging, marketing, design et droit en matière de Vin. Pile poil dans la thématique de ce blog.