La phrase du jour (96)
Par Benjamin Martin-Tardivat le vendredi 31 octobre 2008, 07:39 - Humeur du jour - Lien permanent
« Avec un peu d'intelligence et de perspicacité, on peut n'avoir jamais
de meilleurs conseillers que ses ennemis. »
Charles Auguste Louis Joseph Demorny, dit "comte de Morny", devenu duc de
Morny, né à Paris le 21 octobre 1811 et mort à Paris le 10 mars 1865, est un
financier et homme politique français, demi-frère de Napoléon III.

« Dans ma lignée, nous sommes bâtards de mère en fils depuis trois
générations. Je suis arrière-petit-fils de roi, petit-fils d’évêque, fils de
reine et frère d’empereur. »
Son acte de naissance officiel le fait naître à Paris le 21 octobre 1811, d'un
père obscur. Il semblerait plutôt qu'il soit né à Saint-Maurice-en-Valais
(Suisse), le 15 septembre 1811.
Sa mère était la reine Hortense (épouse de Louis Bonaparte) dont Louis-Napoléon
Bonaparte, le futur Napoléon III, était le troisième fils et Morny le
quatrième.
Morny n’était pas le fils de Louis-Bonaparte mais du général Charles de
Flahaut, ce qui explique que la reine Hortense ait préféré accoucher
discrètement en Suisse plutôt qu’à Paris. Le sieur Demorny, intermédiaire qui
accepta de donner son nom au bébé, s’éclipsa rapidement après avoir
probablement monnayé son patronyme. Voilà donc Demorny, frère, bientôt "de
Morny", ou plus précisément demi-frère d'empereur et fils de reine.
Son père n’était pas lui-même le fils du général-comte de Flahaut de La
Billarderie de trente-sept ans plus âgé que son épouse Adélaïde Filleul,
maîtresse affichée de Talleyrand.
La mère d'Adélaïde, Marie Catherine Irène Louise du Buisson de Longpré, avait
été une de maîtresses de Louis XV, dont elle eut une fille naturelle, Marie
Françoise Julie Constance, épouse d'Abel Poisson, frère unique de sa sœur
Jeanne, devenue marquise de Pompadour, qui le fit titrer marquis de Vandières
et de Marigny et surintendant des Bâtiments, Arts et Manufactures du Roi.
C'était assez pour permettre à Adélaïde de se dire fille de Louis XV, ce qui
est improbable; elle n'était d'ailleurs pas la fille de Charles François
Filleul, mais plutôt du richissime Étienne Bouret, fermier général.