La phrase du jour (140)
Par Benjamin Martin-Tardivat le lundi 1 mars 2010, 07:52 - Humeur du jour - Lien permanent
Seuls ceux qui prennent le risque d'échouer spectaculairement réussiront
brillamment

Septième enfant de Joseph Patrick et Rose Kennedy, Robert Kennedy est élevé
dans les valeurs de la famille Kennedy : la loyauté et l'esprit de
compétition. Diplômé de la Milton academy, il interrompt ses études pour
s'engager dans la Navy entre 1944 et 1946. Il retrouve par la suite les bancs
de Harvard, puis de l'université de Virginie, dont il sort diplômé en droit.
Inscrit au barreau du Massachusetts en 1951, il est avocat de la Division
criminelle rattaché au ministère de la Justice avant de s'occuper en 1952 de la
campagne victorieuse de son frère John au Sénat. Au service du sénateur Joseph
McCarthy (farouchement anticommuniste), il s'attaque à la corruption, tout en
restant un homme de l'ombre, un frère dévoué. Ministre de la Justice au début
du mandat présidentiel de JFK, il entame une croisade pour la justice sociale
et la prospérité.
En 1962, il fait appel aux forces de l'ordre afin de faire admettre le premier
étudiant afro-américain, James Meredith, à l'université du Mississippi. En vrai
pacifiste, il joue un rôle stratégique dans la crise des missiles de Cuba la
même année. Après l'assassinat de son frère, son entourage le pousse à
prolonger l'action de JFK nourrie d'idéaux progressistes. Elu sénateur de
l'état de New York en 1965, il devient le porte-parole de la contestation
américaine. Le 4 avril 1968, suite à l'assassinat de Martin Luther King, il
prononce un discours improvisé, ému, mais fédérateur pour la réconciliation
entre les races. Lancé dans la campagne de candidature démocrate à la
présidentielle, Robert Kennedy est atteint d'une balle dans la tête dans un
hôtel de Los Angeles où il fêtait sa victoire aux primaires californiennes. Le
lendemain, et après avoir prononcé ces derniers mots, 'Tout le monde va bien
?', il succombe à sa blessure.