Ainsi 80% des français sont incapables de citer une marque de vin.



Pour les 20% qui reste, VIEUX PAPES et CHATEAU MARGAUX sont en tête. LISTEL reste dans les cinq premières marques mais, MOUTON ROTHSCHILD et SIDI BRAHIM ont été dépassés par CHATEAU LAFITE et CHATEAU PETRUS… Qui, comme chacun le sait, est un vin que nous consommons tous quotidiennement !

Et pour plus de 70% des français, il est difficile de choisir un vin !

Les grandes entreprises (LVMH, Marie Brizard & Roger International, Castel, les Grands Chais de France, Baron Philippe de Rothschild, Pernod-Ricard, Val d’Orbieu et le groupe Boisset) ont compris depuis longtemps qu’il fallait miser sur une politique forte en terme de promotion et de marque.

L’exemple le plus connu est évidemment celui de MOUTON CADET. Cette marque étonnante, dont le nom est un coup de génie marketing, représentait 1 million de bouteilles en 1970. Il s’en est vendu 15 millions en 2000 !



Il en va de même de PIERRE CHANAU, marque anagramme d’Auchan qui a atteint, selon le magazine L.S.A., 32 % des ventes en grandes et moyennes surface, en 2002.



Sur un marché ultra concurrentiel, les signes distinctifs permettent aux consommateurs d’identifier le produit qu’il recherche (de par l’information qu’il en retire « à première vue ») et de renouveler son acte d’achat (s’il n’a pas été déçu) en reconnaissant sa marque ou son packaging au « premier coup d’œil » ou d’en faire la promotion facilement autour de lui.

Une des solutions à la crise viti-vinicole française passe donc, peut-être, par les règles de la propriété industrielle.

Lutter contre les vins du « Nouveau Monde » requiert, éventuellement, un assouplissement des règles relatives à la production (irrigation, copeaux de bois, etc.), un durcissement ou au contraire une baisse des critères pour les AOC ou encore d’autres mesures techniques.

Mais, une voie semble avoir été négligée : le droit des marques, le droit des dessins et modèles voire même le concept américain de « trade dress » qui pourraient être utilisés afin de différencier encore plus notre production de celle venue de l’autre côté des océans.

Qui sont les intrus?