In Vino Veritas (2)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 14 mai 2008, 21:21 - In Vino Veritas - Lien permanent
Ainsi 80% des français sont incapables de citer une marque de vin.

Pour les 20% qui reste, VIEUX PAPES et CHATEAU MARGAUX sont en tête. LISTEL
reste dans les cinq premières marques mais, MOUTON ROTHSCHILD et SIDI BRAHIM
ont été dépassés par CHATEAU LAFITE et CHATEAU PETRUS… Qui, comme chacun le
sait, est un vin que nous consommons tous quotidiennement !
Et pour plus de 70% des français, il est difficile de choisir un vin !
Les grandes entreprises (LVMH, Marie Brizard & Roger International, Castel, les Grands Chais de France, Baron Philippe de Rothschild, Pernod-Ricard, Val d’Orbieu et le groupe Boisset) ont compris depuis longtemps qu’il fallait miser sur une politique forte en terme de promotion et de marque.
L’exemple le plus connu est évidemment celui de MOUTON CADET. Cette marque
étonnante, dont le nom est un coup de génie marketing, représentait 1 million
de bouteilles en 1970. Il s’en est vendu 15 millions en 2000 !

Il en va de même de PIERRE CHANAU, marque anagramme d’Auchan qui a atteint,
selon le magazine L.S.A., 32 % des ventes en grandes et moyennes surface, en
2002.

Sur un marché ultra concurrentiel, les signes distinctifs permettent aux
consommateurs d’identifier le produit qu’il recherche (de par l’information
qu’il en retire « à première vue ») et de renouveler son acte d’achat
(s’il n’a pas été déçu) en reconnaissant sa marque ou son packaging au
« premier coup d’œil » ou d’en faire la promotion facilement autour
de lui.
Une des solutions à la crise viti-vinicole française passe donc, peut-être, par les règles de la propriété industrielle.
Lutter contre les vins du « Nouveau Monde » requiert, éventuellement, un assouplissement des règles relatives à la production (irrigation, copeaux de bois, etc.), un durcissement ou au contraire une baisse des critères pour les AOC ou encore d’autres mesures techniques.
Mais, une voie semble avoir été négligée : le droit des marques, le
droit des dessins et modèles voire même le concept américain de « trade
dress » qui pourraient être utilisés afin de différencier encore plus
notre production de celle venue de l’autre côté des océans.
Qui sont les intrus?


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