Un tribunal de Californie a attribué mardi à Mattel, propriétaire de la marque Barbie, une indemnisation de 100 millions de dollars, après lui avoir donné raison mi-juillet face à son rival MGA Entertainement qui fabrique la poupée Bratz, selon le géant américain du jouet.

Le 18 juillet, ce tribunal de Californie, où se trouve le siège de MGA, avait donné raison à Mattel, qui faisait valoir que le designer Carter Bryant avait conçu la poupée Bratz alors qu'il était encore employé de Mattel, entre 1999 et 2000.



Selon un communiqué de Mattel, le tribunal lui a attribué une indemnisation de 100 millions de dollars en compensation d'une violation des droits liés à la franchise des poupées Bratz. Le procès, à l'initiative de Mattel, s'était tenu fin mai.

"Mattel s'est engagé dans cette affaire surtout par principe. Nous avons une obligation envers nos employés et nos actionnaires de nous défendre contre la concurrence qui utilise des pratiques commerciales injustes", a indiqué le président de Mattel Bob Eckert, dans un communiqué.

La gamme de poupées Bratz, lancée par MGA en 2001, a eu un tel succès qu'elle a rapidement représenté une sérieuse concurrence pour Barbie.



La blonde la plus célèbre du monde a un temps représenté 90% du marché de la poupée mannequin, faisant la fortune de son producteur Mattel.

Mattel, dont les résultats financiers souffrent du déclin commercial de Barbie, avait crié victoire après le verdict, même si la bataille est loin d'être terminée.

Ce verdict n'est qu'une "première étape", avait rétorqué MGA, estimant qu'il ne porte que sur "la première génération" de croquis liée à Bratz, et non l'ensemble de la franchise Bratz.

La franchise Bratz - la poupée dans ses diverses déclinaisons et accessoires - est évaluée par le marché entre 500 millions et plus d'un milliard de dollars de recettes annuelles. A rapprocher d'un marché des poupées mannequins évalué à 2 milliards de dollars par les analystes de Stifel Nicolaus.

L'enjeu est de taille pour Mattel: Barbie ne représente plus que 20% de ses ventes, contre un tiers en 2000, selon ces analystes.