Contrefaçons de... vins (1)
Par Benjamin Martin-Tardivat le mercredi 3 mars 2010, 18:10 - Valeurs - Lien permanent
Un Petrus et un Cheval Blanc pour 100 Euros !

Quelques conseils avant de débourser.
1. La bouteille
Le niveau du vin dans la bouteille est un premier indice : un vin âgé qui
n’a pas baissé de niveau est à priori suspect, même si l’on peut avoir de
belles surprises lorsque les vins ont été parfaitement conservés. La forme de
la bouteille ensuite, doit être examinée avec soin. Certains châteaux célèbres
utilisant des formes plus baroques que la classique “bordelaise”, et le choix
du flacon a pu évoluer avec le temps et les millésimes.
Le verre enfin a une grande importance. Il faut aussi veiller à ce que la
qualité du verre, sa couleur, correspondent à l’époque du vin. Également, la
profondeur du cul de la bouteille renseigne sur son authenticité : les
bouteilles à fond plat sont rarement anciennes.
Beaucoup de verriers proposent désormais aux domaines d’inscrire leur nom sur
le fond de la bouteille ou de graver un blason, des initiales… Certains même
n’hésitent pas à incruster leur nom en lettres capitales sur le haut de la
bouteille, la rendant ainsi quasiment impossible à imiter.
2. La capsule Le risque que la capsule ait été ôtée puis remise par un
faussaire sur un grand flacon n’est pas négligeable, quand des sommes
importantes sont en jeu. Il faut donc s’assurer que la capsule soit bien
solidaire de la bouteille.
On vérifie aussi bien sûr qu’elle n’ait pas été percée. Il arrive en effet que
l’on décèle un petit trou, signe que le niveau aurait été reconstitué au moyen
d’une seringue. Par ailleurs, son état doit correspondre avec l’origine et
l’âge de la bouteille. Et puis, même si cela peut sembler évident, il est
nécessaire de vérifier la bonne correspondance des noms de vin : il est
arrivé qu’une capsule porte un nom différent de celui indiqué sur
l’étiquette !
3. L’étiquette Collée de travers, tachée grossièrement, semblant recollée, ces
signes ne trompent pas : la méfiance s’impose. Cela dit, certains amateurs
ont parfois recollé maladroitement une étiquette tombée dans la cave, donc ce
point n’est qu’un élément de l’examen de la bouteille, il n’est pas
complètement déterminant.
Si l’étiquette est trop abîmée, voire inexistante, l’expert se réserve le droit
(avec l’accord du vendeur) de découper la jupe de la capsule pour lire le
millésime inscrit sur le bouchon.
Quelques astuces Pour décourager les copistes, un fameux château de Pomerol
utilise un système ingénieux d’hologrammes placés de façon aléatoire sur
l’étiquette du vin. D’autres domaines, pour signifier la remise à niveau et le
réétiquetage au château, apposent un code gravé sur la bouteille.